Avoir un/une compagnon/compagne qui nous complète, cela ne nous construit pas

· 20 septembre 2016

Depuis qu’Aristote a dit que l’amour, c’est une seule âme habitant deux corps, il semble que la concept du couple se soit adapté à cette philosophie.

Cependant, ce dont on se souvient généralement, c’est qu’Aristote a aussi dit que « L’homme le plus puissant est celui qui est maître de lui-même ».

Certes, ces deux citations sont sorties de leur contexte, et certes, on ne sait pas vraiment ce qu’Aristote a pu vouloir dire par là, mais pourtant, elles nous permettent d’introduire le thème de cet article :

L’amour en couple peut être très enrichissant, mais il est aussi utile de savoir qu’il n’est pas nécessaire.

Un compagnon/une compagne n’est pas nécessaire, mais peut nous rendre meilleur

Imaginez : vous devez vous rendre à un événement très important, et on vous demande de vous habiller d’une façon bien précise pour l’occasion.

Vous vous demandez pour quels accessoires vous pourrez opter pour agrémenter cette tenue imposée.

 


« Moi, je ne veux pas que tu aies besoin de moi, je veux que tu comptes sur moi jusqu’à l’infini et que ta maison et la mienne soient profondément unies. »

-Elvira Sastre-


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Vous avez trouvé vos accessoires, et ces derniers mettent en valeur votre tenue.

Il en va de même pour les relations que l’on entretient avec les autres, et même mieux encore, puisque dans ce cas-là, ce qui sera mis en valeur, ce ne sera pas la tenue mais ce qui se cache derrière les vêtements.

Les accessoires (un compagnon ou une compagne) ne sont pas nécessaires, mais si on décide d’en avoir, alors ils nous apporteront d’autres particularités qui n’existeraient pas sans eux.

Ils sont un plus : un couple, c’est un supplément d’expériences, de soutien et de leçons à partager qui peut nous rendre meilleur, car on apprendra toujours des choses, même quand la situation ne nous sera pas forcément favorable.

 


« Laisse-moi te prendre dans mes bras, maintenant / que dorénavant / sur ta peau ne sont plus écrits / les mensonges du monde / et tes lèvres ne sont le siège que de la / beauté. / Car j’ai seulement voulu être / bon et vrai /, et tu as pu me laisser te prendre dans mes bras. »

-Juan Antonio González Iglesias-


Le couple avec indépendance et espace

Avoir un compagnon/une compagne, de fait, c’est une chance à partir du moment où les membres du couple respectent leur propre indépendance émotionnelle et leur propre espace, une façon pour eux de s’épanouir et de mûrir personnellement.

Autrement dit, un couple, c’est deux vies différentes qui ont chacune besoin d’une part d’attention individualisée afin de pouvoir progresser ensemble.

A partir du moment où on se rend compte qu’on est heureux par nous-même et que l’on a besoin de personne pour l’être, on prend conscience de l’importance de ces idées.

De fait, souvent, plus une personne veut se rapprocher de nous, plus on a tendance à fuir, car on se sent intimidé, voire même un peu harcelé.

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En d’autres termes, l’amour n’est pas rationnel mais nécessite tout de même un peu de réflexion si on veut que le couple soit durable.

Vouloir être avec quelqu’un, c’est comprendre qu’un jour, cette personne peut s’en aller, mais que nous, nous serons toujours là, blessé, certes, mais entier.

L’amour est une décision, pas une addiction

L’amour en couple, ce n’est pas une addiction ni une obsession, même si les premiers mois d’une relation peuvent ressembler à cela.

On se plonge dans une nébuleuse où le temps et l’espace se confondent, et on a des raisons de partager ce temps et cet espace avec l’autre.

Ce qui est certain, c’est que les obsessions ne sont pas saines, et qu’elles peuvent nous mener à des relations toxiques, dans le cadre desquelles on arrête de se valoriser soi-même pour vivre dans un monde faux, les yeux bandés par l’irréalité.

En ce sens, si on décide d’entamer une relation, c’est parce qu’on pense qu’on y est préparé : préparé à tomber amoureux d’une autre personne tout en continuant à cultiver l’amour propre.

Débuter ou mettre fin à une relation, c’est un choix, car personne ne nous appartient et on n’appartient à personne, même si parfois, on a pu nous faire croire que c’était le cas.

 


« Et je peux jurer une chose :

Moi, qui suis tombé amoureux de tes ailes,

jamais je ne voudrais te les couper. »

-Carlos Miguel Cortés-