7 enseignements de Walter Riso

21 octobre 2015 dans Psychologie 13 Partagés

“Si tu n’es pas capable de m’aimer comme je le mérite, va t’en, il y aura bien quelqu’un qui sera capable de jouir de ce que je suis ».

Walter Riso

Quand j’ai connu Walter Riso, j’avais 17 ans. Je me rappelle que j’étais en train de passer par une étape amoureuse compliquée et que le livre « Les limites de l’amour » m’est tombé dans les mains.

Il m’a aidé à ouvrir les yeux sur beaucoup d’aspects de ma vie personnelle et à me rendre compte de l’infinité d’erreurs que j’étais en train de commettre dans mon couple ainsi qu’envers moi-même.

J’avais absorbé toutes les idées hyper-romantiques que l’on nous vend et j’ai appris que dans la plupart des cas, elles provoquaient plus de souffrance qu’autre chose. 

Walter Riso est écrivain et psychologue clinique. Spécialiste en psychologie cognitive, il est également formateur de thérapeutes.

Suite à la lecture de « Les limites de l’amour », j’ai pris goût à ses livres et c’est aujourd’hui l’un des auteurs qui m’a le plus influencé.

Dans cet article, je vais essayer de concentrer certains de ses enseignements qui, à titre personnel et professionnel, m’ont beaucoup apporté, même si je vous invite à aller plus loin dans ses réflexions.

Se libérer de l’attachement

Riso nous enseigne que  l’attachement est un lien obsessif vers quelqu’un ou quelque chose. Quand nous nous attachons, nous avons tendance à croire que cette personne ou cet objet nous rendra totalement heureux, nous apportera du bonheur voire un sens à notre vie.

En réalité, c’est une fausse idée, car c’est le produit de l’hyper-romantisme, qui peut mener la personne à souffrir de jalousie pathologique, de dépendance émotionnelle et de manque d’identité propre.

Il y a plusieurs manières de savoir si l’on est « attaché » à quelqu’un ou à quelque chose :

– Si vous n’êtes jamais rassasié et que vous avez toujours besoin de plus, vous souffrez d’attachement. 

Si vous avez perdu le contrôle de vous-même : Vous n’êtes plus maître de votre propre conduite, mais vous êtes l’esclave de cet attachement.

-Si le fait d’être sans cet objet provoque en vous un mal-être intense. 

Si vous persistez à vous attacher à quelque chose, tout en sachant que c’est mauvais pour vous.

Différencier l’être de l’avoir

L’une des clés de l’épanouissement personnel est de savoir se valoriser par ce que l’on est, pour nos valeurs, nos principes, notre essence, et non pas par ce que l’on a. 

Si nous nous valorisons selon ce que l’on possède, nous serons toujours dépendant. Il faut être conscient que nous sommes plus que ce que nous avons et que nous avons de la valeur grâce à ce que nous sommes.

Différencier le Moi idéal et le Moi réel

Notre insécurité naît toujours de la distance entre le Moi réel et le Moi idéal. Le Moi réel est ce que je suis alors que je Moi idéal est qui nous aimerions être.

Le problème est que souvent, ce Moi réel est dénaturé et nous avons tendance à nous concentrer uniquement sur nos défauts, sans être capables de percevoir nos vertus.

D’autre part, nous avons tendance à nous créer des buts irréalistes et trop exigeants, et la distance entre le Moi réel et le Moi idéal est trop grande. 

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Ne pas confondre amour et obsession

Les « je ne pense qu’à toi », « tout me fait penser à toi » ou « je ne peux vivre sans toi » montrent de l’obsession et de non pas de l’amour. Quand il y a une obsession, l’amour arrête de fonctionner. 

Il est nécessaire que les deux amants comprennent qu’ils doivent profiter avec l’autre et s’enthousiasmer avec lui, sans dépendre de lui. 

Nous sommes des individus qui ont décidé un jour de se lier à une personne mais qui demain, peuvent se délier.

Etre semblable pour triompher dans l’amour

Le proverbe « Les pôles contraires s’attirent » tient plus du mythe que de la réalité. Il est évident que la similitude entre deux individus est essentielle pour que la relation fonctionne.

Il s’agit d’une similitude basique, d’une manière de penser, de valeurs, de convictions et d’essence, et non pas de choses superficielles comme les goûts personnels ou les loisirs.

Tomber amoureux d’abord de soi-même

La société nous enseigne qu’il faut se sacrifier et prendre soin des autres avant de penser à soi. Riso nous dit que nous sommes notre propre point de référence.

Nous devons apprendre à avoir plus d’amour-propre et pour cela, nous avons besoin des quatre pieds de la table : une bonne vision de soi-même, sans se lapider soi-même, se punir à l’excès ou se fixer des buts innateignables ; une image positive de soi-même, conforme à ses propres critères et non pas à ce que la société nous impose, un bon apport en ressources pour réussir ce que l’on veut et une bonne dose de confiance en soi.

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Etre ami de la solitude affective

La solitude nous permet justement d’être avec nous-même, d’avoir de nouvelles idées et d’avoir une liberté absolue.

En réalité, la solitude peut vous faire du mal quand vous pensez que votre réalisation personnelle dépend du fait d’avoir ou non un conjoint à vos côtés, et ce n’est qu’une fausse idée, perpétuée par la société.

Ainsi, il est bon de passer des moments où nous sommes notre seule compagnie, même si nous avons un conjoint. Pratiquez cette solitude et aimez-la, sans en savoir peur.

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