Virus du papillome humain (VPH)

Le VPH à haut risque est la principale cause du cancer du col de l'utérus. Ainsi, ce cancer est l'un des plus fréquents et dévastateurs chez la femme, notamment dans les pays en développement.
Virus du papillome humain (VPH)

Dernière mise à jour : 26 octobre, 2021

Le virus du papillome humain (VPH) est généralement associé à différentes lésions qui peuvent être bénignes ou malignes. C’est une maladie sexuellement transmissible très répandue. En outre, il est associé au cancer du col de l’utérus (CUC).

Généralement, ce virus apparaît au début des rapports sexuels à un âge précoce. Les personnes concernées ont généralement moins de 25 ans, lorsque leur vie sexuelle commence.

La vérité est que la plupart des infections causées par ce virus sont temporaires. Normalement, lorsqu’elles apparaissent, elles sont éliminées par l’organisme dans un délai de 1 à 2 ans. En fait, seul un petit nombre de ces lésions persistent dans le temps, et ces types d’affections sont également celles qui peuvent provoquer des lésions précancéreuses et malignes du col de l’utérus (1).

Le VPH à haut risque est la principale cause de cancer du col de l’utérus. Ainsi, ce cancer est l’un des plus fréquents et destructeurs chez la femme, notamment dans les pays en développement. C’est pourquoi l’intérêt d’en savoir plus sur ce virus s’est reflété dans la littérature scientifique ces dernières années.

Le traitement du VPH.

Lésions associées au papillomavirus humain

Ce virus peut se manifester sous forme de lésions bénignes voire de cancer invasif. Ceux-ci sont :

Lésions bénignes associées au VPH : la verrue génitale

La verrue génitale est la maladie sexuellement transmissible la plus répandue dans le monde, causée par les HPV 6 et 11 à faible risque (2).

Il s’agit d’une verrue à croissance lente qui peut affecter la vulve, le vagin, le col de l’utérus, l’anus, le pénis et, plus rarement, la bouche et le larynx. Les condylomes peuvent se produire seuls ou en grappes qui s’étendent sur les régions génitales et anales. Ces condylomes peuvent être, à leur tour, de deux types :

  • Condylome acuminé. Il est facile à diagnostiquer, car il forme des structures visibles en forme de chou-fleur.
  • Condylome plat. Pas si facile à diagnostiquer. Il est nécessaire d’utiliser des techniques spécifiques et que le diagnostic soit fait par des professionnels ayant une solide formation.

La recherche nous dit que le pourcentage de femmes touchées est plus élevé que celui des hommes. Typiquement, ces lésions apparaissent chez les femmes entre 25 et 34 ans.

Lésions précancéreuses

L’infection au VPH doit être éliminée par le système immunitaire de la femme dans un délai de 1 à 2 ans.

Si ces lésions surviennent de manière virale, en particulier les HPV à haut risque, des altérations cellulaires peuvent commencer à apparaître, conduisant au développement de lésions précancéreuses. Celles qui se produisent dans le col de l’utérus sont appelées lésions intraépithéliales cervicales et sont classés comme :

  • Lésion squameuse de bas grade.
  • Lésion squameuse de haut grade.

Cancer du col utérin

C’est le troisième cancer le plus fréquent et la deuxième cause de décès du sexe féminin dans le monde. Sa répartition mondiale montre une relation étroite avec le niveau de développement socio-économique.

Ainsi, les taux d’incidence et de mortalité tendent à être au moins 5 fois plus élevés dans les pays sous-développés que dans les pays dits développés (1). Les tumeurs épithéliales sont les types histologiques les plus courants de cancer du col de l’utérus. Ils sont divisés en :

  • Carcinome squameux. C’est la plus fréquente : environ 80 % des cas. Il provient de l’épithélium pavimenteux.
  • Adénocarcinome du col de l’utérus. Il constitue 15 % des cas. Il se développe à partir de lésions précurseurs appelées adénocarcinome in situ.
  • Carinomes adénosquameux et neuroendocrines. Ils constituent 5% des cas.

Le cancer du col de l’utérus est associé au VPH à haut risque. Les génotypes 16 et 18 sont responsables d’environ 80 % des cas. Cette tumeur a son origine dans la jonction pavimento-colonne.

Les origines du VPH.

Facteurs de risque du VPH chez les adolescents et les jeunes adultes

Voici, entre autres, les facteurs de risque pouvant conduire à l’apparition du VPH :

  • Normalement, il apparaît entre 15 et 25 ans chez les femmes, donc les femmes qui se situent dans cette fourchette sont considérées comme un groupe à risque.
  • Le début précoce des rapports sexuels.
  • La multiplicité des partenaires sexuels. Il serait nécessaire de rechercher si cela se produit surtout dans les relations hétérosexuelles.
  • L’âge de la première fois.

En conclusion, le papillomavirus humain est à la fois une maladie sexuellement transmissible et un facteur de risque de développement du cancer du col de l’utérus. Ainsi, nous soulignons l’importance de continuer à investir dans la recherche et le contrôle des facteurs de risque connus.

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  • Domínguez Bauta, S. R., Trujillo Perdomo, T., Aguilar Fabré, K., & Hernández Menéndez, M. (2018). Infección por el virus del papiloma humano en adolescentes y adultas jóvenes. Revista Cubana de Obstetricia y Ginecología, 44(1), 1-13.
  • Cortés Alfaro, A., Fiffe, Y. M., García Roche, R., Mezquía Valera, A., & Pérez Sosa, D. (2007). Características sociodemográficas y del comportamiento sexual y reproductivo en adolescentes y jóvenes. Revista Cubana de Medicina General Integral, 23(1), 0-0.