La schizophrénie infantile, un défi du présent pour l’avenir

28 septembre 2017 dans Psychologie 145 Partagés
schizophrénie infantile

La schizophrénie est un trouble se manifestant rarement dans l’enfance. Mais cela se produit malheureusement dans certains cas. La schizophrénie infantile existe et, comme les adultes, les enfants éprouvent des hallucinations et des divagations que l’on pourrait confondre avec “les choses des enfants” ou les “amis imaginaires”.

Comme pour les adultes, une intervention précoce améliorera fortement le pronostic du trouble, de sorte qu’il pourrait être utile de nous plonger dans les particularités de la schizophrénie infantile. Ainsi, un diagnostic précoce de ce trouble – toujours réalisé par un-e spécialiste – peut atténuer l’impact de celui-ci sur la vie de l’enfant. Mais pour cela, il est nécessaire de réaliser une véritable course contre le temps.


La schizophrénie infantile n’est pas un trouble très commun, d’où le manque de connaissances existantes.
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Quelles sont les causes de la schizophrénie infantile ?

Comme c’est le cas pour de nombreux autres troubles, la schizophrénie infantile résulte pour beaucoup de la génétique de l’individu, de sorte qu’il existera une plus grande probabilité qu’elle apparaisse si des membres dans la famille ont souffert de cette pathologie. Certaines études ont également associé la schizophrénie infantile aux antécédents familiaux de troubles d’anxiété ou de TDAH.

Cependant, il existe d’autres circonstances auxquelles ce trouble peut être associé. Par exemple, l’existence de complications lors de l’accouchement ayant provoqué un développement neurologique anormal. Par ailleurs, il est nécessaire de faire attention si, à moment donné, le flux d’oxygène vers le cerveau de l’enfant a diminué ou a été totalement arrêté. Savoir cela peut nous éclairer sur le développement de la maladie.


Dans l’enfance, la schizophrénie devient une maladie chronique. Par conséquent, tout type de traitement sera à vie.
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Comment pouvons-nous déterminer si un enfant souffre de ce trouble ? Pour ce faire, il faut prêter attention au fait que l’enfant pense entendre des voix qui, en général, sont négatives et désagréables. Par ailleurs, s’il pense voir certaines choses, telles que des personnes, des objets ou des couleurs, qui ne sont pas présentes en réalité. Il est important d’accorder une attention particulière à tout cela, car les parents peuvent confondre les signes d’alerte avec les “ami-e-s imaginaires. Néanmoins, en toute hypothèse, le dernier mot sur un diagnostic doit revenir à un-e spécialiste.

Evolution et perspectives d’amélioration de la schizophrénie infantile

Comme nous l’avons mentionné au début, la schizophrénie infantile ne dispose pas d’un pronostic très encourageant. Il en est ainsi parce que plus tôt survient le trouble dans la vie de l’individu, plus la pathologie aura d’incidences dans sa vie, et plus elle la conditionnera. Dans le cas qui nous intéresse, pour les enfants.

En outre, c’est dans l’enfance que les plus jeunes commencent à parler, à marcher, à développer leurs capacités motrices. S’il existe une schizophrénie infantile, tout ceci en sera altéré. Les enfants feront des grimaces et auront des postures étranges, ils auront du mal à interagir et il leur sera très difficile d’exprimer les idées de manière cohérente .

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Par conséquent, le développement de ce trouble peut influencer négativement l’évolution d’autres processus tels que le langage, la motricité ou la socialisation. Les enfants faisant l’objet d’un tel diagnostic auront plus de difficulté à s’exprimer naturellement ou  feront et parleront de choses étranges, même pour les esprits les plus ouverts et les plus imaginatifs des enfants de leur âge.

Comment la psychologie peut-elle aborder un tel problème ? Tout d’abord, il sera tenté de freiner la détérioration causée par ce trouble à l’aide d’un traitement pharmacologique tendant à équilibrer l’enfant et de contenir la symptomatologie. En outre, le traitement permettra au psychologue de travailler avec l’enfant dans de meilleures conditions, puisqu’en contrôlant les symptômes ce dernier montrera davantage de  réceptivité.

Une fois que le traitement pharmacologique aura été ajusté, il sera fondamental de mener à bien un travail en profondeur où l’enfant apprendra à discerner entre ce qui relève de ses hallucinations et ce qui est réel. Un travail inhérent à la motricité et au langage sera également effectué afin que le retard, dans la mesure où il existe, soit le moindre possible.

Par ailleurs, il est important de ne pas négliger l’interaction sociale. L’enfant souffrant de schizophrénie infantile doit acquérir les outils nécessaires qui lui permettront de socialiser avec d’autres enfants de son âge. A cet effet, il sera également important de réaliser un travail avec les parents, leur indiquant quelles réactions sont les plus positives dans certaines situations que l’enfant peut générer eu égard à son trouble. En ce sens, un travail de sensibilisation du milieu social dans lequel l’enfant interagira est très important.


La schizophrénie infantile peut être diagnostiquée dès la première année de l’enfant.”

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Un diagnostic précoce est extrêmement important surtout dans les premières années. Si nous laissons les symptômes s’aggraver pour consulter un professionnel et découvrir ce qui se passe, la détérioration sera beaucoup plus importante et les perspectives d’amélioration seront considérablement réduites. Nous ne devons pas penser qu’ils s’agit de “choses des enfants” parce que, peut-être, au fil du temps, nous nous rendons compte qu’il s’agissait en définitive d’un avertissement clair que quelque chose se passait.


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