Et comme je ne savais pas que c’était impossible, je l’ai fait

· 29 août 2015

Il était une fois, deux enfants qui faisaient du patin à glace sur un lac gelé. Ce soir-là, le ciel était couvert et il faisait froid, mais les enfants jouaient sans s’inquiéter. Soudain, la glace se brisa, et l’un des deux enfants tomba dans l’eau. L’autre enfant, voyant que son ami se noyait sous la glace, prit alors une pierre, se mit à frapper de toutes ses forces sur la glace jusqu’à la rompre, attrapa son ami et le sauva.

Quand les pompiers arrivèrent et virent ce qu’il s’était passé, ils se demandèrent comment l’enfant avait bien pu faire pour sauver son ami, la glace étant très épaisse.

– Il n’a pas pu briser la glace seulement avec cette pierre et ses si petites mains, affirmèrent-ils.

A cet instant, un vieil homme apparut et dit :

– Moi, je sais comment il a fait.
– Ah ? Comment ?
– Il n’y avait personne à côté de lui pour lui dire qu’il ne pouvait pas le faire.

Combien d’entre vous avez déjà abandonné à mi-chemin juste parce que quelqu’un vous a dit que vous n’y arriveriez pas, et que vous n’atteindriez pas votre objectif?

Nous avons tous déjà vécu cette situation,  dans différents domaines.

J’ai connu de grandes peines. Nos professeurs, nos parents, nos frères et soeurs, nos amis, tous s’obstinent à faire de nous quelqu’un de complet, mais c’est pourtant tout à fait inutile.

Mes mots sont durs, je sais, mais j’ai trop de fois vu un regard compatissant face à un effort vain.

Il y a une multitude de choses que l’on n’aura jamais fait au cours de notre vie car quelqu’un nous a dit qu’on n’y arriverait pas, et on a fait l’erreur de le croire.

Il y a tant d’opportunités que l’on n’a pas su saisir, juste parce qu’on « savait » par avance qu’on n’atteindrait pas notre objectif.

Il y a mille et une façons de décourager quelqu’un, toutes aussi douloureuses les unes que les autres.

Combien de fois avons-nous pu entendre « je ne vais pas y arriver », « ne perds pas de temps avec ça »?

La plupart du temps, ce sont des choses plus subtiles, telles que des regards de compassion, de moquerie, de désespoir et d’incompréhension face à l’effort démesuré que petits et grands héros réalisent afin d’obtenir ce qu’ils veulent.

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Certains pensent qu’il ne réussiront jamais à apprendre une langue, à vaincre leur timidité, à remporter un trophée ou encore à apprendre à conduire.

Et souvent, les prémonitions les plus destructrices et fatales, proviennent de la famille ou de l’école.

C’est grâce à ces deux grands piliers de nos vies que l’on se développe, laissant libre cours à notre capacité à nous surpasser.

Autrement dit, quand on est enfant, ce que les autres nous disent entraîne soit un frein, soit une stimulation, mais conforme également notre identité et l’image qu’on a de nous-même.

De plus, en partant du principe que l’on reproduit les schémas comportementaux qui nous ont été inculqués par nos pairs, on a probablement nous aussi déjà cru que quelqu’un ne réussirait pas quelque chose.

Finalement, on finit souvent par devenir l’assassin des rêves de l’autre (même si on sait que ça fait mal, et même si on essaie pourtant de faire autrement).

En fait, si ça ne se fait pas d’une façon, ce sera d’une autre. Comme le disait Edison, « ceux qui disent que c’est impossible ne devraient pas gêner ni interrompre ceux qui essaient ».

On peut faire ce qu’on aime si on s’en donne les moyens. Certes, aimer, ce n’est pas pouvoir, mais ça aide, et c’est le seul moyen d’y arriver.

Nous cassons tous notre glace pour nous sauver d’une mort sûre.

La force de se relever mille et une fois après être tombé mille fois et de garder le sourire, réside en chacun d’entre nous. On a tous le courage d’affronter la souffrance, et de recoller les morceaux que les autres ont cassé.

Ceux qui ont poursuivi un objectif savent que la première étape consiste à se fixer des buts, la deuxième est de faire la sourde oreille face aux assassins de rêves, et la troisième étape est d’atteindre un point de non-retour.

Le point de non-retour, c’est ce moment où on n’a plus d’autres choix que d’y arriver.

Si on le veut, on peut régler nos comptes, car comme le disait Sénèque, « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que l’on n’ose pas. C’est parce qu’on n’ose pas que les choses sont difficiles ».

Alors, si vous voulez aller là où la majorité des personnes ne s’aventurent pas, vous devez faire quelque chose que les autres ne font pas : y croire !