Rien n’aide plus une femme à se sentir belle que de croire qu’elle l’est

17, mars 2017 dans Emotions 193 Partagés

Se trouver belle ou pas, c’est une notion personnelle abstraite liée à de nombreux aspects. Une femme se considère belle lorsqu’elle interprète subjectivement qu’elle possède la santé physique, la sensualité et la symétrie. Se croire et se sentir belle produit chez la femme des sentiments d’attraction et de bien-être émotionnel.

La caractérisation d’une femme comme belle, que ce soit de façon individuelle ou par consensus de la communauté, se base souvent sur une combinaison de beauté intérieure, qui inclut les facteurs psychologiques, et de beauté extérieure, qui inclut les facteurs physiques. La beauté extérieure se mesure généralement sur la base de l’opinion générale ou le consensus d’un groupe de personnes. En revanche, la beauté intérieure, elle est plus difficile à quantifier.

L’image que l’on a de notre corps est une représentation mentale du corps, de sa forme et de sa taille. Elle est influencée par des facteurs historiques, culturels, sociaux, individuels et biologiques qui changent avec le temps. Les normes culturelles sur l’idéal de beauté jouent un rôle important dans la relation établie entre l’apparence physique et l’estime d’elle-même de la femme.


La beauté ne rend pas heureux-se celui/celle qui la possède, mais celui/celle qui peut l’apprécier.


Il dépend de vous de vous sentir belle

Garner a mené une étude traditionnelle auprès d’un échantillon communautaire de 4000 personnes. Les résultats tirés de cette étude sont les suivants ; il a été observé que 56% des femmes n’étaient pas satisfaites de leur apparence physique, que 89% voudraient perdre du poids, et que 15% avaient testé plusieurs régimes pendant au moins cinq ans.

Le fait que 89% des femmes veuillent perdre du poids montre l’aspect inaccessible et fictif des mesures de la beauté féminine. Pour des raisons génétiques et biologiques, il existe de nombreux types de beauté. Si on se compare à des formes dont seulement 10% de la population peut disposer pour des questions biologiques, nous serons toujours « moches ». Ainsi, des femmes présentant les formes « idéales » pour la mode peuvent elles aussi montrer de l’insatisfaction physique, comme par exemple Irina Shayk, qui a confié qu’elle en arrivait parfois à se sentir moche et peu sûre d’elle.

Les femmes qui ne se sentent pas belles développent un style d’affrontement émotionnel passif quand elles font face à leur image. En revanche, l’affrontement émotionnel actif se réfère aux actes que l’on mène pour atteindre le contrôle de la situation. Ce style serait associé à l’activation physiologique destinée à permettre que nos recours se mettent en marche, par exemple, pour contrecarrer le stress.

Des études récentes menées à ce sujet ont démontré que l’indice de masse corporelle d’une femme n’influence pas autant que la perception qu’elle a de son image. C’est pourquoi une femme ayant des formes répondant à la norme qui réalise un affrontement passif de son corps ne se sentira sûrement pas belle. En revanche, une femme ayant des formes moins « publicitaires » qui, elle, réalise un affrontement actif de son corps, se sentira sûrement plus belle, en raison du fait qu’elle aura une perception plus grande de son efficacité.


« Chaque chose a sa beauté, mais tout le monde ne peut pas la voir. »

– Confucius –


L’image de soi et la beauté

Aujourd’hui, le canon de beauté occidental a tendance à se caractériser par l’extrême maigreur, et à être élevé au rang de modèle de l’image physique féminine. Cet idéal de beauté est aussi inaccessible qu’excessif, mais pourtant accepté et intégré par beaucoup de femmes, ce qui a une influence négative sur leur image d’elles-mêmes.

C’est à la fin de l’enfance et pendant l’adolescence que la comparaison sociale a une influence dans le développement de l’image de soi. Les femmes qui n’ont pas le « corps idéal » que la publicité et les médias nous vendent risquent davantage de s’inquiéter et de souffrir du fait de leur aspect physique ; cela les pousse à alimenter une image négative d’elles-mêmes.

Nous développons notre image de nous-même au travers de l’interaction avec les autres. L’environnement au sein duquel on évolue joue un rôle très important. Si tous les jours, via les médias et la société, les femmes s’entendent dire à quoi doit ressembler leur corps, leur image d’elles-mêmes se verra diminuée si elles n’arrivent pas à contrôler leurs ressources et leurs forces.

En plus de la beauté extérieure, il existe aussi la beauté intérieure, parfois oubliée. Une personne peut avoir l’air et se sentir plus attirante pour ses caractéristiques psychologiques internes, telles que la congruence, l’élégance, l’enchantement, la grâce, l’intégrité, l’intelligence, la personnalité et la sympathie. Ainsi, en définitive, percevoir notre efficacité fera que l’on se sentira plus belles.


« La beauté qui attire rarement coïncide avec la beauté qui charme. »

– Ortega y Gasset –


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