Vivre entouré-e…mais se sentir seul-e

· 26 octobre 2017

La chose importante n’est pas combien de personnes nous entourent, ce n’est pas le nombre de personnes qui sont à nos côtés, l’important n’est pas d’avoir des milliers d’ami-e-s sur les réseaux sociaux (d’en ajouter ou non). La chose importante est la valeur que possède pour nous ce qui se trouve autour de nous, parce que nous pouvons disposer d’un grand nombre de personnes à nos côtés et continuer à nous sentir seul-e.

Avez-vous déjà ressenti que, malgré le fait d’être très couvert-e, vous ne pouvez pas chasser la sensation de froid ? Avez-vous déjà ressenti que, même avec des personnes à vos côtés, votre besoin de contact n’était pas pour autant couvert ? Vous êtes-vous déjà senti-e seul-e avec le sentiment que personne ne peut vous aider ? Ce vide ne sera pas rempli si nous cherchons seulement à le combler avec des éléments extérieurs. Ce vide est quelque chose d’interne, une question à résoudre avec soi-même plutôt qu’avec les autres.

La solitude est une opportunité de se retrouver avec soi-même ; la solitude nous donne l’opportunité de générer un dialogue interne afin de savoir comment et où nous sommes, de nous connaître et de savoir ce que nous voulons. Lorsque nous sommes seul-e-s, nous avons le plaisir d’être avec nous-même.

Je ne pourrais me sentir seul-e si je suis ma meilleure compagnie, je ne pourrais me sentir seul-e si après avoir été en paix avec moi-même, je cherche ce qui se trouve à l’extérieur. En effet, lorsqu’il existe beaucoup de bruit à l’intérieur, comment pourrais-je entendre la musique provenant de l’extérieur?

Chercher de la compagnie en quantité peut s’avérer être une erreur, la clé étant la qualité. Il n’est pas nécessaire que les personnes qui m’entourent soient nombreuses si elles ne m’apportent rien, il n’est pas nécessaire que nous passions beaucoup de temps ensemble si ce dernier ne passe pas à tout vitesse. La valeur que nous donnons à tout ce qui nous entoure est ce qui donne du sens à cette compagnie potentielle.

Nous continuerons à nous sentir seul-e-s si notre compagnie et celle des autres ne nous rendent pas heureux-ses, nous continuerons à penser que personne ne nous comprend, indépendamment du nombre de fois et des manières de répéter la même histoire, nous continuerons à penser qu’ils ne veulent pas être avec nous si cela signifie peu. Nous sommes celui/celle qui qualifie et ressent de la gratitude en partageant nos pensées, notre temps et notre vie avec quelqu’un, mais ce ne sera quelque chose de précieux qu’après l’avoir partagé en premier avec nous-même.

groupe d'ami-e-s à la plage

Travaillons tout d’abord sur le fait d’être avec nous, non seulement, mais également avec nous-même ; nous sommes celui/celle qui sera toujours présent-e alors aimons-nous. Remercions-nous pour les moments de solitude qui nous permettent de nous connecter et de savoir comment nous sommes, parlons-nous et comprenons que la paix avec nous-même est le meilleur allié pour initier tout projet que nous entreprenons en dehors de nous-même.

Donner une signification au fait d’être seul-e

Le vide personnel sera notre pire ennemi, sera une voix continue qui crie et demande depuis l’intérieur une solution pendant que nous essayons de la faire taire avec un bruit de fond, alors qu’en réalité ce dont nous avons besoin est de nous déconnecter de l’extérieur et nous connecter avec notre moi intérieur.

bras enlaçant un coeur

Qualité et bonne relation avec nous-même, savoir s’écouter et se dorloter, prendre soin de nous et apprécier le fait d’être seul-e et au calme de temps en temps. Nous ne nous sentirons pas seul-e-s si nous sommes une bonne compagnie, nous ne ressentirons pas la sensation d’une absence indéterminée si nous sommes complet-ète-s intérieurement ; ce qui provient de l’extérieur viendra s’ajouter, mais ne servira pas couvrir les lacunes internes non résolues.

Aimons-nous comme nous ne nous sommes jamais aimé-e, sentons-nous si bien avec nous-même que nous voudrons être seul-e au moins un moment chaque jour. Écoutons-nous comme personne ne le fera, soyons le/la meilleur-e ami-e que nous aimerions avoir. Ayant comblé ce vide, maintenant oui : sortons et enrichissons-nous de tout ce que nous apportera l’extérieur.