Différence entre la timidité et la phobie sociale

8 juillet 2015 dans Psychologie 1 Partagés

La timidité et la phobie sociale ont des choses en commun, cependant,  la timidité est beaucoup moins agressive en ce qui concerne les symptômes.

Dans les deux cas, les ressentis peuvent être similaires: envie de fuir, peur, stress, etc…

Mais lorsqu’il s’agit de phobie sociale, ces symptômes augmentent et font que la personne évite d’affronter les situations qui l’effraient.

Par contre, la personne timide, peut souffrir d’un situation sans qu’elle ne puisse continuer à s’y exposer et que cela ait des effets négatifs sur sa santé.

La différence principale entre la timidité et la phobie sociale est l’importance que prennent les symptômes lorsque la personne s’expose à une situation qui l’effraie.

Une timidité mal gérée, avec le temps pourrait déclencher la phobie sociale. Si la personne timide s’accepte, contrôle ses symptômes, s’expose à des situation qui la gênent, et que sa pensée reste constructive, sa timidité pourra même s’améliorer avec le temps, jusqu’à disparaitre. 

En revanche, si une personne timide commence à éviter certaines situations et a des pensées négatives et destructives, sa situation empirera avec le temps.

Ce n’est pas le temps qui améliore ou empire les individus, mais nous-mêmes qui, à travers le temps, nous améliorons ou nous empirons, en fonction des pensées que nous avons et des actions que nous entreprenons.

Principaux symptômes physiques de la phobie sociale 

Il s’agit d’anxiété, transpiration, tension des muscles, tremblements des mains ou de la voix, rougissement, accélération du pouls, envie d’uriner, pression au niveau de la poitrine, maux de tête, problèmes d’estomac, difficultés pour dormir et vertiges.

Principaux symptômes psychologiques de la phobie sociale 

Le fait de croire que tout le monde perçoit notre niveau de stress, la peur que quelqu’un puisse nous voir faire quelque chose d’inapproprié à cause de notre stress, la sensation  que tout le monde nous regarde, la peur d’être négativement jugés, la sensation d’irréalité, la peur de connaitre de nouvelles personnes et d’entreprendre de nouveaux projets.

La personne a tendance à s’isoler pour que personne ne se rende compte qu’elle a un problème.

Une personne timide peut ressentir la même chose mais avec une intensité différente que dans le cas de la phobie sociale où la persone évite de s’exposer à certaines situations.

D’autres différences

A part l’intensité des symptômes,  il existe d’autres différences entre la phobie sociale et la timidité.

Normalement, si vous demandez à une personne qui souffre de phobie sociale, qu’elle vous énumère les situations dans lesquelles elle panique, nous pourrions dire que presque toutes les situation en présence d’autres personnes les rendent malades.

En revanche, lorsque l’on demande à une personne timide d’énumérer les situations qui la rendent mal à l’aise, elles sont plus spécifiques. Dans certains contextes, elles ne sont pas timides même si il y a du monde autour d’elles.

La souffrance serait aussi une différence très claire, car une personne qui souffre de phobie sociale souffre pendant une grande partie de la journée.

Les personnes timides souffrent, mais elles profitent quand même de ces situations même si certains moments sont difficiles pour elles.

Par exemple, si quelqu’un invite une personne qui souffre de phobie sociale à une fête d’anniversaire, il est probable qu’elle ne vienne pas.

Si elle vient à la fête, elle souffrira énormément et ne profitera à aucun moment. Cette situation la tourmentera, et elle la vivre comme un échec. Par conséquent, cette personne souffrira pendant et après la fête. 

Si vous invitez une personne timide à un anniversaire, celle-ci sera capable de venir et de profiter de certains moments, même si elle ne se socialisera pas énormément. Elle ne souffrira pas autant et les symptômes seront moins marqués que dans le cas de la phobie sociale.

Le mal-être sera passager, et il y aura aussi certains moments de plaisir. L’avant et l’après de la fête ne seront pas aussi agressifs comme dans le cas de la phobie sociale, car le stress sera beaucoup plus facile à gérer.

Le mot qui pourrait définir la phobie sociale serait “continuité”. Les symptômes, la souffrance, le stress, les pensées négatives sont très continus.

Les personnes qui souffrent de phobie sociale, arrivent rarement à prendre plaisir, à moins qu’elles soient entourées de leur famille ou d’amis proches.

Le mot qui pourrait définir la timidité serait “passager”. Les symptômes, la souffrance, les pensées négatives sont passagers.

Au long de la journée, tout n’est pas que souffrance, car elles prennent plaisir dans certaines situations sociales même si elles interviendront peu à cause de leur timidité. Elles vivront toujours des moments de satisfaction et amusement.

L’évitement serait aussi une autre caractéristique des personnes qui souffrent de phobie sociale, et qui ont tendance à ne pas affronter leurs peurs et à s’isoler de plus en plus pour éviter de souffrir.

Les personnes timides aussi ont tendance à éviter certaines situations, mais beaucoup moins, et elles sont capables de s’aventurer dans des situations inconnues sans que cela déclenche un stress limitant.

L’information que nous vous proposons dans cet article est globale, car pour vraiment diagnostiquer la timidité ou la phobie sociale, il faudrait réaliser une étude plus personnalisée pour chaque cas.

Image courtoisie de Kiezuz et Khalis Karl

A découvrir aussi