Oublis et pertes de mémoire : quand commencer à s’inquiéter ?

7 juin 2015 dans Psychologie 9 Partagés

Le fait d’oublier certaines choses est tout à fait normal et peut arriver à tout le monde, mais plus nous vieillissons, plus les oublis peuvent devenir plus fréquents.

Parfois, outre l’oubli en lui-même et ses répercussions plus ou moins importantes sur notre vie, il arrive que les causes de ces oublis nous préoccupent.

L’oubli, aussi commun que fréquent, est à la fois un signe de bon fonctionnement de notre mémoire, et un élément d’inquiétude, car nous pouvons penser que nous sommes en train de développer une maladie mentale comme Alzheimer.

Dans cet article, nous allons analyser la différence entre un oubli normal, quotidien (qui n’est le symptôme d’aucune maladie grave), et la perte de mémoire qui apparaît dans les premiers stades de certaines maladies mentales.

Pourquoi je perds la mémoire ?

Les oublis sont généralement le fruit de la vie quotidienne, car notre mémoire travaille constamment tout en s’habituant à la routine qui domine nos vies.

Lorsque notre routine change, les événements nouveaux prennent le dessus, et notre cerveau relègue au second plan les éléments plus anciens.

Faire les courses est un bon exemple. En effet, si nous changeons notre liste et achetons de nouveaux produits, ceux que nous achetions avant sont chassés de notre mémoire à court terme.

C’est ainsi qu’il nous arrive d’oublier des ingrédients qui étaient et qui sont toujours essentiels.

Ne pas se souvenir d’un visage, d’un nom, ou de ce que nous voulions acheter entre dans la catégorie des oublis courants, mais si nous oublions complètement d’aller faire les courses, nous pouvons alors parler de perte de mémoire…

La perte de mémoire est liée à différents facteurs, tels que:

– Le stress aigu

– La dépression

– La ménopause

– Les traumatismes crâniens

– L’abus de drogues ou d’alcool

– Les maladies comme l’hypertension

– Le cholestérol élevé

– Certains troubles hépatiques

– Les troubles de la thyroïde

Quand dois-je commencer à m’inquiéter ?

Dans la suite de cet article, nous allons vous exposer en détail la symptomatologie qui peut être source d’inquiétude : 

• Ne plus être capable de résoudre certains problèmes ou de prendre certaines décisions comme avant.

• Être en proie à la confusion en ce qui concerne les jours et les lieux, lorsque notre cerveau utilise notre mémoire à long terme et des situations passées au lieu d’utiliser notre mémoire à court terme.
C’est l’exemple classique d’une personne retraitée depuis longtemps qui soudain commence à s’habiller le matin pour aller au travail.

• Les changements soudains de tempérament et de personnalité.

• Ne plus se souvenir des lieux que nous venons de visiter ou des actions que nous venons de réaliser, tout particulièrement si ces actions requéraient une bonne dose d’attention.

Il est normal que l’exécution des procédés automatisés, comme le fait de conduire, crée des lacunes dans la mémoire au moment où nous réalisons ces actions, car la partie cognitive de notre cerveau travaille sur d’autres éléments.

• Présenter des problèmes avec de nouveaux mots que ce soit à l’écrit ou à la lecture.

• Avoir des difficultés à réaliser certaines tâches avec lesquelles nous étions très à l’aise.

• Se perdre ou se sentir confus quand nous réalisons un parcours habituel ou lorsque nous passons par des chemins que nous empruntons quotidiennement.

La mémoire à court terme

Comme vous avez pu le déduire, la mémoire à court terme est la clé pour faire la différence entre oublis, pertes de mémoire, et maladies cognitives dégénératives comme Alzheimer. 

Si vous remarquez que de manière répétitive votre cerveau utilise votre mémoire à long terme pour analyser des informations récentes plutôt que d’utiliser la mémoire à court terme et la référence logique qui en découle, vous devez absolument consulter votre médecin.

Si vous avez oublié d’acheter du lait ce matin, essayez simplement de faire plus d’exercice physique pour bien oxygéner votre cerveau (au moins 30 minutes par jour), et de pratiquer une activité qui stimule votre cerveau comme la lecture, jouer aux échecs, résoudre des mots croisés, ou faire des calculs mentaux.

Mais n’oubliez surtout pas qu’il est très important de réduire le stress présent dans votre vie de tous les jours. Toutes ces clés vous aideront à maintenir une bonne activité cérébrale et une mémoire « fraîche ».

Que faire?

En résumé, certains oublis peuvent être catalogués comme « normaux » (par exemple, où est-ce que j’ai laissé mes clés ou ce document ?) et trouvent leur origine dans l’empressement, la vie agitée et les préoccupations qui l’accompagnent, les distractions et la fatigue.

 Ce type d’oublis, en général, n’a rien de grave. Vous n’avez donc pas de quoi vous inquiétez.

Au contraire, il existe des situations auxquelles nous devons être attentifs et qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Si nous commençons à remarquer que nous ne nous rappelons plus de ce que nous avons mangé la veille, le nom du livre que nous venons de lire, ou si nous avons complètement oublié un rendez-vous important prévu depuis longtemps, il est temps d’aller consulter un médecin.

La perte de mémoire ne veut pas forcément dire que nous sommes en train de développer la maladie d’Alzheimer ou une autre maladie dégénérative.

Toutefois, si nous observons ce type de symptômes aussi bien chez nous que chez un membre de notre famille, le mieux est de consulter un spécialiste.

Ce dernier déterminera si nous souffrons d’un processus dégénératif à un stade primaire, ou s’il s’agit tout simplement de pertes de mémoire que nous pouvons guérir grâce à un traitement approprié.

Image avec l’aimable autorisation de Christian Bucad 

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