5 clés pour libérer ses émotions

· 4 juillet 2017

Les émotions nous permettent de créer du lien avec les autres, ce qui n’empêche pas que souvent, nous ayons tendance à les cacher. Il existe 4 émotions essentielles et basiques (certain-e-s auteur-e-s en comptent quelques unes de plus) : la tristesse, la colère, la peur et la joie. Dans ce groupe, une seule est considérée comme positive, mais c’est aussi un jugement de valeur de notre culture. Ainsi, faire cette distinction entre ce qui est négatif et positif peut être un empêchement pour libérer les émotions.

À cause de nos expériences, celles où nous nous sentons vulnérables et où l’on nous a fait mal, nous commençons à cacher notre tristesse et à projeter une image de force. Nous n’exprimons pas notre colère par peur de la désapprobation des autres, nous cachons notre peur ce qui nous rend complètement soumis-e à elle et nous contrôlons notre joie car on nous a souvent fait remarquer que nos étions trop spontané-e.

« Les doutes, les peurs et les insécurités nous empêchent d’exprimer ce qui, par nature, devrait être transmis. »

1. Vos émotions sont importantes

Les situations précédemment mentionnées sont le produit de la négligence de vos émotions et de l’importance que vous leur accordez selon des principes d’intelligence logique. Peut-être que vous pensez, comme on vous l’a fait remarquer plusieurs fois, que les émotions vous rendent faible. Mais sachez que tout cela ne provoque rien d’autre qu’une forte contention d’émotions.

Ne pas donner d’importance à vos émotions fait de vous un expert dans « l’avalement » de tout ce que nous ne voulez ni pouvez digérer. À la longue, cela vous fera du mal car cela vous dépassera et vous vous retrouverez avec des émotions accumulées qui se battront pour sortir de vous sans aucun contrôle. Vous chercherez de l’air et vous ne pourrez plus respirer.

Voulez-vous que la colère éclate sans contrôle pendant une réunion au travail ? Cela vous semble bien d’être cruel-le envers un-e ami-e parce que vous avez accumulé des émotions ? Si vous êtes déjà passé par ces situations ou que vous souhaitez les éviter, il est temps de changer la manière dont vous allez affronter votre gestion émotionnelle.

2. Soyez conscient-e au moment de libérer vos émotions

Peut-être que vous vous êtes mis à essayer de libérer des émotions et que vous vous êtes retrouvé-e avec un sentiment de terrible culpabilité. Cela arrive quand vous vous exprimez sans être conscient-e de ce que vous dites. Sachez que l’on peut apprendre une manière correcte de communiquer ce que l’on ressent, toujours à partir du respect envers l’autre.

De fait, vous pouvez voir ce manque de conscience quand vous réprimez vos émotions ou quand vous finissez par exploser à n’importe quel moment. Dans ce cas-là, vous n’avez plus aucune pitié pour qui vous avez en face de vous, vous n’en tenez plus compte, cela vous est égal.

Ainsi, exprimez vos émotions quand vous le souhaitez, en ouvrant bien les yeux et en éprouvant de l’empathie pour la personne que vous avez devant vous, pour éviter de lui faire du mal et que vous ne ressortiez pas vous-même blessé-e de la situation car vous n’avez pas su bien la gérer.

3. N’attendez pas, libérez-vous quand vous en avez besoin

La clé pour que les émotions ne sortent pas de manière incontrôlée est de s’en libérer quand vous en avez besoin. Cela ne veut pas dire qu’il faut le faire dans toutes les situations. Par exemple, lors d’un entretien ou dans n’importe quelle autre situation similaire, cela n’aurait pas sens de libérer des émotions de cette manière car vous en ressortiriez lésé-e.

Cependant, cela ne signifie pas qu’ensuite, il ne faut pas le faire. Et même : vous devez le faire. Où vous sentez-vous libre et bien avec vous-même ? Où vous sentez-vous suffisamment en confiance pour exprimer tout ce que vous avez en vous ? Allez dans cet endroit et ouvrez-vous pour laisser sortir ce qui se trouve en vous.

Si vous ressentez de la colère, frappez dans un coussin, tapez dans une pierre ou autre chose. Si vous sentez que la peur vous envahit, permettez-vous de trembler, de la sentir dans chaque pore de votre peau et de l’accepter. Si vous sentez que vous êtes triste, pleurez, criez et cherchez la personne qui, en un câlin, dissipera ces pleurs.

4. Attention au ressassement des émotions

Les émotions ne durent pas beaucoup de temps en général. Pensez à la joie : elle est momentanée et ne dure pas des heures. Cependant, quand une émotion dure plus du temps ‘ »normal », il ne s’agit plus d’une émotion mais d’un état émotionnel.

Par exemple, vous pouvez vous sentir triste, mais si cette tristesse est alimentée par des pensées que vous ressassez, et qui deviennent ruminantes, générant alors de l’anxiété, vous êtes envahi-e par cette émotion et vous l’empêchez de suivre son cours naturel.

Parfois, il faut savoir identifier quand l’émotion commence à s’alimenter de nos pensées, devenant un produit de ces insécurités, ces peurs et ces croyances qui nous affectent. Parfois, nous faisons une montagne d’un simple grain de sable.

5. Tenez compte de l’environnement dans lequel vous vous trouvez

Si vous vous trouvez dans un environnement où l’on vous dit régulièrement des phrases telles que « Ne pleure pas », « Ne sois pas si souriant-e », « Ne t’énerve pas », manifestez votre droit de vous exprimer et dites que c’est nécessaire pour vous. Faites-le avec respect et en recherchant la compréhension des autres.

L’important est de ne jamais cesser d’exprimer ce que vous ressentez uniquement parce que les autres vous en empêchent. C’est quelque chose de très courant de nos jours. C’est le fruit d’une éducation qui nous met dans des cases et nous empêche d’être tel-le-s que nous sommes. Si vous avez besoin de manifester vos émotions, faites-le. Il n’y a rien de mal à cela !

« Quand tu exprimes tes émotions, souviens-toi : ne te nuis pas, ne nuis pas aux autres. »

-Martha Sialer-

Depuis tou-te-s petit-e-s, on nous dit constamment de ne pas faire cela, de ne pas manifester telle émotion… Finalement, nous prenons l’habitude de garder en nous tout ce que nous voulons dire et exprimer, et nous nous faisons du mal à cause de cette attitude nocive.

Ne laissons pas ce que nous ressentons nous empoisonner car les autres personnes n’aiment pas que nous libérons nos émotions. Les retenir et les embrigader les transforment souvent en ruminations dans le cerveau et les font durer bien plus longtemps que la normale. Permettez-leur donc de s’exprimer et de couler dans le sens du cours naturel des choses.

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Images de Stasia Burrington