Le célibat, le secret de la longévité, selon une femme de 116 ans

2 août 2016 dans Curiosités 2101 Partagés

Nous voyons souvent le célibat comme une forme d’échec sentimental et, par conséquent, d’un désastre vital.

Même si ça semble un peu dur, c’est ainsi : notre société punit les gens qui sont célibataires. 

En voici une preuve : il n’y a pas de produits commerciaux destinés aux personnes qui décident de choisir le chemin du célibat.

On trouve des centaines d’offres de voyages de rêve pour deux, des dîners gastronomiques pour deux, des cadeaux parfaits pour le couple, etc. Or je n’ai jamais vu aucun produit qui fasse l’apologie du célibat.

Parce qu’être célibataire est souvent une décision. Même si ça peut paraître saugrenu pour beaucoup de gens, il est vrai que ce n’est pas le but de tout le monde d’être en couple.

En effet, le célibat conduit à un état de plénitude et de liberté tout aussi sain et souhaitable.

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Vivre sans attendre, vivre le célibat

Nous n’avons pas l’obligation d’être disponibles pour une relation affective et, selon Emma Morano, ce serait là la clé de sa longévité.

Cette femme était la personne la plus âgée au monde, car elle avait atteint l’âge de 116 ans.

Quand le New York Times lui avait demandé quel était son secret, elle avait répondu quelque chose qui avait laissé tout le monde bouche bée : le secret de ma longévité a été de rester seule.

Lorsqu’elle s’est séparée de son mari après une relation malheureuse en 1938, Emma Morano décida qu’elle ne voulait plus être dominée par personne et qu’elle avait déjà en elle tout ce dont elle avait réellement besoin.

Cette femme a ainsi planifié sa vie comme elle le voulait vraiment, sans prendre en compte ce que la société attendait d’elle en tant que femme.
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Toutefois, comme l’affirment les gérontologues, il n’y a pas de secret qui garantisse la longévité.

En effet, si vous parlez avec 100 centenaires, vous entendrez 100 histoires différentes. Le fait de vivre plus ou moins longtemps est en grande partie déterminé par le facteur génétique.

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L’élixir de jouvence : ne pas pas se plaindre de vieillir et vivre comme on le souhaite

Le bonheur et le bien-être émotionnel doivent émaner de chacun de nous et des décisions que nous prenons en lien avec notre vie affective.

Quand quelqu’un décide d’être seul, il décide également d’être courageux et tolérant, car il va rencontrer sur son chemin une multitude d’avis et de croyances différents.

Comme nous l’avons dit, la société punit le célibat et réduit certaines possibilités. Par exemple, il est plus difficile qu’une banque vous accorde un crédit si vous n’êtes pas marié.

Des exemples comme celui-ci ne manquent pas et deviennent des dagues invisibles qui nous envoient un message clair : “être célibataire n’est pas bien”.

Alors, le célibat cesse d’être un état ou une décision personnelle pour devenir une affaire sociale qui nous catalogue et nous marginalise. “Il y a quelque chose qui ne va pas chez toi”, “Tu dois te trouver un copain (ou une copine)”, “Ça ne m’étonne pas que personne ne veuille de toi”.
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Ces piques “subtiles” peuvent finir par nous blesser et, à cause de cela, nous faire croire que nous voulons être en couple avec quelqu’un que nous n’aimons pas vraiment ou vivre d’une manière différente de celle que nous voulons.

D’une certaine manière, la culture sociale essaie de “tenter les célibataires” à trouver un compagnon ou une compagne et ainsi avoir une vie comblée.

Mais au contraire, le célibat devrait toujours être un choix personnel qui s’accompagne d’autres choix qui nous permettent d’explorer un monde nouveau et différent de celui qu’on croit comme étant la norme.

Idéalement, nous devrions tous être libres de dire ce qui nous attache à la vie et ce que nous voulons faire sans faire attention à la pression sociale qui nous dit qu’être célibataire n’est pas une bonne chose.

Il y a des gens qui, comme Emma, décident d’être heureux en restant seuls et de ne pas chercher et de ne pas attendre que quelqu’un vienne les arracher de cet état.

Décider de vivre seul n’est pas synonyme de maladie, mais de liberté et d’autonomie pour mener sa propre vie affective comme on le souhaite.

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