8 clés essentielles pour être un bon psychologue

· 28 décembre 2017

La psychologie est la science qui étudie l’individu, son comportement et ses expériences. Comme nous pouvons le constater, il s’agit d’un champ d’étude très ample et très vaste qui nécessite une formation très spécifique et spécialisée. Par conséquent, pour être un bon psychologue, indépendamment de la spécialité, il est nécessaire posséder une série de caractéristiques et de compétences fondamentales.

Selon de son code de déontologie, ce professionnel doit être tout respectueux, responsable, honnête, sincère, prudent, compétent et assurer « la solidité de la base objective et scientifique de ses interventions ». Mais outre cet ensemble de compétences, être un bon psychologue suppose certaines capacités supplémentaires.

Empathie

Il est important que le psychologue sache se mettre à la place des patients qu’il traite. Il doit disposer des mécanismes et stratégies mentales afin de comprendre quels sont leurs peurs, leurs besoins et les particularités de leurs situations. C’est seulement lorsqu’il atteint cette compréhension, qu’il comprendra comment de traiter le cas et aider le patient.

Mais l’empathie est considérée à tort par de nombreuses personnes comme une sorte de mysticisme. Les psychologues ont atteint un tel degré de compréhension de l’esprit humain qu’ils sont capables d’adapter leurs idées à celles du patient.

De cette manière ils comprennent toute autre façon de penser, même si elle est radicalement différente de la leur. Cela leur permet de savoir comment accorder la même importance aux idées des autres qu’aux leurs.

bon psychologue

Ouverture d’esprit

Être un bon psychologue signifie être dépourvu de préjugés, de stéréotypes, de croyances et d’idées préconçues. Cela signifie être ouvert aux nouvelles idées, à ce qui est différent et inconnu.

Cette qualité, outre le fait de permettre à toute personne de vivre plus pleinement, est essentielle pour ces professionnels. Nous ne savons jamais qui aura recours à la consultation. Par conséquent, nous devons toujours être ouverts afin de connaître l’essence même de la personne, sa propre culture, ses intérêts et ses idées.

Il est nécessaire, afin d’acquérir ce degré de tolérance, que le psychologue ait préalablement quitté sa zone de confort. Celle dans laquelle nous nous sentons protégés et couvert par ce que nous connaissons. Il convient de s’interroger, de découvrir, d’enquêter et d’assimiler que ce qui nous entoure peut servir de véritable source d’inspiration.

Sécurité

Étroitement liée à l’ouverture d’esprit, nous trouvons la sécurité que le psychologue a en lui-même et dans sa formation en tant que professionnel. S’il ne montre pas qu’il a confiance en ses propres paroles, il parviendra difficilement les transmettre à celui qui demande son aide. 

Cela ne signifie pas qu’il soit prétentieux, trop direct ou qu’il dise les choses sans tact. Il s’agit de transmettre les lignes directrices de l’action d’une manière claire, concise et fiable. Bien évidemment, hésiter, dire des ambiguïtés, donner des messages contradictoires ou se considérer comme inférieur au patient nuit à la relation thérapeutique.

Introspection

Pour atteindre ce degré d’ouverture mentale, il est nécessaire que le psychologue accomplisse un important travail d’introspection. Cela implique qu’il s’observe lui-même, qu’il s’analyse, que se comprenne. Ce n’est qu’en se connaissant qu’il atteindra cette connaissance supérieure et présentera une meilleure gestion et un meilleur contrôle de ses états mentaux.

Accessibilité

Cette qualité se situe à mi-chemin entre le confort et la compréhension. Il convient que le patient se sente à l’aise avec le professionnel afin de pouvoir converser et lui parler de son cas, de ses problèmes, de ses intentions ou de ses plus grands secrets.

Par ailleurs, nous trouvons cette empathie que nous avons considérée comme l’une des principales compétences qu’un bon psychologue se doit de posséder. La convergence entre les deux aboutit à l’accessibilité : la facilité et le naturel de pouvoir raconter au professionnel nos préoccupations.

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Capacité analytique

Pour pouvoir agir, il est nécessaire que le professionnel sache interpréter ce que le patient lui dit. Dans la mesure où il peut couper le flux de la conversation, sa capacité à sélectionner ce qui est fondamentale est une compétence basique. Conserver ce qui est important, et écarter le superflu.

Cette capacité lui permet également d’appliquer les techniques de mesure les plus appropriées, garantissant ainsi le succès de la thérapie. De même, ceci est crucial afin de concevoir un plan d’intervention et d’évaluer les résultats.

Bon communicateur

Il s’agit peut-être de l’un des plus grands défis auxquels font face les psychologues dans la pratique quotidienne, notamment lorsqu’ils ne possèdent pas encore de nombreuses années d’expérience. Savoir transposer toutes les connaissances théoriques à des cas réels n’est pas toujours facile.

Par conséquent, il est essentiel qu’il maîtrise certaines compétences de communication et compétences sociales afin d’être un bon psychologue. Développer ce don et savoir interagir avec les personnes sont des qualités fondamentales.

Par exemple, lors d’une session, il est bon de savoir générer des questions afin de pouvoir immédiatement détecter quel peut être être le principal élément déclencheur d’un trouble ou d’une maladie. De même, un bon psychologue doit disposer de la capacité d’organiser le temps de la session, en distribuant les minutes de manière efficace.

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Savoir écouter

S’il obtient que soit créée une atmosphère détendue, le professionnel aura réalisé la moitié du chemin. S’il crée ce climat de complicité, l’autre personne pourra parler tranquillement et sincèrement. Savoir écouter consiste à avoir une attitude active et ouverte à tout moment et montrer de l’intérêt pour ce que le patient raconte.

En d’autres termes, être un bon auditeur et le manifester. Il est conseillé de ne pas interrompre le patient pour qu’il puisse s’exprimer librement. Il sera ainsi capable de répondre aux propres questions rhétoriques qu’il énonce lui-même à haute voix.

Donner de la place au silence est également très instructif. Le professionnel doit observer comment le patient vit ces pauses. Quel est le mouvement de ses mains, sa posture ou ses gestes. Tout communique.

Comme nous pouvons le constater, être un bon psychologue ne consiste pas seulement à posséder certaines compétences, mais plutôt de savoir les utiliser. De plus, lors de l’exercice de sa profession, il doit maintenir une attitude appropriée, engagée et rigoureuse.