7 clés bouddhistes pour gérer la colère

Ressentir de la colère à certains moments est inévitable pour les êtres humains. Le bouddhisme nous enseigne qu'il est possible de gérer la colère, pour autant que nous soyons conscients de ce qu'elle est et de ce qu'elle représente.
7 clés bouddhistes pour gérer la colère

Dernière mise à jour : 09 mai, 2021

Les bouddhistes pensent que la gestion de la colère nécessite un entraînement. Pour cela, il y a certaines attitudes et vertus à développer. De cette façon, la colère n’aura pas de conséquences graves et ne deviendra pas une force autodestructrice.

Pour autant, ressentir de la colère est tout à fait normal. Le problème est que si nous ne savons pas comment y faire face, nous pouvons blesser les autres et nous-mêmes. N’oublions pas que, parfois, se mettre en colère pendant quelques minutes change toute une vie.

“L’esprit est tout. Ce que vous pensez, vous le devenez.”

-Bouddha-

Le bouddhisme insiste sur la méditation comme moyen d’acquérir une plus grande maîtrise de soi et une plus grande conscience. De même, il existe certaines clés qui, avec la méditation, contribuent à apprendre à gérer la colère. En voici sept.

1. L’acceptation, un axe pour gérer la colère

Le bouddhisme affirme que la meilleure façon de commencer à gérer la colère est d’accepter de la ressentir. Cela semble être une lapalissade, mais de nombreuses personnes donnent à la colère un nom différent. Elles essaient de l’adoucir ou de l’inventer parce qu’elles trouvent déplorable ce qu’elles ressentent.

Aucune émotion n’est en soi négative ou positive. Cela dépend de la façon dont nous gérons ce qui nous arrive et ce que nous ressentons. Les êtres humains sont susceptibles d’éprouver toutes sortes de sentiments, l’important étant de les reconnaître et de les accepter.

Une femme en colère.

2. L’héroïsme

Si, face à la colère, nous ne faisons qu’exploser et donner libre cours à nos impulsions, cela signifie que nous sommes encore trop faibles pour gérer la colère. Seuls les esprits forts, les héros, sont capables de la gérer. Ils savent que ceux qui laissent libre cours à leur colère ont tendance à générer de nouveaux maux.

L’héroïsme consiste à ne pas réagir et à faire preuve de patience. Il s’agit de ne pas se laisser aller, d’attendre, pour ne pas devenir prisonniers de nos pulsions. Nous devons nous donner le temps de réagir intelligemment à la situation.

3. Le réalisme

La colère est une émotion qui nous met en danger et menace notre santé physique et mentale. Ce n’est pas un allié, mais le contraire : un ennemi. Cependant, il est fréquent qu’un fantasme apparaisse, selon lequel laisser éclater sa colère de manière incontrôlée est un moyen de se réaffirmer.

Nous ne pouvons pas nous laisser emporter par cette illusion. Il est également possible que la colère elle-même nous conduise à surestimer la situation. La situation, ou la personne, nous cause-t-elle vraiment un tel mal ? Chercher à leur faire du mal, ou être destructeur, nous conduit-il vraiment à une solution ?

4. Observer pour gérer sa colère

L’auto-observation est un moyen utile de gérer la colère. Avant de réagir, il est bon de s’arrêter un moment et d’explorer ce qui se passe dans notre corps. Quels muscles sont tendus ? Comment ressentons-nous nos tripes ? Comment est notre respiration ?

De même, il est important d’explorer les idées qui nous traversent l’esprit. Au lieu de penser à l’autre personne ou à la situation qui nous met mal à l’aise, concentrons notre attention sur nous-mêmes. Cet exercice d’observation a un grand potentiel pour réduire cette émotion.

Une femme qui pense les yeux fermés.

5. Apprendre de l’ennemi

Le bouddhisme conseille de prendre soin de l’ennemi, de le protéger et de le préserver. Cela peut sembler contradictoire au premier abord, mais il s’agit en fait d’une manière compatissante et intelligente de gérer la colère. La question est de savoir ce que je peux apprendre de cette personne, de cet objet ou de cette situation qui me met en colère.

Il est important que nous soyons prêts à céder. Pensez que nous ne sommes pas les détenteurs de la vérité, et que les autres n’ont pas à être d’accord avec nous. Essayons de trouver la validité de ce qui s’oppose à nous. Il y a sûrement une part de vérité dans cet autre.

6. Se souvenir de la mort pour gérer sa colère

Il est très courant de trouver des personnes qui ont vécu des expériences de mort imminente qui ont changé leur point de vue. Cela arrive parce que ce type de situations montre crûment que tout a une fin, même notre vie. C’est pourquoi il n’est pas bon de la gaspiller pour des bêtises.

Une bonne idée serait donc de se demander quelle serait l’importance de cette personne ou de cette situation, si c’était le dernier jour de notre vie. Cela vaudrait-il la peine de consacrer les heures qui nous restent à cette situation, à ce sentiment ou à cette personne ?

7. Semer

Selon les bouddhistes, et le bon sens, nous avons tendance à récolter ce que nous semons. Par conséquent, nous sommes responsables de notre souffrance. Si nous semons la destruction, c’est ce que nous récolterons. Si nous entamons un cycle de violence, tôt ou tard, nous en serons les victimes.

Par conséquent, nous devons faire attention à notre façon de réagir, penser à notre propre bien-être et être conscients des implications que cela peut nous apporter. Dans un état de colère, c’est impossible. La chose à faire est donc de se donner de l’espace pour réfléchir.

Toutes ces clés bouddhistes pour gérer la colère cherchent avant tout à nous rappeler qu’agir impulsivement entraîne presque toujours des conséquences négatives. C’est notre esprit qui doit diriger nos actions, et non l’inverse.

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  • Hanh, T. N. (2002). La ira: el dominio del fuego interior. Oniro.