5 voleurs de bonheur

· 1 décembre 2016

Chacun à notre manière, nous essayons de trouver le bonheur. Cependant, au cours de cette recherche, souvent, on dévie et on oublie ce qui nous permet réellement de nous sentir bien.

Ainsi, on fait des choses que l’on croit que l’on doit faire, mais qui nous privent délibérément de ce bonheur, même si nous n’avons pas toujours conscience de cela.

La plupart des choses que l’on fait en pensant qu’elles sont ce que l’on doit faire pour être heureux ne sont rien de plus que des voleurs de bonheur auxquels on ouvre la porte et auxquels on octroie le droit de nous dévorer de l’intérieur.

Ces voleurs se présentent sous la forme de conventionnalismes sociaux auxquels on se soumet, dans un étalage de liberté pour atteindre un bonheur qui, en réalité, se trouve autre part.

 


« Le bonheur n’est pas quelque chose de confectionné ; il vient de vos propres actes. »

-Dalai Lama- 


Suivre le troupeau

En tant qu’êtres sociaux, nous, les êtres humains, voulons nous sentir connectés aux autres et leur plaire afin d’avoir l’impression et la sensation de bel et bien appartenir au groupe, et d’y avoir notre place.

Mais bien au-delà du besoin de faire partie d’une communauté, souvent, les gens choisissent de faire le nécessaire pour s’adapter sans donner leur opinion ni résister.

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Beaucoup de personnes croient qu’elles doivent se soumettre car, dans le cas contraire, elles ne seraient pas acceptées.

Cette insécurité les mène à renoncer à leurs désirs et autres idées propres, et ce pour faire ce que le groupe demande.

Elles pensent que le bonheur réside dans l’intégration, et que le groupe cherche le bonheur de tous. Ainsi, en soumettant ses valeurs et ses pensées, la personne se supprime elle-même afin de correspondre aux attentes du groupe.

 


« Le libre choix des maîtres ne supprime ni les maîtres ni les esclaves. Choisir librement parmi une large variété de biens et de services ne rime pas avec être libre si ces biens et ces services maintiennent des contrôles sociaux sur une vie d’efforts et de craintes, ou autrement dit, s’ils maintiennent l’aliénation. »

-Herbert Marcuse-


Se soumettre à l’autorité et obéir aux ordres des autres

Ecouter les conseils des autres, c’est une chose, mais c’en est une autre tout à fait différente de croire aveuglément tout ce que l’on peut nous dire et de suivre absolument tous les conseils que l’on nous donne sans jamais rien remettre en question et sans jamais accorder aucune attention ou importance à nos propres valeurs.

Si dès notre plus jeune âge, nos figures d’autorité nous ont appris à croire aveuglément tout ce qu’elles nous disaient, avec le temps, on devient des adultes obéissants et soumis qui, face à la peur de prendre des décisions, préférons que d’autres pensent pour nous et assument notre propres responsabilités à notre place.

Ainsi, au lieu d’écouter leur coeur et de se créer un chemin qui leur soit propre, beaucoup de gens préfèrent obéir aux ordres et suivre un chemin pourtant conçu pour d’autres au départ ; un chemin qui, soi-disant, cherche le bien commun et le mieux pour la majorité.

Mais sur ce chemin, il n’y a pas de place pour le développement de la pensée critique ni pour la détermination de toutes ces choses qui nous définissent vraiment de façon individuelle en tant que personne.

 


« Rien ne transcende autant l’autorité que le silence. »

-Augusto Roa Bastos-


Essayer de satisfaire les attentes des autres

Si vous faîtes les choses que les autres veulent que vous fassiez et que vous vivez simplement dans le but de toujours satisfaire leurs attentes, vous agirez alors pour le bonheur des autres, pas pour votre propre bonheur. Et sur ce point, rien ne sert de dire « mais je ne peux pas choisir ».

Vous êtes un être libre, et avez donc de ce fait toujours le choix. Une autre chose bien différente consiste à choisir l’option la plus facile ou la moins douloureuse, au moins à court terme.

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Même si les autres se couvrent en disant qu’ils ne veulent que le meilleur pour vous, au fond, ils font passer en priorité leurs propres besoins personnels, et ne pensent qu’à leur propre satisfaction.

Quand du fait de leurs attentes, les autres ne vous donnent pas la liberté de choisir ou tentent de manipuler d’une certaine manière vos décisions, ils vous mettent des résistances pour que vous ne puissiez pas dévier de ce qu’ils attendent de vous.

Des distractions qui nous divertissent

Nous avons été éduqué dans une culture de la distraction. Nous sommes continuellement occupé à faire des choses qui ne contribuent pas à notre bien-être et qui demandent constamment notre attention.

Du fait de cette distraction constante, la confusion et l’agitation mentale nous envahissent.

Dans ces conditions, il est très compliqué de trouver un vrai but et, ce qui est bien pire, d’avoir conscience de ce que nous devons vraiment faire pour l’atteindre. Ces distractions nous éloignent de la paix et de la tranquillité dont on a besoin.

Il est nécessaire de laisser de côté ces distractions inutiles et de focaliser notre attention sur ce qui compte réellement, à savoir toutes ces choses qui emplissent notre coeur de joie et qui nous aident à donner le meilleur de nous-même.

Essayer d’être parfait

Une autre façon d’agir et qui nous vole notre bonheur consiste à s’efforcer d’atteindre et de mener une vie parfaite.

Or, la perfection n’existe pas. La vie est un chemin continu de développement et d’amélioration.

Essayer de faire en sorte que tout soit parfait nous empêche de profiter consciemment de ce que nous sommes et de ce que nous avons, puisque notre approche se limite à ne voir que les défauts.

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La recherche constante de la perfection engendre inévitablement du stress, et nous pousse à essayer de contrôler les autres, de même que nos sentiments de déception, de honte, voire même de haine envers nous-même.

 


« L’anxiété apparaît quand les personnes exigent la perfection et qu’elles sentent qu’elles n’ont pas suffisamment de valeur en tant qu’êtres humains si elles ne l’atteignent pas. Nous devrions renoncer à l’ambition de vivre une vie parfaite et nous rendre compte du fait que généralement, on agit toujours de façon imparfaite, car nous sommes faillibles en tant qu’êtres humains et que nous pouvons nous accepter avec ces imperfections. »

-Albert Ellis-