6 réponses émotionnellement adéquates que l’on peut donner aux enfants

24 mai 2017 dans Psychologie 0 Partagés

Quels que soient les enfants, il est très important de leur donner des réponses émotionnellement adéquates face aux commentaires négatifs qu’ils font d’eux-mêmes. Ainsi, surtout quand ils parlent d’eux à la première personne, généralement, ils laissent entrevoir quel niveau d’auto-efficacité perçue ils ont.

Autrement dit, on ne peut pas oublier que les commentaires quotidiens du type « je ne peux pas », « je vais mal le faire », « ça n’a pas de sens » ou « je vais avoir honte », « il n’y a rien d’intéressant à faire » ont un fond important qui peut être le reflet d’une faible estime de soi.

Savoir résoudre ces situations nous aide à construire une affection saine et une habilité de réflexion qui s’impose comme prioritaire depuis la plus tendre enfance. Ainsi, en s’occupant de l’importance qu’à le fait de NE PAS nier ses sentiments, on peut user d’une série de réponses qui les mènent à ré-envisager ce type d’affirmations si blessantes. Voyons quelques exemples :

1. « Je ne peux pas le faire », le joyau de la couronne

Nous vous disons que « je ne peux pas le faire » est le joyau de la couronne car la plupart d’entre nous avons cette phrase dans notre dialogue interne (et parfois même externe) depuis notre plus jeune âge.

C’est une phrase ordinaire qui dénote de la fatigue, du manque d’énergie, de l’apathie et peu de confiance en soi. Généralement, répondre avec un « si, je peux » peut parfois être accompagné d’horribles commentaires comme « ne dis pas de bêtises » ou « ne sois pas fainéant-e ».

Comment peut-on les aider à remettre en question cette pensée et cette attitude ? En premier lieu, il peut être intéressant de souligner que souvent, la meilleure manière de faire cela est de leur répondre avec des questions du type :

Que veut dire « je ne peux pas » ? Comment peux-tu savoir que tu ne peux pas ? Comment peux-tu le savoir si tu n’essaies pas ? Crois-tu que dire « je ne peux pas » te porte préjudice, ou bien que cela te rend service ? Ne dis pas « je ne peux pas », dis plutôt « c’est difficile, mais je peux le faire ».

2. « Je n’a pas envie, je ne vais pas le faire »

Le manque d’entrain et le désintérêt face à certaines tâches sont normales à certains moments. Cela peut résulter désespérant, mais les enfants doivent comprendre qu’il y a des activités qui doivent être réalisées pour leur bien.

La meilleure manière de favoriser le fait que les enfants remettent ce comportement en question consiste à leur envoyer le message suivant : ne dis pas « je n’ai pas envie, je ne vais pas le faire », dis plutôt « je vais le faire, même si je n’en ai pas très envie ».

Finalement, il s’agit de leur poser des questions comme « Que se passerait-il si tout le monde faisait ce qu’il avait envie de faire à chaque moment ? Tu imagines si on vivait dans un monde ou personne ne ferait jamais d’efforts ? Tu imagines si un jour, un-e automobiliste en avait marre de respecter le code de la route, ou si un médecin en avait assez de soigner les autres ? Voilà le type de questions qui peut les aider à réfléchir sur leur manque d’entrain, et par la suite les mener à changer d’attitude.

3. « Je ne veux pas le faire, j’ai honte »

Rire de la honte est quelque chose d’assez cruel, si on prend le temps d’y penser. Loin d’apaiser la situation, cela l’aggrave. Si face à un sentiment qui implique un certain degré de souffrance, on rit, on se moque de la mise à nu émotionnelle de nos enfants. On doit transmettre un message d’assurance qui montre bien qu’il n’est pas mieux que personne ne se rende compte de leur mal-être, mais qu’au contraire, les autres pourront les aider et faire preuve d’empathie.

4. « Je me sens fatigué-e/triste/en colère »

Nier ses sentiments et ses réactions émotionnelles est une grave erreur que nous commettons tou-te-s ou presque. Et ce n’est pas très étonnant, car dès notre plus jeune âge, on a pu entendre des phrases du style « ne pleure pas, c’est rien, ce n’est pas grave ». Il y a des expressions émotionnelles qui résultent gênantes pour la plupart des gens dans cette société, mais nier cela, c’est éteindre une partie très importante aussi bien chez les enfants que chez les adultes.

5. Ne leur dites pas qu’ils sont « bêtes », « méchants » ou « idiots »

Cela n’aide en rien à grandir avec une estime de soi saine. Quand l’enfant fait quelque chose de mal, il y a beaucoup de manières de le dire : ce n’est pas bien que tu colles tes frères et soeurs, tu n’as pas à casser les jouets, ou encore, tu devrais travailler un peu plus en maths.

6. Mais ne leur dites pas non plus qu’ils sont « intelligents » ou « bons »

L’enfant ne comprendra pas sur quoi se fonde que le fait que vous fassiez référence à lui de cette manière. Dans ce cas, vous pouvez lui dire : tu as très bien réalisé cette tâche, j’adore te voir peindre, etc. Autrement dit, on peut juger ses comportements, mais on ne peut pas juger l’enfant.

N’oublions pas que si on veut leur adresser nos mots, ils doivent être dits sur un ton adéquat et ne jamais constituer une attaque. Leur parler dans un contexte d’affection et sur un ton compréhensif est la base d’une bonne éducation et des grands apprentissages. N’oublions pas que nos enfants voient en nous une figure psychologique de référence, et que nous devons donc prendre les rênes de leur éducation de la manière la plus responsable qui soit.

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