Vivons-nous entourés de vampires émotionnels ?

6 mars 2015 dans Psychologie 25 Partagés

« Il nous arrive à tous de nous transformer en prédateurs émotionnels ». Si vous avez tendance à prendre les choses personnellement, vous devenez une proie facile pour ces prédateurs, ces magiciens des ténèbres…
Vous vous nourrissez alors de leurs déchets émotionnels, puis vous vous les appropriez comme s’ils étaient les vôtres. Cependant, si vous ne prenez pas les choses personnellement, vous serez immunisé contre leur venin même si vous vous trouvez au cœur de l’enfer.

Dr. Miguel Ruiz

Les vampires émotionnels sont des personnes normales chargées de négativité qui s’alimentent de notre énergie et de notre bonne humeur.

En général, ils nous hypnotisent avec leur cordialité et leur charme, nous donnant ainsi l’impression que nous pouvons leur faire confiance.
Cependant, une fois qu’ils sont entrés dans nos vies, nous remarquons qu’ils prennent un malin plaisir à nous rabaisser et à nous manipuler dans le but d’accroître leur estime d’eux-mêmes.

La plupart de ces personnes sont prisonnières d’un égoïsme semblable à celui des enfants (caprices et colères) qui convertit leurs besoins en priorités absolues. Ils ne commettent jamais d’erreurs, ne reconnaissent jamais s’être trompés, et ne se sentent jamais coupables de rien. Ils n’accordent aucune valeur au travail, à l’effort, au soutien, ou à l’affection d’autrui.

Au contraire, ils cherchent sans cesse à satisfaire leurs propres intérêts, et lorsqu’ils proposent leur aide, ils se gardent bien de dévoiler leurs vraies motivations.
Bien souvent, ils utilisent nos informations personnelles contre nous pour nous faire du mal. Ils n’ont pas pour habitude de respecter les règles ou les normes.

Ils peuvent se comporter comme des collègues exemplaires ou des travailleurs parfaits jusqu’à ce que nos nécessités ne coïncident plus avec les leurs. C’est alors qu’ils révèlent leur vraie nature de déprédateur, détournant notre état d’esprit jusqu’à ce qu’ils réussissent à nous vider complètement.

Nous sommes quotidiennement obligés de cohabiter avec ce type de personnes (collègues, voisins, familles).

Le psychologue J.Berntein, spécialiste en la matière, dégage plusieurs types de « personnages » : les vampires antisociaux qui sont drôles et opposés aux règles sociales, ils rêvent d’une vie excitante et d’une compensation immédiate pour chacun de leur désir. Ils sont généralement incapables d’offrir quoi que ce soit en échange.

Les histrioniques qui cherchent continuellement à être le centre d’attention, transforment n’importe quelle situation du quotidien en une pièce de théâtre, et n’admettent jamais leurs propres erreurs. Ils ne pensent jamais aux autres, et se considèrent comme des êtres parfaits et talentueux.
Ils sont la personnification même du narcissisme, des vampires redoutables qui profitent de nous, et une fois qu’ils ont obtenu ce qu’ils désiraient, ils ne se rappellent soudainement plus que nous existons.

Les accrocs à la sécurité et au contrôle, les obsessifs-compulsifs qui peuvent s’avérer dangereux si vos actes ou vos paroles nuisent ou interfèrent avec leur sens du contrôle et de l’ordre. Ils cherchent à imposer leur perfectionnisme à n’importe quel prix, et croient sincèrement que la punition et la censure sont des stratégies acceptables pour façonner le comportement des autres. Dans certains cas, ces personnes prennent plaisir à penser aux souffrances d’autrui.

Enfin, il existe également les vampires paranoïaques qui cherchent constamment un sens caché. Pour eux, rien n’est transparent, et tout est source de méfiance. De ce fait, ils ne pardonnent pas facilement.

La meilleure façon d’échapper à leur emprise est de s’éloigner d’eux, tout en se rappelant que nous devons toujours garder le contrôle.

Ils tenteront immanquablement de changer nos normes et nos attitudes, jusqu’à ce qu’ils parviennent à modifier nos valeurs et à nous brouiller avec des êtres chers.
Ils emploieront leur potentiel négatif, la confusion et la peur pour essayer de nous contrôler, et réduire à zéro notre niveau d’énergie positive.

Nous devons les éviter sans pour autant fuir telles des bêtes apeurées, sans renoncer à notre force intrinsèque qui fait de nous des personnes courageuses, et moins vulnérables.

Image avec l’aimable autorisation de Manuel5cc et Laura Tourettes

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