Les six sages aveugles et l’éléphant : un conte pour valoriser les opinions des autres

29 juin 2019
Valorisez-vous les opinions des autres ? Prenez-vous en compte les points de vue qui diffèrent du votre ? Le conte que nous vous présentons ici invite à la réflexion sur ce sujet.

Il n’est pas toujours simple de valoriser les opinions des autres. Lorsque ces opinions heurtent nos propres opinions, nous avons tendance à donner la priorité à nos propres idées, parce qu’elles nous semblent plus justes.

La conséquence de cela est la suivante : nous devenons intransigeant et nous refusons d’analyser la façon dont les autres perçoivent la réalité. Ce comportement nous appauvrit.

Parmi les différentes raisons pour expliquer ce comportement, figurent la volonté d’avoir raison : même si nous le nions, nous aimons tous avoir raison.

Nous pouvons seulement avoir raison si nous prenons le risque de nous tromper.

Afin d’ouvrir les yeux sur un comportement si commun, nous vous proposons de découvrir ici un conte qui vous aidera à comprendre l’importance de valoriser les opinions des autres. Lisez-le avec attention.

Le conte des six sages aveugles et de l’éléphant

oiseaux volant entre deux arbres en forme de tête

Il était une fois six hommes sages qui vivaient dans un petit village. Les six sages étaient aveugles.

Un jour, quelqu’un ramena un éléphant au village. Face à une telle situation, les six hommes cherchèrent un moyen de savoir à quoi ressemblait un éléphant, puisqu’ils ne pouvaient pas le voir.

– Je sais, dit l’un d’entre eux. Palpons-le !

– Bonne idée, dirent les autres sages… Nous saurons ainsi à quoi ressemble un éléphant.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le premier sage palpa l’une des grandes oreilles de l’éléphant. Il la palpa lentement vers l’avant et vers l’arrière.

– L’éléphant ressemble à un grand éventail, dit le premier sage.

Le deuxième sage qui tâtonnait près des pattes de l’éléphant, s’exclama : « Un éléphant, c’est comme un arbre ! »

– Vous vous trompez tous les deux, dit le troisième sage qui, après avoir examiné la queue de l’éléphant, s’exclama : « Un éléphant, c’est comme une corde ! »

Ce fut à ce moment-là que le quatrième sage qui était en train de palper les défenses de l’éléphant hurla : « L’éléphant, c’est comme une lance ! »

– Non, non et non !,  cria le cinquième sage. C’est comme un mur élevé. Le cinquième sage jusqu’alors avait palpé le dos de l’éléphant.

Le sixième sage patienta jusqu’à la fin, et ayant attrapé dans sa main la trompe de l’éléphant, il finit par dire : « Vous vous trompez tous ! L’éléphant, c’est comme un serpent. »

– Non, non ! C’est comme une corde !

– Un serpent !

– Un mur !

– Vous vous trompez !

– J’ai raison !

– Mais non !

Les six hommes s’emportèrent et l’échange devint une interminable dispute qui dura des heures, car les sages n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur l’apparence d’un éléphant.

 

Pour valoriser les opinions des autres, il faut savoir écouter…

valoriser les opinions des autres

Une leçon claire que l’on peut tirer de ce conte est que pour valoriser les opinions des autres, il faut apprendre à écouter.

Les six sages du conte ne s’écoutaient pas les uns les autres, ils ne faisaient qu’affirmer leur perspective qui n’était qu’une simple supposition.

En fin de compte, aucun des six sages ne s’est rapproché de la véritable image d’un éléphant, et pourtant tous défendaient fermement leur avis.

La situation du conte peut nous paraître absurde, et pourtant cela arrive fréquemment dans la vie de tous les jours. D’une certaine façon, chaque perspective était vraie, mais aucune ne correspondait à la réalité. Et aucun de nos sages a su valoriser les opinions de ses compagnons.

En quoi ce conte peut nous aider ? La prochaine fois que votre opinion diffère de celle de votre entourage, nous vous invitons à regarder la situation depuis leur angle. Pour cela, il est indispensable de savoir écouter, d’oser demander si l’on ne comprend pas quelque chose et de savoir exprimer nos propres avis.

Cela ne veut pas dire que les autres n’auront jamais tort. Il est question de prendre conscience que chacun d’entre nous perçoit la réalité d’une manière différente. Et tous, nous détenons une part de vérité.

Platon nous disait déjà avec l’Allégorie de la caverne qu’il existe différentes interprétations d’une même réalité.

 

En somme…

Étant tous influencés par nos expériences, nos valeurs et nos croyances, il est normal que nous percevions tous la réalité de différentes façons. Est-ce que cela veut dire que certaines perceptions sont vraies et d’autres sont fausses ? La réponse est non.

Prendre en considération les opinions des autres vous permettra de vous enrichir.