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L'homme aux loups, un cas de psychanalyse

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Avez-vous déjà entendu parler du cas connu sous le nom de l'Homme aux loups ?
L'homme aux loups, un cas de psychanalyse
Dernière mise à jour : 15 mars, 2019

Le cas de Sergeï Constantinovitch Pankejeff est entré dans l’histoire sous le nom de L’Homme aux loups. Il est au coeur de l’ouvrage Extraits de l’histoire d’une névrose infantile rédigé par Freud. Il s’agit là de l’un des cas les plus paradigmatiques de la psychanalyse, puisqu’il soulève de nombreuses thèses freudiennes.

Sergeï Pankejeff, l’homme aux loups, s’est rendu au cabinet de Freud à l’âge de 23 ans. Le père de la psychanalyse l’accompagna pendant quatre ans, de 1910 à 1914. Le patient venait de Russie. Il était le fils d’une femme excessivement préoccupée par sa santé physique et d’un homme souffrant hyperactif et dépressif.

Un de ses oncles paternels souffrait de paranoïa et vivait comme un sauvage parmi les animaux. Un autre avait pris part à un scandale prétendant que la petite amie de son fils se marierait de force avec lui. D’autre part, un de ses cousins ​​avait également des illusions de persécution. En résumé, l’histoire de cet homme était très instable.

Fond immédiat

Quand Sergeï avait 15 ans, sa sœur unique, plus âgée de deux ans, se suicida. Un an plus tôt, il présentait déjà de graves symptômes de dépression. Quelques années plus tard, le père de Sergei mit fin à ses jours à son tour.

Vers l’âge de 17 ans, Pankejeff contracta la gonorrhée suite à une relation avec une prostituée. Par la suite, il connût plusieurs épisodes dépressifs et fût interné dans plusieurs cliniques. On lui diagnostiqua des troubles maniaco-dépressifs.

Parallèlement, il développa de graves problèmes de santé physique. En particulier, une constipation chronique et d’atroces troubles gastro-intestinaux. Lorsqu’il arriva à sa consultation avec Freud, il était très faible. Au début, il était assez hermétique. Il avait l’air de ne pas se soucier de la psychanalyse, bien qu’il suivait tout ce qui lui était prescrit.

Pour le sortir de sa passivité et le motiver, Sigmund Freud décida de lui annoncer l’arrêt des consultations pour les mois suivants. Un lien s’était déjà établi entre les deux. Ce fût suite à cette annonce que Sergeï se mit à s’investir dans la thérapie.

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L’homme aux loups

Ce fût grâce à un rêve de Sergeï impliquant des loups que le cas fût baptisée L’homme aux loups. En effet, Freud commença à élucider toute la dynamique inconsciente de Sergeï. En réalité, le patient avait fait ce rêve à l’âge de 4 ans et demi. Or, cela lui laissa une forte impression tout au long de sa vie.

Dans ce rêve, il voyait la fenêtre de sa chambre s’ouvrir toute seule. C’était l’hiver. Sur les branches d’un énorme noyer, il y avait six ou sept loups blancs. Ils avaient de grandes queues, comme des renards, et redressaient leurs oreilles, comme des chiens. Les animaux étaient immobiles et le regardaient avec insistance. L’enfant eût peur et se réveilla en criant, avec le sentiment que son rêve était bien réel. Sergeï dessina son rêve à Freud.

En effet, en psychanalyse, les rêves sont comme des hiéroglyphes qu’il faut déchiffrer. Les éléments qui y figurent sont symboliques. Donc, à partir des expériences qui entourent le patient, vous pouvez établir des liens qui donnent un sens au contenu du rêve. C’est ce que Freud fit des années après, avec l’homme aux loups.

La névrose infantile

À partir de ce rêve, Freud s’engagea sur le voie des expériences vécues par son patient dans son enfance. Il découvrit que ce dernier fût témoin des relations intimes de ses parents à l’âge d’un an. À partir de cette information, Freud conceptualisa la “scène primordiale”. De plus, il apprit aussi que l’homme aux loups avaient connu des expériences sexuelles infantiles avec sa sœur. Par ailleurs, le petit Sergeï avait été séduit, puis rejeté par sa nourrice.

En outre, Freud constata qu’il entretenait une histoire obsessionnelle avec la religion. Il priait pendant plusieurs heures et embrassait les figurines des Saints avant de se coucher. Cependant, il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir très mal pour ce qu’il faisait et ce en quoi il croyait.

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Après avoir passé en revue toutes ces expériences en détail, Freud conclut que l’homme aux loups était un cas d’homosexualité refoulée. Selon lui, après cette psychanalyse, Sergei fût guéri.

Toutefois, après la Première Guerre mondiale, un autre psychanalyste analysa le patient. Plus tard, il publia une autobiographie dans laquelle il déclara, que cela soit vrai ou non, qu’il avait inventé le rêve des loups. Réinterprétée des centaines de fois au cours de l’Histoire, l’affaire continue de susciter la controverse.

 

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.