L’autisme n’est pas livré avec une notice, mais avec des parents qui ne baissent pas les bras

· 21 décembre 2016

L’autisme n’est pas livré avec une notice, mais avec des parents qui ne baissent pas les bras, et qui voient d’autres parents emmener leurs enfants au foot ou à la danse pendant qu’eux emmènent les leurs en thérapie.

Ces parents-là passent des heures à faire des recherches sur Internet afin de savoir comment aider efficacement leurs enfants et les aider. Ils luttent chaque jour contre l’invisibilité, et pour le bonheur des êtres qu’ils aiment le plus au monde.

Chaque enfant autiste est unique. Cependant, la société les catégorise en confondant les termes, et en ayant recours à des stéréotypes sans même comprendre que sous chaque diagnostic se cache une personne unique et exceptionnelle.

Une personne qui présente des besoins particuliers, et qui a derrière elle une famille qui se bat chaque jour, non seulement pour lui permettre de mieux s’intégrer, mais aussi de mieux s’inclure à la société.


Je veux que tu saches que moi, je te vois. Tu es un papa ou une maman d’un enfant présentant un TSA (Trouble de Spectre Autistique), et je te vois lutter chaque jour auprès des professeurs, des médecins et des thérapeutes. Je te vois pleurer en cachette, et sourire à ton enfant. Je veux que tu saches que personne ne peut mieux comprendre que toi ce que c’est que l’amour sincère.


Une information dont il faut tenir compte, c’est que les cas d’autisme ont augmenté au cours des dernières années. Selon différentes études menées par « La Société Américaine de l’Autisme », 1 enfant sur 15 serait diagnostiqué avec un TSA (Trouble du Spectre Autistique) à la naissance.

A ce jour, nous ne sommes toujours pas capable d’expliquer ce phénomène avec certitude. D’une part, les diagnostics sont de plus en plus efficaces et les détections effectuées de plus en plus tôt, mais d’autre part, un énigme non négligeable subsiste encore dans la génétique et dans ce trouble biologique duquel on ne connaît même pas exactement la cause.

Cependant, et quoi qu’il en soit, nous sommes face à un fait évident : l’autisme est de plus en plus commun, et il y a plus de familles qui ont besoin de notre reconnaissance et de notre soutien.

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L’autisme, ce grand inconnu

L’autisme est un grand inconnu pour la majorité de la population. Nombreux sont ceux qui pensent que les personnes autistes, ce sont ces personnes qui présentent des capacités extraordinaires, qui sont surdouées en mathématiques ou très habiles en mémoire visuelle mais ayant des comportements timides, rigides et stéréotypés.

L’enfant autiste n’est pas non plus facilement reconnu au sein même de sa famille auprès de ses parents ; si le bébé ne nous cherche pas du regard à six mois, ce n’est pas grave, il le fera à huit ou dix mois. Si à deux ans il n’interagit pas et qu’il est timide, pas de quoi s’alarmer pour autant, car à côté de ça, il est tout de même bien agité. Si à quatre ans, il ne parle toujours pas, peut-être souffre-t-il d’un problème d’audition.

Comment imaginer que toutes ces conduites décrivent en fait un enfant présentant un TSA ? Ce n’est pas quelque chose de facile à assumer, surtout parce que les parents ont des attentes très différentes sur le développement de leurs enfants. Devoir affronter les épreuves, l’angoisse et le stress associé à l’idée de ce à quoi pourra ressembler la vie de ces derniers, c’est quelque chose de terriblement délicat.

C’est alors que s’ouvre la bataille la plus dure, la plus dévouée et la plus belle que des parents puissent mener pour leurs enfants.

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Etre le meilleur thérapeute pour son enfant autiste

Sûrement connaissez-vous déjà le cas d’Iris Grace ; alors qu’elle avait à peine plus de 4 ans, on a diagnostiqué à cette enfant britannique un cas d’autisme sévère. Les médecins ont indiqué à ses parents qu’elle ne parlera probablement jamais, ni ne manifesterait un quelconque type de connexion avec son entourage.

Mais ils se sont trompés ; le diagnostic a été vérifié, certes, mais pas le pronostic. Car à partir du jour où le diagnostic est tombé, Arabella, la mère d’Iris, a lutté pour faire en sorte que sa fille puisse se connecter au monde d’une façon ou d’un autre. Et elle a réussi, puisqu’Iris a effectivement manifesté une certaine ouverture concrète par deux biais ; la peinture, d’abord, mais surtout Thula, sa chatte. Cet animal présente un instinct naturel et prodigieux, idéal pour traiter les enfants comme Iris.

Depuis que Thula est entrée dans sa vie, Iris s’est mise à manifester quotidiennement quelque chose que ses parents n’avaient encore jamais vu chez elle : des sourires.

Comment favoriser les habilités chez ma fille autiste

Il y aura des jours compliqués, tellement noirs et amers qu’on pourra avoir l’impression qu’ils ne passeront jamais, mais qui reculent complètement avec les enfants. Or, aussi dur cela puisse-t-il paraître, l’ombre de la reddition n’apparaît jamais dans l’esprit d’une mère ou d’un père d’un enfant autiste.

Le soutien des bons professionnels et des associations sont des piliers essentiels dans le quotidien, mais en plus, on ne peut pas non plus oublier ces éléments simples mais magiques à la fois :

  • Ayez toujours une image positive de votre enfant et croyez en lui, car il est capable de faire plus de choses que vous ne le pensiez.
  • Profitez de ses intérêts afin que cela puisse déboucher sur des événements concrets : parfois, des objets aussi différents qu’un grille-pain, une boîte de pinces ou des éponges colorées deviennent des stimulations merveilleuses pour asseoir de nouveaux apprentissages.
  • Ayez recours aux stimulations visuelles avec des couleurs attirantes : chaque détail ou aspect nouveau rompt l’ennui de l’enfant ainsi que ses comportements stéréotypés.
  • Utilisez la méthode « sandwich », très adaptée pour lutter contre l’autisme (mettez l’enfant face à quelque chose qu’il domine – introduisez quelque chose de nouveau – présentez de nouveau à l’enfant quelque chose qu’il contrôle déjà).
  • Apprenez à ignorer certains comportements et à en renforcer d’autres via les éloges et les renforts positifs.

Essayez de faire en sorte que chaque instant passé avec votre enfant autiste soit bon, calme, et qu’il présente des stimulations adéquates et attirantes pour lui. Car que vous le croyez ou non, si vous rentrez chez vous fatigué ou sous tension, l’enfant captera le stress ou l’anxiété en vous et cela s’en ressentira dans son comportement.

Pour conclure, il est nécessaire de comprendre que l’autisme, ce n’est pas une absence de communication ou de sentiments ; les enfants autistes eux aussi ressentent des choses, pensent, font des efforts au quotidien et communiquent. Il suffit simplement de savoir les comprendre. Car tous ceux qui réussiront à comprendre l’enfant autiste découvriront une personne authentique, originale, tenace et merveilleuse…

…au même titre que ses propres parents.