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Théorie du stress de Lazarus

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Nous allons ici parler de l'une des explications au stress les plus approfondies en psychologie : la théorie du stress de Lazarus.
Théorie du stress de Lazarus
Dernière mise à jour : 12 juin, 2022

La théorie du stress de Lazarus est un modèle explicatif de la relation entre le stress et la pensée développé par Richard S. Lazarus en 1966. Cette proposition théorique analyse essentiellement les processus cognitifs qui surviennent dans une situation stressante. De même, elle précise que la manière de faire face à ce type de situation dépend principalement du contexte.

Le modèle proposé par la théorie du stress de Lazarus a pour axe l’interaction d’un sujet avec l’environnement. La personne doit faire face aux exigences que lui impose son environnement de façon continue. Elle pourra le faire adéquatement si elle évalue la situation d’une manière qui ne la déstabilise pas.

Richard S. Lazarus suggère également qu’il existe différentes stratégies d’adaptation au stress. Certaines d’entre elles sont plus efficaces, tandis que d’autres ne résolvent pas le mal-être ressenti. Après cet aperçu, examinons de plus près la théorie du stress de Lazarus.

« Aucune passion n’enlève à l’esprit la capacité d’agir et de raisonner aussi efficacement que la peur. »

-Edmund Burke-

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Théorie du stress de Lazarus et engagement

Selon la théorie du stress de Lazarus, l’environnement social impose des demandes à l’individu et ce dernier se sent engagé envers elles, de différentes manières. Tout dépend du sens qu’il donne à cette demande, en fonction de sa biographie, de ses relations actuelles et de sa position sociale.

Chacun peut faire face à ces demandes de manière satisfaisante ou non, selon l’évaluation faite de la situation, la planification des actions liées aux objectifs et la mobilisation ou la mise en œuvre de ces comportements, sur la base d’un plan préalable.

Si la personne juge que la demande n’est pas pertinente, elle ne la vit pas comme un engagement et la demande ne suscite pas de réaction émotionnelle. Si, en revanche, elle pense qu’elle est pertinente, elle la vit comme un engagement qui bouleverse quelque peu son équilibre.

C’est de cette façon que le stress surgit et le premier effet est que l’individu fixe son attention sur la demande à laquelle il donne un sens d’engagement. Cela conduit à un processus d’évaluation de la situation et de préparation pour offrir une réponse adaptée.

Les processus d’évaluation de la situation stressante

Selon la théorie du stress de Lazarus, face à une situation stressante, les individus font deux évaluations. La première est l’évaluation primaire ; en cela, le sujet constate que son bien-être est compromis, car ne pas satisfaire la demande suppose un risque.

Cela conduit ensuite à l’évaluation secondaire. Il s’agit d’une appréciation que le sujet fait des ressources disponibles pour répondre à la demande identifiée. Ainsi, il décide s’il est en mesure de faire face à ce qui lui est demandé ou non. Sur la base des deux évaluations, la situation peut être interprétée comme :

  • Défi. Il survient lorsque la personne estime avoir les ressources pour donner une réponse satisfaisante à la demande formulée. Cela génère des sentiments d’efficacité et d’accomplissement.
  • Menace. Si le sujet pense qu’il n’a pas les ressources pour répondre à la demande. Cela donne lieu à une réponse anxieuse qui, à son tour, altère ou diminue sa capacité d’adaptation. Elle provoque des réponses qui vont de la paralysie à la mise en place d’autres stratégies actives, mais tout aussi inefficaces.

Ainsi, moins l’individu se sent capable de répondre à la demande, plus sa capacité de faire face diminue. C’est pourquoi on dit qu’il s’agit d’un processus auto-entretenu qui conduit à l’inefficacité.

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Les stratégies d’affrontement

Du point de vue de la théorie du stress de Lazarus, les stratégies d’affrontement possibles en situation de stress sont les suivantes :

  • Confrontation. Il s’agit d’une tentative de remédier à la situation par une action directe, agressive ou potentiellement risquée.
  • Planification. Elle consiste à avoir recours à la raison pour élaborer un plan d’action et le réaliser de manière à ce qu’un certain changement se produise.
  • Distanciation. La personne essaie de s’éloigner du problème ou de la demande, en l’ignorant, en la niant ou en évitant qu’elle ne l’affecte.
  • Maîtrise de soi. Plus que de la maîtrise de soi, il s’agit de refoulement car on cherche à inhiber les sentiments et les émotions, de les garder pour soi, en se régulant.
  • Rechercher de l’aide. Cela signifie aller vers un autre pour qu’il aide à résoudre la situation ou à choisir le chemin à suivre.
  • Acceptation de la responsabilité. Cela implique de s’identifier comme étant la cause du problème.
  • Fuite-évitement. Cela inclut des attitudes d’évasion ou illusoires, en espérant que quelque chose d’extérieur résoudra le problème.
  • Réévaluation positive. Elle consiste à identifier les éléments positifs qui peuvent être tirés de la situation.

Enfin, l’utilisation de chacune des stratégies d’affrontement dépend largement de la nature du stimulus qui génère le stress, ainsi que des circonstances dans lesquelles il se produit. Certains sont favorables à des réponses plus constructives, d’autres non.


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Ruiz, E. B., Maldonado, S. I. M., Valero, C. Z. V., Rodríguez, A. S., & Escobar, G. G. (2014). Emociones, estrés y afrontamiento en adolescentes desde el modelo de Lazarus y Folkman. Revista Intercontinental de Psicología y Educación, 16(1), 37-57.


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