Comment réagir face à un commérage ou à une rumeur ?

21, mars 2015 dans Psychologie 9 Partagés
Certainement qu’à de nombreuses reprises, quelqu’un est venu vous rapporter une rumeur sur une connaissance commune.
Demandez-vous également, combien de fois avez-vous raconté quelque chose sur une autre personne à l’un de vos amis ou de vos proches? Probablement un nombre incalculable de fois.
Mais, ce qui différencie ces comportements, c’est l’intention qu’il y a derrière les propos.
Que pouvez-vous faire lorsque vous entendez une rumeur ? Comment réagir face à un commérage ou une critique ?
Les critiques, les rumeurs et les ragots sont des éléments fréquents de notre quotidien. Tellement fréquents, qu’il n’est parfois pas aisé de se rendre compte qu’on est en train d’y participer activement en les propageant.
De nombreux proverbes portent d’ailleurs sur cette thématique :
– «Les rumeurs sont créées par des jaloux, crues par des curieux, et répétées par des imbéciles»
– «Qu’un chien aboie, et la meute le suit»
– Autant le mot est léger pour celui qui le jette, qu’il est lourd pour celui qui le reçoit.»
Il est impossible de nier que les critiques, les rumeurs et les commérages forment un groupe de comportements très destructeurs, mais qui intéressent souvent très rapidement les gens.
Et ils vont tous souffrir de distorsions avec le temps, au fur et à mesure que le phénomène du «téléphone arabe» se produit, en emportant parfois des conséquences impensables.

Que pouvons-nous faire face à ces situations ?

Pour expliquer la manière idéale d’agir face à ces situations, il faut se rappeler le dialogue de Socrate, appelé «Le triple filtre» :

«Une connaissance s’approche de Socrate, et veut lui conter quelque chose sur l’un de ses amis. Mais avant de l’écouter, Socrate lui fait passer un petit examen, celui du triple filtre. Socrate décide de formuler des interrogations à cette personne sur ce qu’elle veut lui raconter sur son ami, grâce à l’aide de 3 filtres : le filtre de vérité, le filtre de bonté et le filtre de l’utilité.

Pour ce faire, il lui pose trois questions distinctes en relation avec chacun des filtres :

– Es-tu sur que ce que tu vas me dire est vrai ? (filtre de la vérité)
– Veux-tu me raconter quelque chose de bon sur mon disciple ? (filtre de la bonté)
– Est-ce que ce que tu vas me dire me sera utile ? (filtre de l’utilité).

Après que la connaissance ai admis qu’elle n’était pas certaine de la vérité de ses propos, qu’ils n’étaient ni bons ni utiles, Socrate conclut : – A quoi bon le raconter ?».

En résumé, appliquer ce filtre est une stratégie très utile pour éviter de propager les rumeurs, les commérages ou les critiques. Et ce, pas seulement à ceux qui nous rapportent des propos entendus, mais également à nous-même quand nous allons dire quelque chose sur quelqu’un d’autre.

Appliquez-le dès maintenant !  “L’habitude est le maître le plus exigeant» (Pline le Jeune) 

Image de Omnia_mutantur