Lorsque nous nous critiquons nous-mêmes

29, mars 2015 dans Psychologie 0 Partagés
La personne la plus influençable avec qui vous parlerez toute la journée est vous. Faites donc attention à ce que vous vous dites” (Zig Ziglar)
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Savoir nous arrêter et réfléchir sur qui nous sommes et sur comment nous agissons est un signe de maturité.
Bien que nous nous critiquons tous de temps à autre, savoir comment le faire constitue un facteur important qui contribue à ce que nous soyons bien dans notre corps et dans notre esprit.

Qu’est-ce que l’autocritique?

Le terme autocritique peut être défini comme le jugement critique qu’une personne porte sur ses propres œuvres ou comportements.
Mais au-delà de cette définition, l’autocritique est un concept qui s’apparente à celui de l’épée de Damoclès. En effet, si critiquer de manière pertinente peut nous aider à grandir et à devenir de meilleures personnes, le fait de se focaliser sur les aspects négatifs de l’autocritique n’est en rien constructif, et peut s’avérer destructeur surtout dans le domaine des relations sociales.

L’autocritique saine et l’autocritique négative

L’autocritique saine est la pratique qui consiste à être conscients de nos propres échecs et de nos propres erreurs, à les assumer et à essayer de les corriger, ou du moins, à essayer de les atténuer dans la mesure du possible. 

Il s’agit de réaliser une autoévaluation aussi bien des points positifs que des points négatifs qui résultent de nos activités, de nos pensées ou encore de nos sentiments.
À travers cette technique, nous entamons un processus d’apprentissage qui a pour but d’améliorer cette caractéristique qui nous déplait. Évidemment, ce concept est étroitement lié au dépassement de soi. 

L’autocritique saine constitue un instrument très important pour apprendre à mieux nous connaître, et à construire une meilleure estime de nous-mêmes.
Ainsi, se critiquer soi-même est non seulement indispensable, mais aussi utile. Toutefois, il faut l’utiliser comme une forme d’apprentissage, et ne pas la confondre avec l’autocritique pathologique et dépréciative qui juge, culpabilise, et trouve des erreurs impardonnables dans toutes nos actions.

Elle est cette petite voix intérieure qui nous attaque et nous juge de façon continue comme si nous entretenions une romance malsaine avec nous-mêmes. La différence entre ces deux formes d’autocritique réside dans le sentiment et la conduite qui en découlent.

Lorsque nous nous autocritiquons de façon saine et positive, nous nous autorisons à grandir, mais au contraire, lorsque nous nous autocritiquons de façon destructive nous nous condamnons, favorisant ainsi le développent d’une faible estime de nous-mêmes.

Il se peut que si nous prenions le temps de nous arrêter pour écouter ce que nous avons à nous dire, et observer l’état de notre langage interne, nous nous rendrions compte du mauvais traitement que nous nous infligeons à nous-mêmes la plupart du temps.

Plutôt que nous placer sous le fouet de l’autocritique négative qui nous maintient prisonniers avec des sentiments de culpabilité et de vengeance, nous devrions accepter nos erreurs et les percevoir comme un apprentissage, une passerelle vers le dépassement de nous-mêmes.

Nous devons apprendre à devenir notre propre meilleur ami, car nous tombons trop facilement dans le piège de devenir notre pire ennemi (Roderick Thorp)
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Image avec l’aimable autorisation de Félix Holland