Nier…ou accepter

· 7 avril 2015

L’acceptation est une porte magique qui se ferme face aux problèmes et qui s’ouvre face aux opportunités. (Rafael Hernampérez)

Nier pour éviter la réalité

Tout au long de notre vie, nous sommes forcés de faire face à beaucoup d’expériences douloureuses telles que la maladie, la mort, les désillusions ou encore les séparations.
La souffrance provoquée par ces expériences est déjà conséquente, mais si en plus on se met à nier, on s’ajoute alors une part de souffrance superflue et on dont on se passerait aisément.

Nier, c’est ne pas voir la réalité, c’est être envahi par des sentiments comme la rage, le dégoût, le rejet ou l’indignation, autrement dit par un mouvement émotionnel qui nous fait perdre notre calme et nous ôte toute lucidité.

La négation provoque une tourmente émotionnelle, et dans ces conditions, il est difficile d’entrevoir la solution adéquate, car c’est comme si cette émotion s’accentuait au fur et à mesure que l’on prend conscience de ce qu’il se passe ou d’une nouvelle que l’on vient d’apprendre.
Et si on ne fait rien pour gérer cela, il sera alors bien difficile d’avancer.

Non seulement la négation accentue la souffrance, mais en plus, elle réduit les chances de trouver une solution ou une réponse adéquate à la situation désagréable à laquelle on fait face.
En effet, nier, c’est s’empêcher d’analyser clairement la situation dans laquelle on se trouve, mais aussi de mettre en place une solution, du fait des émotions que provoque un comportement négatif.

Par conséquent, non seulement la négation fait d’autant plus souffrir, mais à cause d’elle on ne parvient pas à trouver une solution au problème qui se pose à nous.

Le rejet et la négation sont des réactions tout à fait naturelles étant donné que tout être vivant a généralement tendance à s’éloigner de ce qui peut lui être nuisible pour se concentrer sur ce qui lui fait du bien.

Ces réactions surgissent lorsqu’un événement que l’on aurait préféré ne jamais vivre se produit, et sur lequel on ne peut avoir aucun contrôle puisque tout ce que l’on peut faire dans ces cas-là si l’on veut aller de l’avant, c’est trouver une solution.

On gaspille donc notre énergie à s’investir dans le conflit interne qui fait rage en nous plutôt que de chercher quel est le chemin menant à la solution et de s’y orienter.

L’acceptation, c’est une attitude du présent 

Si on ne nie pas, alors on s’engage vers l’acceptation, celle qui nous permettra de voir la réalité du présent telle qu’elle est, de la reconnaître, et ne faire qu’un avec elle.
Même si on a longtemps nié un événement, on peut se faire rattraper par le caractère immuable de celui-ci pour finalement se rendre compte que nier ne sert à rien.

Pour autant, l’acception est un processus progressif, qui met souvent un certain temps avant de se mettre en place.

Lorsque l’on accepte, on ne souffre plus, et si on en est capable, on peut même se sentir en harmonie avec ce qui a pu nous faire souffrir, considérant alors cet événement comme un point de départ et une opportunité de s’enrichir, alors qu’auparavant il n’était pour nous qu’un problème sans issue .
Acceptons, et de cette manière, le changement sera alors possible, car on favorisera notre compréhension des choses.

En adoptant une philosophie qui consiste à voir les choses telles qu’elles sont, et faire de la réalité son alliée, on se verra parfois forcé d’abandonner certains projets imaginés pour le futur, ou de se détacher de certaines personnes ou de certaines choses, mais cela sera nécessaire si on veut continuer à avancer.

Pour finir, nous vous laissons sur un vieux proverbe : « ce à quoi l’on résiste, persiste ».
En effet, c’est seulement à partir du moment où on commence à accepter les choses, qu’elles changent.