Les cellules, selon une étude, émettent de la lumière avant de mourir

28 août, 2020
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Le scientifique allemand F.A. Popp et ses collaborateurs ont découvert par hasard, il y a plus de 30 ans, que les cellules émettent de la lumière avant de mourir. Cette observation, aussi énigmatique qu’élégiaque, mettrait encore des années à être corroborée. Elle offrait néanmoins une description particulière des propriétés de la cellule humaine qui parvenait, dans le même postulat, à caresser l’imaginaire populaire. Et à se heurter de front au scepticisme scientifique de l’époque. 

Selon le scientifique, un tel phénomène poétique reflète la tendance programmée des cellules humaines à émettre un rayonnement lumineux ultra-faible – constitué de ce qu’il appellait des biophotons – avec une intensité exponentiellement plus importante que d’habitude, lors des instants précédant l’arrêt de leurs fonctions vitales.

Cette capacité n’est pas seulement observable dans les derniers instants de l’existence de la cellule. Pour Popp, fidèle adepte des travaux du Russe A. Gurwitschtout être vivant multicellulaire émet une lumière qui, hypothétiquement, joue un rôle important dans la communication intercellulaire.

Ce type de communication est essentiel pour le travail coordonné des différentes fonctions de la cellule. Elle s’articule par ailleurs grâce à un langage de régularités et d’irrégularités dans les émissions lumineuses suscitées.

Les cellules émettraient de la lumière avant de mourir.
 

Les premières conclusions émises par le scientifique allemand firent ainsi écho dans le domaine de la santé. Sa vision supposait que la quantité et les caractéristiques de ces irradiations biophotoniques montrent une corrélation statistique avec l’état de santé de l’organisme en général. Et du corps humain en particulier.

Ce concept sous-tendait le récit, défendu avec véhémence et controverse par ce scientifique, selon lequel plus l’émission d’unités lumineuses était chaotique, plus elle permettrait l’identification de différentes maladies humaines. Cette perspective particulière ne dispose toujours pas de validation scientifiquement fiable.

Il est vrai que de telles approches inhérentes à la santé humaine n’ont reçu aucune approbation officielle ou application clinique reconnue. Il a toutefois été démontré que cette émission biolumineuse cellulaire intervient, d’une certaine manière, dans les processus de transmission d’informations entre cellules.

Le scientifique S. Mayburov est responsable de cette concordance scientifique entre la lumière et la biologie cellulaire. Il a publié ses recherches dans la revue de technologie du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Les cellules émettent de la lumière : comment est-ce possible ?

Une réalité évidente est que les cellules vivantes reçoivent la lumière du soleil. Elles la stockent alors en rassemblant leurs unités constituantes : les photons. Le phénomène de photosynthèse ne pourrait exister dans le cas contraire. De sorte que les plantes ne pourraient obtenir d’énergie pour assurer leur subsistance.

 

Le manque d’oxygène respirable serait incompatible avec la vie animale sur une planète sans plantes. Sans photons, nous ne serions tout simplement pas là.

“L’obscurité n’existe pas, l’obscurité est en réalité l’absence de lumière.”

-Albert Einstein-

Un principe « einsteinien » considère que la matière ne se détruit pas et qu’elle ne fait que se transformer. De sorte qu’il est logique de penser que l’appropriation des photons par la cellule – pour l’exécution de ses fonctions et la conservation de ses parties constitutives – génère la réutilisation de cette énergie lumineuse et la perte spontanée, comme cela se produit dans tout système thermodynamique, de portions de cette énergie. Il n’est donc pas déraisonnable de penser à la parfaite normalité d’une cellule émettant de la lumière.

Conformément à ce qui précède, le lauréat du prix Nobel A. Szent-Györgyi – physiologiste hongrois renommé du XXe siècle – a théorisé que l’énergie, aussi essentielle soit-elle pour la vie sur Terre, n’est pas une simple monnaie d’échange dans toutes les fonctions et processus cellulaire. Elle est, au contraire, de manière inaliénable, nécessaire au maintien de la structure des cellules.

Cette énergie, dans sa variante la plus primitive et la plus précurseur, est précisément l’énergie qui naît sous forme de rayonnement lumineux de la plus grande des sources. A savoir le Soleil.

La poésie selon laquelle la cellule offre sa lumière avant de mourir

 

Popp lui-même a suggéré, sur la base de sa connaissance des cellules en situation de stress, que cette action de rejet rapide et intense de leur contenu luminescent dans les instants précédant la mort répondait à un mécanisme précis. Celui du rééquilibrage de l’environnement cellulaire.

La cellule se débarrasserait de manière explosive de sa charge photonique avant de cesser d’exister. Elle tenterait ainsi d’enrichir son environnement extérieur et de diffuser des composants énergétiques pouvant encore être utiles. Selon Popp, le fait que les cellules émettent de la lumière répond à un mécanisme permettant de rééquilibrer l’environnement cellulaire.

Écartant les considérations moléculaires, nous entrevoyons ici une métaphore qui reflète, presque spéculairement, la même explosion de ces vieilles étoiles surexploitées que nous connaissons sous le nom de supernovae. Les supernovae émettent une énorme quantité de rayonnement lumineux  en s’effondrant gravitationnellement dans les dernières instances de leur existence en tant qu’étoile. Nous considérons ce phénomène depuis nos laboratoires comme un rayonnement éternel.

“Le monde, n’a été créé par aucun des dieux ni par aucun des humains : mais il a toujours été, il est et il sera un feu, éternellement vivant, s’allumant et s’éteignant selon la loi.

-Héraclite d’Éphèse-

Les cellules en lumière d'une supernovae.
 

Et cette explosion sert également à faire de l’environnement galactique un environnement plus riche. Pour lui restituer les atomes qui ont décidé de s’attirer les uns les autres il y a des millions d’années pour former une étoile naissante. Ces atomes feront partie d’autres nouvelles étoiles. De la même manière, l’énergie de la cellule constituera l’énergie de beaucoup d’autres.

Peut-être que les deux phénomènes sont l’expression de la même loi de l’Univers qui opère à des échelles si différentes. Peut-être que le plus petit est le reflet du plus grand, et inversement.

Il est vrai que nous en savons peu sur la réalité. Nous devons toutefois remercier la science qui, parfois, nous parle de façon poétique.