Abraham Maslow : biographie de l'homme qui a parié sur le potentiel humain

24 février, 2020
Comme tel est le cas avec presque tous les pionniers, ses théories ont révolutionné le monde académique après avoir été initialement rejetées par les psychologues les plus conventionnels.
 

Abraham Maslow a été l’un des fondateurs de la psychologie humaniste. A savoir une approche basée sur les besoins et l’autoréalisation de l’être humain. De fait, sa théorie de l’autoréalisation et sa pyramide des besoins revêtent une importance toute particulière. En effet, ces concepts sont toujours présents aujourd’hui dans les programmes de psychologie de toutes les universités.

Ainsi, Maslow s’est intéressé à l’étude de la psychologie de l’Homme sain. Ses recherches sur le sujet sont venues compléter le travail des psychanalystes et des comportementales qui s’occupaient des personnes ayant des comportements névrotiques.

C’était un brillant psychologue qui a consacré sa vie à ses recherches. Et qui a rompu avec la psychologie du moment, ouvrant une nouvelle vision dans le champ du travail. Comme tel est le cas avec presque tous les pionniers, ses théories ont révolutionné le monde académique après avoir été initialement rejetées par les psychologues les plus conventionnels.

Dans la suite de cet article, nous allons vous raconter la vie d’un homme dont le travail a influencé des domaines divers tels que l’éducation et le monde de l’entreprise.

Sa vie

Abraham Maslow est né à Brooklyn, à New-York, en 1908. Il semble que son enfance n’ait pas été très heureuse. C’était un enfant solitaire qui se sentait rejeté par ses camarades de classe à l’école du fait de son origine juive.

Maslow a passé son enfance dans les livres ; il a reçu de la part de ses parents une éducation stricte qui a fait de lui un élève brillant. Il a commencé à étudier le droit au City College of New York. Or, il a fini par abandonner lorsque, finalement, il a découvert que son domaine était celui de la psychologie.

 

Il a poursuivi ses études à l’Université du Wisconsin, où il a obtenu son doctorat en 1934. La même année, il a publié sa première pyramide des besoins, qu’il a ensuite complétée plus tard. L’année suivante, il est rentré à New-York, où il a passé un certain temps à travailler auprès d’Alfred Adler, alors devenu son mentor.

La pyramide des besoins d'Abraham Maslow

A cette époque, il a tissé des liens avec plusieurs experts de la psychologie tels que Karen Horney, Erich Fromm et Max Wetheimer. Trois personnalités qui, avec Albert Einstein, ont été les modèles que Maslow a suivi pour tirer des conclusions à appliquer à sa Théorie de l’Autoréalisation. Il avait en effet une profonde admiration pour eux. Selon lui, ils étaient un exemple d’autoréalisation de l’être humain.

Entre 1935 et 1951, il a exercé le métier de professeur au Brooklyn College de l’Université de New-York. Puis, il a travaillé à l’Université Brandeis, à Boston, où il était le directeur du département de psychologie et où il a travaillé avec Kurt Goldstein.

A cette étape de sa vie, Abraham Maslow avait réalisé diverses recherches et complètement développé sa pyramide des besoins. Il était alors déjà considéré comme un leader de la psychologie humaniste.

 

L’approche humaniste d’Abraham Maslow

Tout au long de sa vie, Abraham Maslow a ressenti une grande admiration pour des personnes qu’il qualifiait d’exceptionnelles. Maslow a rejeté la méthode unique au profit de l’étude de la psychologie humaine.

Sa proposition consistait à intégrer le comportementalisme et la psychanalyse dans un système plus large et plus holistique incluant les personnes qui ne présentaient pas de névrose. Contrairement à ce que beaucoup pensaient, Maslow n’était pas contre le comportementalisme ou la psychanalyse. Il considérait simplement l’humanisme comme la pièce manquante du puzzle de ces deux écoles.

Son centre d’intérêt a toujours été représenté par les besoins de développement humain et la culmination de ce dernier, l’autoréalisation, qui comprenait tout le potentiel de chaque personne. Maslow, avec Gordon Allport, Carl Rodgers, Viktor Frankl et Erich Fromm, entre autres, ont créé ce que l’on connaît en psychologie comme la Troisième Force.

Pour le mouvement humaniste, il est essentiel de s’intéresser à la façon dont une personne se découvre elle-même. On la considère comme consciente et capable de choisir. Les préceptes de l’humanisme se basent sur la dignité de l’être humain.

Abraham Maslow en train de parler
 

 

Son travail

La théorie de l’autoréalisation de Maslow postule que l’Homme est un tout intégré et organisé. Elle défend le fait que chaque individu a des besoins hiérarchiques qu’il doit satisfaire. Ces besoins sont physiologiques, affectifs et de l’ordre de l’autoréalisation. Ils doivent être satisfaits dès la base de la pyramide, qu’ils soient liés à la physiologie, la sécurité, l’affection ou l’estime de soi.

C’est ainsi qu’une personne peut avancer vers l’autoréalisation, qui est le sommet de la pyramide. Selon Maslow, l’objet de la thérapie devait se diriger vers l’intégration de l’individu en tant qu’être humain.

Pour Maslow, la motivation de l’être humain est le besoin. Il a utilisé les termes de “but” et de “motivation” pour définir les personnes qui poussent leur exploration au-delà des besoins basiques pour atteindre l’auto-réalisation. De plus, il a inventé le terme de “peak experience”, ou “expérience de pointe”.

Il s’agit d’un phénomène que l’on observe généralement chez les personnes auto-réalisées dans des moments très intenses lors desquels elles se sentent particulièrement vivantes et immergées dans leur propre expérience.