Quand je crois que je ne suis pas une bonne personne

3 octobre 2016 dans Emotions 62 Partagés

Avez-vous déjà eu l’impression que vous étiez une mauvaise personne ? Parfois, nous faisons des erreurs qui nous font culpabiliser. La culpabilité nous assaille et nous fait sentir que nous sommes de mauvaises personnes. Mais, tout ce que nous faisons de mal ne fait pas de nous de mauvaises personnes, bien au contraire.

Si vous pensez que vous êtes une mauvaise personne, c’est que vous êtes certainement sur la voie du changement. Les mauvaises personnes ne pensent pas qu’elles le sont. Elles agissent simplement dans leur propre intérêt et font du mal aux autres sans aucune raison.

Lorsque vous sentez que vous êtes une mauvaise personne, est-ce que vous vous interrogez sur le fait que ce sont peut-être les autres qui vous font ressentir cela ? Vous allez découvrir, dans la suite de cet article, que vous pensez parfois mal agir alors que ce n’est pas le cas. De nombreux facteurs influencent notre perception de nous-mêmes et ils ne sont pas tous réels.

La frontière entre le bien et le mal

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Depuis que nous sommes enfants, la société nous inculque les bons comportements à adopter. Mais, en fin de compte, que signifie véritablement être une bonne personne ? Bien se comporter, aider les autres, ne jamais dire “non” ?

Les choses que l’on nous a enseignées vont parfois contre les intérêts de notre propre personne. Faire preuve de trop de bonté nous expose bien souvent aux autres. Nous devons vulnérables et sommes des cibles pour toutes les mauvaises intentions qui nous entourent.

Au fur et à mesure que nous grandissons et que nous acquérons des responsabilités, nous ressentons un fort sentiment de culpabilité. Lorsque nous disons “non” à quelqu’un et qu’il se met en colère, lorsque nous disons la vérité et que cela nous attire des problèmes, lorsque nous tentons d’aller au-delà des apparences et que nous nous heurtons au refus des autres, nous ressentons une forme de rejet de la part des autres et de la société dans laquelle nous vivons.

Nous devons être capables de comprendre qu’être une bonne personne est une chose, mais qu’être une bonne poire en est une autre. Nous ne devons pas permettre aux autres de nous utiliser à leur guise, nous ne devons pas leur accorder le pouvoir de nous mettre plus bas que terre.

Pourquoi une personne se met-elle en colère lorsque nous ne voulons pas faire ce qu’elle tente de nous imposer ? Pourquoi les autres nous traitent-ils mal alors que nous sommes sincères ? N’est-ce pas de l’hypocrisie lorsque les autres nous demandent d’être sincères mais qu’ils n’acceptent pas notre vérité ?

Nous devons apprendre à remettre les autres à leur place. Il ne faut pas toujours tendre l’autre joue et comprendre que se comporter ainsi ne fait pas de nous des mauvaises personnes.

Être égoïste peut être quelque chose de positif. Vous ne devez pas être sans cesse à la merci des autres, car eux ne sont pas à la vôtre. Soyez libre, sachez dire “non”, ne permettez à personne de vous dire que vous êtes une mauvaise personne.

Dites “non” au chantage émotionnel

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Le chantage émotionnel est l’une des formes les plus dangereuses de culpabilisation. S’il se produit bien souvent dans le couple, on le retrouve dans la plupart des relations interpersonnelles.

Le chantage se caractérise par la volonté d’une personne de culpabiliser quelqu’un de son entourage qui n’agit pas comme elle le désirerait. C’est une façon d’agir très répandue qui se retrouve certainement chez la plupart des gens que vous connaissez.

Le chantage émotionnel peut vous faire croire que vous êtes une mauvaise personne. Si vous ne vous offrez pas complètement à quelqu’un, si vous n’êtes pas toujours présent, si vous ne pouvez pas rester quand il le désire, cela fait de vous une mauvaise personne aux yeux de celui qui se sent délaissé.

Sortir de cette situation est difficile, car notre estime de soi est alors au plus bas et nous croyons fermement que nous sommes des mauvaises personnes à force de le voir dans les yeux des autres, même si, paradoxalement, la situation nous fait bien plus de mal à nous qu’à eux.

Avez-vous déjà réfléchi à la souffrance que vous fait endurer la culpabilisation des autres ? Vous pouvez par exemple avoir peur de dire certaines choses aux autres, car vous savez que cela va leur faire du mal. Mais vous devez parfois leur dire ce que vous pensez, et cela peut mal finir car elles vont le prendre contre elles et vous faire culpabiliser.

En vérité, la négativité n’est pas à rechercher du côté de ce que vous avez exprimé, mais plutôt dans la réaction de la personne en face de vous, qui préfère se mettre dans la position de la victime plutôt que d’essayer de vous comprendre.

La méchanceté et la bonté sont relatives

Lorsque vous croyez être une mauvaise personne, réfléchissez bien à la définition qu’ont les autres de la méchanceté et à ce qui est véritablement mal. La méchanceté est quelque chose de gratuit. Maltraiter quelqu’un sans raison est un acte de pure méchanceté.

Mais défendre quelqu’un que vous aimez en attaquant quelqu’un d’autre ne l’est pas. Si vous utilisez des mots blessants, voire même votre force physique, pour parvenir à cette fin, êtes-vous véritablement en train de faire quelque chose de mal ? La méchanceté et la bonté sont des notions toutes relatives. De plus, être une bonne personne ne veut pas dire ne pas commettre des erreurs. La nature de l’homme étant ce qu’elle est, il nous est tout bonnement impossible d’être parfaits.

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Images de Beth Conklin

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