Rhombencéphale : structure et fonctions

· 19 mai 2019
Savez-vous ce qu'est le rhombencéphale ?

Divisons le cerveau en différentes parties afin d’essayer de mieux comprendre son fonctionnement et son développement. L’une d’elles est le rhombencéphale, une région qui provient de la vésicule embryonnaire primaire.

Lorsque nous parlons de rhombencéphale, nous faisons référence au cerveau postérieur. Il s’agit de la structure qui, tout au long de son développement, donnera vie à d’autres sous-structures, chargées de réaliser différentes fonctions essentielles à l’organisme.

À travers ce texte, nous allons vous montrer quelle est sa structure, comment se déroule le processus de différenciation et quelles sont les fonctions de cet incroyable centre. Commençons l’exploration !

rhombencéphale

Différenciation du rhombencéphale

Pour commencer, il faut comprendre l’origine du rhombencéphale. Pour cela, il est important d’expliquer ce qu’est la différenciation. Selon Bears Connors et Paradiso, auteurs du livre Neuroscience. L’exploration du cerveau, il s’agit d’un processus au cours duquel les structures deviennent plus complexes et se spécialisent au niveau de leurs fonctions.

La première étape dans la différenciation de l’encéphale est le développement de trois vésicules primaires du tube neural, qui viennent de l’extrême rostral.

La partie la plus rostrale des vésicules primaires est le prosencéphale ou cerveau antérieur; la vésicule située derrière le prosencéphale porte le nom de mésencéphale et la partie la plus caudale des vésicules serait le rhombencéphale ou cerveau postérieur, qui se connecte à son tour à la partie caudale du tube neural. 

Différentes structures

Le rhombencéphale se forme donc au cours du développement embryonnaire. Il le fait à travers de segmentations transversales que l’on appelle des rhombomères, des compartiments qui permettent de créer des groupes cellulaires qui vont se développer de façon distincte. Ils vont aussi s’occuper de différentes fonctions. Le rhombencéphale se différencie en trois structures essentielles :

  • Cervelet. Il s’unit au tronc cérébral à travers un pont. Il s’agit du centre de contrôle du mouvement fondamental pour notre organisme. Le cervelet dérive de la portion rostrale.
  • Pont. C’est une partie du rhombencéphale rostral. Il se trouve avant le cervelet et le quatrième ventricule.
  • Bulbe rachidien ou moelle allongéePar rapport au pont et au cervelet, il se trouve en position caudale. Il vient de la portion caudale.

À l’étape des vésicules, le rhombencéphale rostral en section transversale a une forme de tube. Ensuite, le tissu de la paroi dorso-latérale du tube s’allonge vers le côté rostral et médial, jusqu’à fusionner avec le côté opposé. La paroi ventrale du tube, elle, se dilate pour former le pont ou la protubérance.

Par ailleurs, des changements ont lieu dans la différenciation de la moitié caudale du cerveau postérieur, dans le bulbe rachidien, même s’ils sont moins accentués. D’un côté, les parois se dilatent et le toit est recouvert de cellules épendymaires non neuronales. De l’autre, sur toute la superficie ventral de chaque côté de la moelle allongée ou bulbe rachidien, nous retrouvons les systèmes de substance blanche.

Finalement, en ce qui concerne le liquide céphalo-rachidien et le creux qu’il occupe, il faut savoir que ce dernier va se transformer en quatrième vésicule.

Fonctions du rhombencéphale

Le cerveau postérieur a différentes fonctions. Les voici :

  • Il s’agit d’un lieu de transit fondamental pour l’information, du prosencéphale à la moelle épinière et vice-versa. Par exemple, de systèmes de substance blanche.
  • Ses neurones collaborent dans le traitement de l’information sensorielle.
  • Les neurones du rhombencéphale contribuent au contrôle du mouvement volontaire. Ils aident aussi à réguler le système nerveux autonome.
  • Le cervelet, aussi appelé petit cerveau, régule le mouvement comme s’il s’agissait d’un centre de contrôle. Il reçoit aussi des entrées d’axones massives, qui viennent de la moelle épinière et du pont. Par ailleurs, il se charge de comparer les informations qui arrivent et calcule les séquences des contractions musculaires, essentielles au bon fonctionnement du mouvement.
  • Le bulbe rachidien se charge de mener l’information somatique de la moelle épinière vers le thalamus. Il doit aussi contrôler les mouvements de la langue. Enfin, il est associé aux fonctions sensorielles du toucher et du goût.
  • Les axones des nerfs auditifs se chargent de faire circuler l’information des oreilles aux noyaux cochléaires du bulbe. Les noyaux projettent alors les axones vers différentes structures. Parmi elles, nous retrouvons le tectum du mésencéphale.

Les entrées qui proviennent de la moelle épinière apportent des informations sur la position spatiale du corps. Celles du pont se chargent de faire circuler les informations du cortex cérébral et de spécifier la finalité du mouvement.

rhombencéphale

 

Possibles affections associées au rhombencéphale

Si le développement cérébral ne se fait pas de façon adéquate, le rhombencéphale peut en être affecté, tout comme ses fonctions. Or, celles-ci sont vitales pour notre survie. Voyons d’autres affections possibles :

  • Des lésions au niveau du rhombencéphale peuvent provoquer des problèmes de mouvement, comme des mouvements non coordonnées et inexacts (par exemple, ceux de l’ataxie).
  • S’il y a une lésion au niveau des noyaux cochléaires, la personne pourrait devenir sourde.
  • Problèmes liés au toucher et au goût.
  • Syndromes de Dandy Walker et d’Arnold Chiari, qui dérivent d’un développement anormal du rhombencéphale.
  • Vomissements, faiblesse, problèmes de respiration et de circulation.
  • Rhombencéphalitis, c’est-à-dire une inflammation du rhombencéphale provoquée par différents facteurs.

Le rhombencéphale est donc une partie fondamentale de notre organisme. À travers ses fonctions motrices, sensorielles et viscérales, il aide à le réguler. Les conséquences de certaines failles ou de sa non présence peuvent gravement affecter notre survie.

 

 

  • Bear, M. F. Connors, B. W., Paradiso, M.A., Nuin, X. U., Guillén, X. V. & Sol Jaquotot, M. J. (2008). Neurociencias: la exploración del cerebro. Wolters Kluwer/Lippincott Williams & Wikins.
  • Kandel, E.R; Schwartz, J.H. & Jessell, T.M. (2001). Principios de neurociencia. Madrid: McGrawHill Interamericana.