4 valeurs qui nous gouvernent mais qui nous rendent malheureux

· 1 juin 2018

Qu’on le veuille ou non, nous vivons à une époque où les valeurs humanistes sont passées au second plan. Une grande partie du monde et de la vie tourne autour du pouvoir et de l’argent. Il s’agit d’une logique contre laquelle existe de nombreuses résistances mais qui impose néanmoins les principales valeurs qui nous gouvernent.

Nous acceptons souvent cette logique du monde actuel comme s’il s’agissait de la seule possible. Il n’en est rien. Bien que les valeurs qui nous gouvernent sont associées à la production et au commerce, nous pouvons malgré tout les critiquer et ne pas les laisser déterminer complètement nos vies.

Ce n’est pas que les valeurs qui nous gouvernent ne soient pas importantes. Il se passe toutefois que si nous les acceptons sans discuter, les considérant comme quelque chose d’absolu, elles finissent par limiter notre vie et génèrent en nous angoisse et insatisfaction. C’est pourquoi il est important de les identifier et de ne pas leur permettre de tout envahir. Voici les principales valeurs qui nous gouvernent mais qui nous rendent malheureux.

1. L’efficacité, une des valeurs qui nous gouvernent

L’une des plus grandes exigences du monde actuel est d’être efficace. Nous recevons régulièrement des messages inhérents à l’importance des réalisations, à la nécessité de se concentrer sur nos objectifs, au succès et aux idées de similaires. C’est très bien. Ce qui ne l’est pas, en revanche, c’est de donner une importance excessive à cette valeur et que tout tourne autour de cela.

 valeurs qui nous gouvernent

L’efficacité est l’une des valeurs qui nous gouvernent.  En effet, il s’agit d’une fonctionnalité qui facilite le bon développement de l’économie. Les entreprises veulent des personnes efficaces parce que c’est plus rentable. L’efficacité garantit en outre de meilleures performances professionnelles et une place privilégiée dans le système.

Cela ne signifie cependant pas que la chose la plus importante chez les humains soit l’efficacité. Nous ne sommes pas des machines. Par conséquent, selon les circonstances, nous sommes plus ou moins efficaces. Cela ne nous donne moins de valeur.

2. Productivité

La productivité est liée aux résultats concrets que nous sommes en mesure de générer. Nous appelons productif celui qui est capable de faire beaucoup en peu de temps et qui obtient pour cela davantage d’argent ou de bénéfices. Autrement dit, une personne productive est quelqu’un « d’utile ». Cette « utilité » est cependant presque toujours liée au domaine économique.

Nous parlons de « personne productive », ou « d’âge productif », ou de « d’individu utile ». Nous ne parlons néanmoins pas du fait que l’être humain est beaucoup plus que ce qu’il produit. Que, comme pour l’efficacité, nous ne sommes pas des machines à faire de l’argent, ou à augmenter celui des autres. Se concentrer uniquement sur cela signifie que la seule dimension qui finit par prévaloir est la dimension économique et professionnelle. Le bonheur ne peut ainsi jamais être atteint.

3. La quantité

La société actuelle est particulièrement obsédée par la quantité. Tout se mesure et le mot « plus » est pour beaucoup devenu une religion. Ce qui n’a pas de limite ne se mesure pas en termes de rêves ou d’idéaux, mais en termes de combien il est possible d’accumuler ou de produire. Un bon jour est celui au cours duquel nous avons « fait beaucoup ». Une année est bonne lorsque « beaucoup » de choses ont été obtenues. Une vie est valide lorsque de ‘nombreux » objectifs ont été remplis.

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Quelle est la pertinence de la quantité ? En général, sa valeur est principalement présente en matière d’économie et de production. C’est ici qu’elle devient une valeurs qui nous gouvernent. D’un point de vue plus humaniste, la quantité tend à entrer en conflit avec la qualité. De nombreuses choses sont faites, sont accomplies, ou accumulées, en sacrifiant le sens profond de ce qui est fait, réalisé ou accumulé.

4. La vitesse

La vitesse est devenue un objectif dans tous les domaines. Faire en sorte que tout se passe rapidement est considéré comme un signe de « ce qu’il est correct » ou de « ce qui est efficace ». L’idée est de pouvoir faire plus de choses en moins de temps. C’est pourquoi cinq minutes de pause désespèrent certaines personnes. Ou sont contrariées si elles passent plus de temps pour accomplir une tâche.

La vitesse est une autre des valeurs qui nous gouvernent mais qui ne nous conduisent pas au bien-être. Comme avec la quantité, la vitesse fait que le rapide entre en conflit avec ce qui est bien. Pas dans tout les domaines, évidemment. Mais dans de nombreux aspects importants. Ceux qui sont obsédés par la vitesse perdent cette capacité à profiter de chaque instant. Ils ont également des difficultés pour comprendre la signification des processus dans lesquels le temps offre un avantage.

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Bien que toutes ces valeurs qui nous gouvernent soient importantes pour s’adapter au monde tel qu’il est aujourd’hui, il est important de digérer leur signification et non de les accepter passivement , simplement parce qu’il s’agit de ce que la culture impose.