A mon père, la personne qui m’a appris à avancer dans la vie

· 28 février 2017

Même si aucun-e enfant ne naît avec un manuel d’instructions permettant aux parents de mieux savoir comment agir, mon père, lui, a su surmonter tous les obstacles et toutes les difficultés pour s’élever comme l’être le plus sain et le plus important de ma vie. Dans mon coeur restent gravés tous ses câlins, ses éclats de rire et ce regard chaleureux qui a toujours prêté attention à moi, qui s’est toujours inquiété pour moi en silence.

Il est curieux de voir comme au fil du temps, la plupart des études réalisées au sujet de la figure du père n’ont pas reçu la valeur qu’elles méritent réellement. D’une certaine façon, jusqu’à maintenant, on se focalisait uniquement sur le père et son rôle de pilier économique dans la dynamique familiale, ou de figure « présente mais absente » qui ne s’implique pas dans l’éducation des enfants.


« Un père est un spécialiste qui n’a jamais étudié sa spécialité. »

– Alexander Shuterland Neill –


Quelque chose que nous savons tou-te-s, c’est qu’il existe de nombreux types de paternité et de maternité. Il y a des mères toxiques et des mères exceptionnelles. Il y a des pères peu habiles et insensibles et de vrais héros du quotidien. Des personnes qui donnent l’exemple, qui inspirent et qui mettent au monde des enfants heureux-ses. Des adultes responsables qui voient en leurs parents tout un modèle à suivre.

Actuellement, on essaie de retrouver la figure du père. De nombreuses études ont été menées à ce sujet, et toutes laissent de côté le concept « d’attachement monotropique ». C’est pourquoi un bébé a uniquement besoin de cette proximité maternelle pour grandir et se développer. A ce jour, l’attachement implique déjà plusieurs figures.

Nos parents sont ces figures indispensables qui méritent d’être reconnues. Qu’ils soient loin de nous depuis longtemps ou bien toujours à nos côtés, nous savons tou-te-s de quoi sont faits sa peau et son coeur : de courage, de sacrifices tus, et de fierté émouvante de ses enfants.

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Le père présent, le père comme figure émotionnelle

On ne doit pas voir l’éducation d’un-e enfant comme une tâche dépendant du genre. Parfois, même le langage lui-même devient sectaire et excluant ; « Mon compagnon m’aide à la maison, c’est un super papa ». Car l’éducation et l’entretien d’un foyer ne sont pas des tâches qui incombent exclusivement aux femmes ; elles sont totalement interchangeables.

Selon « l’Institut de Statistiques », la figure des pères célibataires est une réalité en plein essor. De fait, dans des pays tels que le Royaume-Uni, la part des pères célibataire s’élève à 23%. En 1993, le pourcentage de pères célibataires dans le monde était de 9%. A ce jour, on estime déjà qu’il atteint les 14%. Il s’agit donc de familles monoparentales où ce sont les hommes qui éduquent les enfants, avec la même efficacité et le même bonheur que les mères célibataires.

L’arrivée d’un-e enfant et les changements biochimiques observés chez le père

D’un autre côté, qu’on le veuille ou non, le cerveau des pères connaît également divers changements avec l’arrivée d’un-e enfant. Les femmes ne sont pas les seules à vivre ce changement hormonal si important et leur permettant d’allaiter ou de tisser ce lien si particulier avec le nouveau-né. Les structures cérébrales de l’homme disposent elles aussi d’un complexe « réseau d’éducation ». Ainsi, il adopte les mêmes schémas de participation émotionnelle et cognitive que la femme.

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Il existe plusieurs études qui nous démontrent divers aspects. Voir sa femme porter le bébé génère chez le père une série de changements hormonaux très concrets. Le fait d’avoir dans ses bras le nouveau-né et de sentir son odeur augmente même la libération d’ocytocine, de prolactine ainsi que de glucocorticoïdes, et diminue la production de testostérone.

Se génère alors une union inébranlable basée sur cet attachement authentique qui a la même force que celui d’une mère avec son enfant.

Pour tous tes sacrifices, pour toutes tes nuits blanches, pour ta présence… Merci papa

Un père ne porte pas de cape, il n’est pas un super héros. Il n’est pas non plus magicien, ni ne pourra faire en sorte que l’on puisse toucher la lune en se balançant bien haut. Cependant, il nous fera grandir – et bien sûr, on le croira. Car une de ses principales préoccupations consiste à nous faire croire en le fait que rien n’est impossible et que l’on est capables d’atteindre toutes les buts que l’on se fixe.

Tous les pères ne sont pas spécialement habiles pour verbaliser leur affection, nous le savons. Cependant, ils mèneront la garde à côté de votre lit si vous êtes malade, ils seront les protecteurs de vos beaux rêves si vous êtes assailli-e par les cauchemars, et abandonneront ce qu’ils sont en train de faire pour venir vous chercher si il pleut. Ils n’ont pas d’horaires quand vous leur demandez quelque chose, et peu importe l’âge que vous avez… Car à leurs yeux, vous êtes et serez toujours une personne à protéger et dont prendre soin au-delà de toute chose.

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L’amour d’un père édifie notre personnalité. Il nous confère des valeurs à intégrer et à imiter, une façon de faire face à la vie basée sur ce courage qui comprend des sacrifices, qui aime sans rien attendre en retour. C’est, avant tout, ce lien sain qui a su couvrir nos besoins émotionnels pour profiler la personne courageuse et mature que nous sommes maintenant.

Nous portons tou-te-s en nous beaucoup de notre père. C’est un trésor qui perdure, qui nous transcende et qui nous donne l’impulsion. Alors n’hésitez plus ; si vous n’avez pas votre père avec vous, partagez du temps avec lui. Car un jour, vous vous réveillerez et vous n’aurez plus le temps de lui dire toutes les choses que vous désirez et ressentez. Faites-le maintenant.

 

Images de Snezhana Soosh