Les quatre nobles vérités du bouddhisme

10 décembre 2018
Le bouddhisme renferme de nombreuses vérités intéressantes.

Les quatre nobles vérités du bouddhisme représentent le sentier qui marque la transition nécessaire pour atteindre le Nirvana. Le fait de comprendre ces quatre nobles vérités peut être le point de départ d’une étape d’illumination qui en finira avec la souffrance et permettra de vivre un état total de libération.

Transiter correctement par les quatre nobles vérités du bouddhisme permet d’atteindre la paix intégral de l’être. Néanmoins, la connaissance acquise des quatre nobles vérités est par définition libératrice. Le modernisme bouddhiste considère ces vérités comme les apprentissages centraux de la doctrine.

Nous pouvons dire qu’elles configurent une vision libératrice et qu’elles font partie de l’histoire de Bouddha qui transita personnellement par les quatre niveaux pour obtenir l’illumination. Ces vérités ont gagné de l’importance dans la tradition Theravada du bouddhisme, qui est considérée comme l’école la plus ancienne que possède la doctrine spirituelle. Approfondissons.

Quelles sont les nobles vérités du bouddhisme ?

Les quatre nobles vérités du bouddhisme peuvent être résumées de la manière suivante :

Dukkah

C’est la première vérité que la doctrine établit. Elle fait allusion au fait que toute existence en elle-même est insatisfaisante. Personne ne passe à côté du fait que chaque individu vit avec un certain degré de souffrance. C’est comme si la souffrance était nécessaire pour que le cœur batte. Même la personne ayant le moins de problèmes connaît la souffrance.

Le bonheur n’est jamais complet puisque la souffrance est toujours présente ou menaçante. La conception d’une nouvelle vie peut être un moment absolu de repli sur soi. On ne doit pas laisser de côté le fait que d’une certaine manière l’initiation d’une nouvelle vie est également le début de sa fin. A partir du moment où un nouvel être naît, il est « condamné » à mourir.

Dukkah ferait donc référence à la vérité associée à la souffrance : la manière imparfaite de voir le monde qui nous entoure puisque même l’amour dans sa splendeur maximale peut être synonyme de souffrance. Le fait de vivre avec les êtres aimés peut également être synonyme de chagrin à cause de la peur générée par la désinvolture de l’être.

« Celle-ci, oh moines, est la Noble Vérité de la Souffrance. La naissance de la souffrance, le vieillissement de la souffrance, la maladie de la souffrance, la mort de la souffrance. S’associer avec l’indésirable de la souffrance, se séparer du désirable de la souffrance, ne pas obtenir ce que l’on désire de la souffrance. En résumé, les cinq liens de la relation sont souffrance ». 

-Bouddha-

dukkah et les nobles vérités du bouddhisme

Samudaya

La seconde vérité considère le fait que toute souffrance provient de l’attachement, de l’ignorance et du désir. Tout ce qui est désiré générera finalement le malheur ou l’insatisfaction. L’être désire et s’attache aux biens matériels et aux personnes qu’il aime. Cependant, en raison du caractère limité de l’être humain, cela générera tôt ou tard de la douleur. 

Selon ce principe, les passions humaines et les actions réalisées par volonté propre sont l’origine de toute souffrance. Une stimulation très puissante pour agir correspondrait d’ailleurs aux passions.

Pour le bouddhisme, toute souffrance serait liée à l’ignorance du fait que les actions poussent à a souffrance. En fait, cela signifie que nous fermons les yeux devant l’impermanence et l’interdépendance des choses. Néanmoins, comprendre d’où provient la douleur n’a pas uniquement le pouvoir de réduire l’insatisfaction ou le manque de plaisir, cela permettrait également d’abandonner la souffrance.

« Ceci, oh moines, la noble vérité sur l’origine de la souffrance est le désir des cinq venins (Attachement, Haine, Ignorance, Ego, Jalousie). Ce sont ceux que produisent les nouvelles renaissances. »

-Bouddha-

Nirodha

Dans ce principe ou vérité noble, on annonce le fait que bien que la souffrance ne soit inhérente à l’existence humaine, cela peut être surmonté. De cette manière, on parviendra à vaincre la douleur en éliminant complètement le désir et l’attachement inhérent à toute existence.

L’idéal est donc de réaliser un travail d’introspection afin de trouver l’origine de toute la souffrance. De plus, il est important de supprimer complètement les cinq venins évoqués par Bouddha : attachement, haine, ignorance, ego et jalousie. De cette manière et en réalisant des actions virtuoses, on créé un bon karma. 

« Ceci est, oh moines, la noble vérité concernant la suppression de la souffrance. Elle est possible en éliminant notre désir, en nous libérant du désir-attachement, en l’abandonnant pour toujours, en ne l’accueillant pas en notre intérieur ». 

-Bouddha-

nirodha et les nobles vérités du bouddhisme

Marga

Le Marga est la quatrième et dernière noble vérité du bouddhisme. Elle est appelé le Noble Chemin Octuple. Elle serait représentée par les huit principes suivants :

  • Compréhension
  • Raisonnement
  • Parole
  • Action
  • Occupation
  • Effort
  • Attention
  • Concentration

Toutes les actions mentionnées devraient être réalisées de la bonne manière si l’on souhaite atteindre le Nirvana. C’est la manière de parcourir parfaitement le célèbre Noble Chemin Octuple afin d’atteindre la paix intérieur. En définitive, les quatre nobles vérités du bouddhisme configureraient le sentier unique vers le Nirvana. En le parcourant tout comme Bouddha, nous pouvons atteindre le Nirvana et laisser derrière nous toute sorte de souffrance liée à l’existence humaine.

« Celle-ci, oh moines, est la noble vérité concernant le chemin qui conduit à la suppression de la souffrance. Vers le Réveil, le nirvana, le chemin des huit branches, le chemin octuple (…) »

-Bouddha-