La maladie d'Alzheimer et les applications mobiles : quel est le lien entre les deux ?

06 mai, 2020
Il existe de nombreux types de thérapies non pharmacologiques, mais les applications mobiles peuvent-elles en faire partie ?

Les applications mobiles sont devenues un élément quotidien que nous utilisons (ou essayons d’utiliser) pour améliorer notre qualité de vie. Comme ces applications mobiles ont cette qualité potentielle, leur utilisation pourrait également servir à effectuer des interventions dans les cas de démence, en particulier pour la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui se caractérise par la présence d’une détérioration cognitive et comportementale insidieuse et progressive. Elle apparaît généralement à l’âge adulte, principalement à la vieillesse. Valls-Pedret, Molinuevo et Rami (2010).

L’évolution de la maladie a sa corrélation dans la perte d’autonomie et d’indépendance des personnes qui en souffrent. En conséquence, la qualité de vie du patient et de sa famille tend à se détériorer.

Comme il n’existe pas de traitement efficace à 100 % pour ce type de démence, le traitement le plus approprié est une combinaison de thérapie pharmacologique et non pharmacologique. La thérapie non pharmacologique comprend les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Les TIC peuvent être définies comme les ressources, outils et programmes utilisés pour traiter, administrer et partager des informations à l’aide de divers supports technologiques (ordinateurs, téléphones portables, tablettes, etc.) (Rodríguez, S., 2016).

Cet ensemble de ressources, dans lequel nous mettons en avant les applications mobiles, est un très bon complément pour les professionnels qui travaillent avec les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces éléments soutiennent et aident au développement, au suivi et à la réalisation des objectifs fixés dans les traitements.

Une personne avec la maladie d'Alzheimer

Définition et types d’applications mobiles pour lutter contre la maladie d’Alzheimer

Une application mobile est un programme ou un logiciel qui peut être téléchargé et accessible directement depuis votre smartphone ou autre appareil mobile (Gosalvez, D. et Rodero, D., 2012). Selon Delia, Galdamez, Thomas et Pesado (2013), il existe trois types d’applications :

Applications web

Elles sont conçues pour être exécuté dans le navigateur de l’appareil mobile. Ces applications sont développées en utilisant la même technologie que celle utilisée pour créer des sites web.

Le mieux est qu’elles respectent certaines propriétés, comme le fait que l’utilisateur puisse les utiliser avec différents clients ou navigateurs.

Applications natives

Ces applications sont conçues pour fonctionner sur une plate-forme spécifique. En d’autres termes, le type d’appareil, le système d’exploitation à utiliser et sa version doivent être pris en compte.

Applications hybrides

Ce type est une combinaison des meilleurs des deux types de demandes précédentes. Il s’agirait donc des applications idéales car elles s’adaptent à tout appareil mobile.

Dans quels domaines pouvons-nous utiliser les applications mobiles ?

Selon Monteagudo (2012), on les trouve dans différents domaines :

  • Recherche
  • Diagnostic
  • Traitement
  • Prévention
  • Soins sociaux et de santé
  • Amélioration de la qualité de vie des patients et du personnel soignant
Une personne âgée avec un téléphone portable

Utilité des applications mobiles dans la maladie d’Alzheimer

  • Télédiagnostic. Identification des anomalies, des symptômes… Extension de la couverture possible des besoins 24 heures sur 24, 365 jours par an. L’utilisation d’applications mobiles pour le télédiagnostic peut également être une grande alliée pour la détection précoce de la maladie d’Alzheimer
  • Télésurveillance. Par la surveillance des constantes de l’utilisateur à distance. Cela permet d’améliorer les soins de santé fournis par les professionnels qui mettent en œuvre les traitements. La télésurveillance serait complétée par le télédiagnostic
  • Aide pour l’aidant. Grâce aux différentes applications mobiles qui existent aujourd’hui, le principal soignant, qui est la personne qui supporte la plus grande charge, peut obtenir des informations intéressantes, localiser le patient ou même trouver un groupe de pairs sur lequel s’appuyer
  • Suivi des activités fondamentales et instrumentales de la vie quotidienne. Les applications permettent de connaître l’évolution du patient dans l’exercice de ces activités. Elles permettent donc d’évaluer les résultats obtenus dans les fonctions cognitives examinées
  • Gestion de l’évolution des patients dans les différentes tâches proposées
  • Indépendance et autonomie par rapport aux utilisateurs. Il existe sur le marché toute une série d’applications qui permettent de connaître la localisation des patients, qui peuvent guider l’utilisateur ou même aider à reconnaître les personnes dans l’environnement le plus proche

En résumé, l’utilisation des applications mobiles dans le domaine sanitaire et social, plus particulièrement dans la maladie d’Alzheimer, peut avoir des effets bénéfiques sur les patients et leurs familles. En outre, elle peut faciliter la mise en œuvre du processus thérapeutique.

 

  • Aplicaciones para personas con demencia. Apps para cuidadores. Apps para profesionales. Recuperado el 6 de Marzo de 2019 de http://www.crealzheimer.es/crealzheimer_01/recursos/apps/apps_enfermos/index.htm
  • Delia, L., Galdámez, N., Thomas, P., Pesado, P. (2013). Un análisis experimental de tipo de aplicaciones para dispositivos móviles. XVIII Congreso Argentino de Ciencias de la Computación.
  • Gosálvez, D. y Rodero, D. (2012). Dispositivos móviles y apps sociosanitarias. Recuperado de http://www.easp.es/ideo/wp-content/uploads/2012/05/Disp_mov_apps_sociosan.pdf.
  • Monteagudo, J L. (2012). Capacidades y oportunidades de innovación en tic para Alzheimer. Instituto de Salud Carlos III – Ministerio de Economía y Competitividad. Madrid: Unidad de Investigación en Telemedicina.
  • Valls-Predet, C., Molinuevo, J L. y Rami, L. (2010). Diagnóstico precoz de la enfermedad de Alzheimer: fase prodrómica y preclínica. Revista Neurol 51, 471-80.