Peut-être que c’est vous qui êtes à l’origine de ces obstacles vous menant à avoir peur

· 8 mai 2017

Parfois, les doutes, le manque d’assurance, les peurs ou l’anxiété elle-même face à l’échec nous empêchent d’avancer. Ce sont ces petites craintes qui deviennent des obstacles sur notre chemin vers ce que l’on désire réellement. On chute, donc, et on s’obstine à croire que quoi que l’on fasse, les choses se solderont par un échec.

On ne voit donc plus que les pierres pouvant joncher notre chemin, plutôt que de se rendre compte du chemin parcouru. Par conséquent, on pense davantage aux menaces pouvant apparaître qu’aux possibilités qui s’ouvrent face à nous. On se laisse porter par nos craintes, plutôt que de se concentrer sur nos forces.


Nous sommes notre plus grande menace quant à l’atteinte de nos buts.


Jorge Bucay, dans son merveilleux récit entitulé Obstacles, nous parle de cette manie que l’on a de se porter préjudice à nous-mêmes. Lisez la suite de cet article pour découvrir ce conte, ainsi que notre analyse.

Obstacles, un conte de Jorge Bucay

Je marche dans la forêt, je laisse mes pieds me guider.

Mes yeux se posent sur les arbres, sur les oiseaux, sur les pierres. A l’horizon se dessine la silhouette d’une ville, que je fixe pour bien la distinguer. Je sens que cette ville m’attire.

Sans savoir comment, je me rends compte que dans cette ville, je peux trouver tout ce que je désire. Tous mes buts, mes objectifs et mes réussites. Mes ambitions et mes rêves sont dans cette ville. Ce que je veux atteindre, ce dont j’ai besoin, ce que j’aimerais le plus être, ce à quoi j’aspire, ce que je tente, ce pour quoi je travaille, ce que j’ai toujours convoité, ce qui serait le plus grand de mes succès.

Je m’imagine que tout cela est dans cette ville. Sans hésiter, je commence à me diriger vers elle. Je marche, et au bout d’un moment, le sentier que j’emprunte devient une montée. Je fatigue, mais peu importe.

Je continue. J’aperçois une ombre noire, plus loin sur le chemin. Je me rapproche, et je tombe face à un énorme fossé qui m’empêche de passer. J’ai peur…je doute. Je m’énerve, car je ne peux atteindre mon but de manière simple. Quoi qu’il en soit, je décide de sauter le fossé. Je recule, je prends de l’élan et je saute… Je parviens à passer. Arrivé de l’autre côté, je me relève, et je continue à marcher.

Quelques mètres plus loin, apparaît un autre fossé. Je me remets à courir, et je saute de nouveau. Je cours vers la ville : le chemin semble dégagé. Je suis surpris par un abîme qui entrave mon chemin. Je m’arrête. Impossible de sauter par dessus.

Je vois que sur un côté, il y a du bois, des clous et des outils. Je me rends compte qu’ils sont là afin de servir à la construction d’un pont. Je n’ai jamais été habile de mes mains… Je pense à renoncer. Mais je regarde le but que je désire atteindre…et je résiste.

Je commence à construire le pont. Les heures passent, les jours, les mois. Le pont est enfin construit. Emu, je le traverse. Et en arrivant de l’autre côté…je découvre un mur. Un gigantesque mur froid et humide cerne la ville de mes rêves.

Je me sens abattu… Je cherche une manière de le contourner ; impossible. Je dois l’escalader. La ville est si proche… Je ne laisserai pas le mur empêcher mon passage.

Je décide de grimper. Je me repose quelques minutes et je gonfle mes poumons… Soudain, je vois sur un côté du chemin un enfant qui me regarde comme s’il me connaissait. Il me sourit avec complicité.

Il me rappelle moi…quand j’étais enfant.

Je me permets donc de lui exprimer ma plainte à voix haute :
– Pourquoi tant d’obstacles se postent entre mon objectif et moi ?

L’enfant hausse les épaules et me répond :
– Pourquoi tu me poses la question à moi ?

Les obstacles n’étaient pas là avant que tu arrives… Les obstacles, c’est toi qui les as créés.

Pourquoi se met-on des bâtons dans les roues ?

Nous jonchons notre chemin d’obstacles lorsque l’on s’obstine à penser aux pires scénarios possibles, au côté obscur d’un futur improbable, mais que l’on rend de plus en plus réel à chaque pensée. Lorsque la peur nous domine et que les doutes sont si puissants qu’ils ne sont source que d’anxiété.


Dites-vous que dans la vie, nous tombons tou-te-s, mais que seul-e-s celleux qui abandonnent avant même de commencer à emprunter le chemin peuvent se dire vaincu-e-s par les obstacles.


En créant nos propres obstacles, d’une certaine manière, on cherche à se protéger face à un éventuel échec. C’est à cause des excuses que l’on se trouve, des « tu vois, je te l’avais dit » que nos pires peurs se confirment, que l’on chute, et que l’on ne parvient pas à relever le défi du premier coup.

Aussi on se met des obstacles car on a peur de l’incertitude de ce qui viendra dans l’étape suivante vers notre destin. Ainsi, on préfère nous préserver de l’ombre de ce que l’on connaît mal plutôt que de chercher le bon qu’il nous reste à découvrir .On devient des lâches vaincu-e-s par notre propre imagination ; ce sont nos idées qui deviennent les obstacles jonchant notre chemin.

Alors, habituez votre esprit à voir le côté positif de la réalité. Le succès, vous ne pourrez l’atteindre que si vous faites des efforts. Si vous tombez de nouveau, cherchez la beauté cachée derrière chaque ombre, derrière chaque obstacle, car les gens ont la capacité de changer. Souvenez-vous que dans cette vie, celleux qui survivent sont celleux qui luttent et qui se donnent du mal, celleux qui ne regardent pas avec peur ce qu’il reste à venir.

Et surtout, ne doutez pas de vos capacités. Vivez la vie comme vous méritez de la vivre, car nous tombons tou-te-s, mais que ce ne sont pas les chutes qui marquent la vie, ce sont les leçons que l’on en tire. Continuez à marcher, et si vous tombez sur un abîme, demandez-vous si ce ne serait pas vous qui auriez pu creuser ce précipice en couvrant votre chemin de doutes. Et maintenant, allez-vous vous plaindre des obstacles que vous vous mettez dans la vie, ou bien marcher d’un pas ferme, sans avoir peur de lutter pour ce que vous voulez ?