Arthrite rhumatoïde : symptômes, causes et traitement

· 14 juillet 2018

On a calculé que l’arthrite rhumatoïde affectait environ 0,5-0,8% de la population mondiale, même s’il existe des personnes qui n’ont pas été diagnostiquées. Ce trouble affecte surtout les femmes entre 30 et 50 ans. Il diminue drastiquement la qualité de vie des patients car il réduit la mobilité des articulations et rend n’importe quel mouvement douloureux.

Ce terme est un composé de mots d’origine grecque et signifie « inflammation de l’articulation », qui est la manifestation principale de la maladie. Même si elle peut se manifester à de nombreux endroits du corps, cette inflammation touche davantage les articulations et est fréquemment accompagnée de douleurs musculaires ou de fièvre.

Qu’est-ce que l’arthrite rhumatoïde ?

L’arthrite est, comme nous l’avons vu, une inflammation des articulations; le terme « rhumatoïde » est un terme non spécifique qui fait référence à des douleurs semblables dans les articulations, les os, les cartilages, les muscles, les ligaments, les tendons et le tissu conjonctif. Il ne faut pas confondre le terme avec l’arthrose qui concerne les os.

L’origine de l’arthrite rhumatoïde est encore méconnue. Ses signes cliniques ont été décrits dans des textes datant d’il y a plusieurs siècles mais aucune cause claire n’a été identifiée. On sait que le système immunitaire est impliqué, ce qui pousse les spécialistes à la considérer comme une maladie auto-immune, et certains facteurs de risque peuvent être pris en compte.

arthrite rhumatoïde

Il s’agit d’une maladie dégénérative, ce qui signifie que ses symptômes s’aggravent inévitablement avec le temps. On peut seulement essayer de les soulager. Les articulations d’un patient souffrant d’arthrite se déforment douloureusement jusqu’à adopter des positions inconfortables qui ne pourront pas se corriger. Les personnes touchées par cette maladie verront leur autonomie se réduire et ne pourront pas vivre leur vie normalement.

Facteurs de risque de l’arthrite rhumatoïde

Les principaux facteurs de risque de l’arthrite sont génétiques. Cela signifie que si nous avons des membres de la famille, surtout au premier degré, qui souffrent de cette maladie, les possibilités que nous en souffrions nous-mêmes augmentent.

Un autre facteur de risque que nous avons déjà mentionné est le sexe du patient. Les femmes connaissent deux à trois fois plus de possibilités de souffrir d’arthrite rhumatoïde. On pense que cette propension est due à la présence d’une plus grande quantité d’œstrogènes, qui stimulent le système immunitaire. Une autre hormone liée à l’arthrite rhumatoïde est la testostérone: les hommes avec de faibles niveaux de testostérone sont plus susceptibles d’en souffrir.

Effets de l’arthrite rhumatoïde dans le corps

Etant donné qu’il s’agit d’une maladie auto-immune, l’arthrite rhumatoïde a une prédilection pour les articulations. Au cours de la première étape de la maladie, nous ne pouvons observer ses symptômes que dans le sang, où se développent plus d’anticorps que d’habitude.

Lors de la seconde étape, le symptôme le plus commun apparaît: l’inflammation des articulations. Elle permet de diagnostiquer la maladie. Cette étape se caractérise par la croissance de structures synoviales autour de l’articulation. La troisième étape est marquée par l’inflammation chronique. Les structures qui entourent l’articulation commencent à dégrader le cartilage et l’os.

Par ailleurs, le fait que l’arthrite rhumatoïde préfère les articulations ne se traduit pas par une zone d’affectation unique: d’autres parties ou systèmes de notre corps peuvent aussi en souffrir. L’anémie, par exemple, est une conséquence habituelle de l’arthrite rhumatoïdetout comme la pleurite, la fibrose pulmonaire et les nodules pulmonaires.

douleur causée par l'arthrite rhumatoïde

Traitement de l’arthrite rhumatoïde

Parmi les traitements les plus communs, nous retrouvons les anti-inflammatoires, qui agissent sur les zones affectées par la maladie. Lors des phases initiales de l’arthrite rhumatoïde, on recommande l’exercice modéré qui aide à retarder l’apparition d’une inflammation plus sérieuse. Le repos est parfois préférable, en plus des visites chez le physiothérapeute. D’autres recommandations sont: la modification du régime et l’abandon d’habitudes peu saines comme la consommation de tabac ou d’alcool.

Comme nous avons pu le voir, l’arthrite rhumatoïde n’a pour l’instant pas de remède. Son traitement sera donc toujours palliatif. Les médicaments employés dans le traitement auront toujours pour objectif de retarder les dernières phases de la maladie et de garantir un développement normal du quotidien du patient. Malgré tout, étant donné qu’il s’agit d’une maladie dégénérative, ce but ne pourra pas toujours être atteint.