Quand se plaindre vous plonge dans une spirale infernale

29 novembre 2015 dans Curiosités 2 Partagés

S’il existe une solution à ton problème, pourquoi te plains-tu ? S’il n’en a pas, pourquoi te plains-tu ?

(Proverbe oriental)

Combien de fois par jour vous plaignez-vous ? Arrêtez-vous quelques instants et réfléchissez-y…

Chacun de nous a en général quelques plaintes en soi qui n’attendent qu’à sortir. Nous nous plaignons du travail, de notre conjoint, d’un ami, du dernier restaurant auquel nous sommes allés… La liste est encore longue.

Dans notre société, se plaindre est devenu une addiction. Cependant, une fois que nous avons évacué tout ce qui ne nous paraissait pas bien, nous retournons à notre routine, tandis que la plainte disparait peu à peu dans l’oubli.

Cependant, certaines personnes font de la plainte leur style de vie. Il ne se passe pas une journée sans qu’elles ne trouvent pas quelque chose sur lequel se lamenter.

Ainsi, certains se plaignent occasionnellement pour se libérer (comme une valve d’échappement), tandis que d’autres se plaignent quotidiennement, rendant ce comportement indispensable à leurs vies. De cette façon, focalisons-nous aujourd’hui sur l’aspect négatif.

Si l’on y réfléchit, la spirale infernale des plaintes ne vous mène nulle part. Au contraire, elle vous paralyse. Le psychologue Joan Garriga affirme même que « se plaindre diminue l’espérance de vie« .

Se plaindre ne permet pas de changer une situation, ni une personne ou une chose. Cela ne fait que relever que la réalité ne vous convient pas.

Se plaindre ne résout rien. Certes, si cela est occasionnel et vous permet de vous libérer, le résultat est efficace. En revanche si cela devient répétitif dans le temps, cela ne vous apportera aucune solution.

Peut-être croyez-vous que parce que vous vous plaignez beaucoup les situations paraitront différentes ? Ou que tout se résoudra comme par magie ?

Parfois, se plaindre révèle également un manque de responsabilité face aux personnes et aux situations, et permet de se placer en victimes.

Nous sommes certains que dans votre entourage il y a une personne qui se plaint de sa situation mais qui ne fait rien pour la changer. Au contraire, elle ne fait que parler d’elle et se focalise sur le négatif, sans chercher aucune solution ni alternative.

Il faut bien retenir que lorsque vous vous plaignez, vous accusez les autres ou les circonstances de votre malheur. Vous n’assumez aucune responsabilité, comme si votre bien-être dépendait de l’extérieur. Vous vous placez alors en victime de votre réalité.

Se plaindre c’est refuser d’accepter que vous avez du pouvoir, c’est s’empêcher d’accepter et d’assumer la réalité, c’est rester paralysé et geler le futur.

De plus, lorsque quelqu’un a pour habitude quotidienne de se plaindre, c’est parce que derrière elle se cache un certain bénéfice. Il convient donc d’observer ce qui se cache derrière ces plaintes et d’identifier ce besoin caché.

En vous plaignant, vous montrez que les choses ne se sont pas passées comme vous l’auriez souhaité, ou que l’autre n’a pas agit comme vous l’espéreriez, et vous demandez que ces choses soient résolues.

Cependant, une plainte ne se résout pas de l’extérieur, mais à l’intérieur de chacun d’entre nous.

Rien ne sert de se plaindre si derrière vous ne faîtes pas tout pour trouver des solutions ou des alternatives. Parfois, il suffit juste de vous poser, d’observer et de comprendre ce qu’il vient de se passer.

Il est de votre décision d’orienter votre énergie soit pour vivre, soit pour mourir à petit feu.

Le fait de se demander de façon sincère pourquoi vous vous plaignez autant vous permettra de découvrir ce besoin enfoui en vous.

Aujourd’hui, il existe une initiative sur Internet qui propose d’arrêter de se plaindre pour des petites choses quotidiennes. Les auteurs de ce mouvement, Thierry Blancpain et Pieter Pelgrims, expriment l’importance des bénéfices obtenus lorsque vous arrêtez de vous plaindre durant un mois.

Selon eux, vous serez non seulement plus heureux, mais vous apprendrez également à communiquer avec votre entourage.

Et vous ? Pourriez-vous passer un mois entier sans vous plaindre ? Si nous sommes capables de découvrir notre liberté dans l’esclavage, nous pouvons également trouver notre bonheur ou notre bien-être sous la couverture de la victimisation.

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