Les membres de ma famille sont aussi des personnes que j’ai choisies

· 13 février 2016

On dit souvent que dans une famille, l’important, ce n’est pas de vivre ensemble mais d’être unis.

Cependant, ce n’est pas toujours possible. En effet, une famille, c’est un kaléidoscope très complexe formé de différents intérêts et sentiments qui, généralement, ne s’harmonisent pas comme on le voudrait.

Pour certains, du fait du lien génétique existant entre les différents membres d’une même famille, s’établit une obligation morale de toujours être uni à ceux qui, pourtant, ont pu parfois nous faire du mal, nous abandonner, ou à ceux avec qui on ne s’entend pas, tout simplement.

 


Le sang fait de nous des parents, il n’y pas de doute là-dessus ; pour autant, c’est la loyauté qui est à l’origine d’une vraie famille. C’est pourquoi, on peut considérer que font aussi partie de notre famille nos amis et toutes ces personnes qui comptent pour nous.


 

Tout le monde sait bien que la famille symbolise ce pilier presque infaillible qui nous offre ces racines, cette sécurité et cet amour inconditionnel qui nous protègent, qui savent être chaleureux et qui accompagnent chaque pas que l’on fait tout au long de notre vie.

Or, nous avons tous notre propre réalité et nos propres expériences. Pour beaucoup d’entre nous, le mot « famille » peut, d’une certaine manière, représenter une étiquette vide, et des membres avec lesquels on n’a pas réussi à tisser des liens solides.

C’est pourquoi il est toujours bon de concevoir la famille d’une façon très large. Si dans le passé, vous avez manqué du soutien de votre famille, vous avez tout à fait le droit aujourd’hui de vous fonder une nouvelle famille, composée de tous ceux qui vous offrent de l’amour, du souffle, et cette réciprocité dont nous avons tous besoin.

Lisez la suite de cet article, et réfléchissez avec nous sur ce sujet.

La famille comme engagement vital

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Personne ne sait de façon innée comment fonder une famille. En fait, on n’a pas besoin de connaissances théoriques, mais plutôt de volonté, de tendresse, d’intelligence émotionnelle et d’un engagement vital avec les nôtres.

 


Faire partie de la même famille, cela implique de s’engager auprès des personnes que l’on aime, mais aussi de favoriser l’épanouissement personnel de chacun des membres de notre famille et de les aider à être eux-mêmes tout en respectant leurs différences.


Une famille, ce n’est pas quelque chose de rigide ou d’immanent ; les familles sont des entités en perpétuelle évolution et transformation, et parfois, cela représente également une menace pour certains de leurs membres qui n’acceptent pas les changements :

  • Ces mères qui, par exemple, n’acceptent pas que leurs enfants grandissent et qui, du fait de l’indépendance qu’ils gagnent au fur et à mesure des années,
    acquièrent de nouvelles compétences.
  • Ces pères qui ne voient pas d’un bon oeil le fait que leurs enfants aient leurs propres idées ainsi que leur propre voix, et qu’ils suivent un autre chemin que celui qu’ils avaient imaginé et prévu pour eux.
  • Les autres membres de la famille qui refusent d’accepter l’arrivée de nouvelles personnes telles que les compagnons/compagnes de leurs enfants, les familles politiques ou encore le fait que les plus jeunes s’envolent de leurs propres ailes et quittent le cocon familial.

Rares sont les organismes aussi dynamiques et changeants qu’une famille, ceux où apparaissent autant de problèmes, de traumatismes et de désillusions que dans une famille.

C’est sur cette première scène sociale que se développent des dimensions aussi basiques que l’affection reçue pendant l’enfance, nous permettant alors de nous sentir sûr de nous et reconnu dans notre exploration du monde.

C’est aussi là que l’on développe la relation d’intimité ainsi que la réciprocité, sans lesquelles on souffrirait de graves vides émotionnels.

 


Le but d’une famille, ce n’est pas seulement d’assurer la survie de ses membres, mais aussi et surtout d’alimenter les émotions, d’encourager les rêves, de faire fuir les peurs, d’insuffler des espoirs et d’offrir de la confiance sans chantages ni doubles sens.


 

Si on ne vous a pas donné tout cela ou si, au contraire, on vous a offert tout l’inverse, vous aurez alors tout à fait le droit de fonder votre propre famille, avec ceux que vous aurez vous-même choisis.

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La famille que j’ai moi-même choisie

Ma famille, c’est aussi les personnes que j’ai choisies. Je peux y inclure ma mère mais pas mon père, mes frères ou encore ce cousin éloigné que je ne vois pas souvent mais que j’apprécie.

Je considère comme des membres de ma famille mes amis, mes porte-bonheurs, et tous ceux qui m’apportent des émotions positives, ceux avec qui j’ai tissé des liens solides.

 


On ne doit pas avoir de scrupules si on ne considère pas comme des membres de notre famille ceux qui nous ont fait du mal, ceux qui ont été absents et ceux qui n’ont pas voulu exercer leur rôle. Ne ressentez pas de haine et ne gardez pas votre rancune pour vous ; avancez tout simplement dans la vie, et tissez vos propres liens solides et familiaux.


 

La vraie famille, c’est celle qui vous respecte tel que vous êtes. Avec votre caractère, votre voix, vos choix personnels et votre façon de voir le monde.

Votre véritable famille, c’est celle qui vous donne sans rien attendre en retour, car la réciprocité, ce n’est pas un jeu de pouvoir, mais une balance où se retrouvent la reconnaissance, la loyauté et le savoir-faire.

– Je n’ai pas besoin d’être auprès des membres de ma famille à chaque instant, cependant, je les porte tous chaque jour dans mon coeur, car cela me donne confiance en moi, car nous sommes unis dans la proximité comme dans la distance.

Car nous sommes là dans les mauvais moments, et que nous tirons profit de notre complicité dans les bons instants. Ma famille, c’est celle que j’ai choisie.