Comment affronter le désespoir ?

28 novembre 2017 dans Autres 0 Partagés
le désespoir

Comment pourrions-nous définir le désespoir ? Ce terme fait référence à la perte de l’espérance, au fait de ressentir un vide intérieur, au fait de penser qu’il ne reste rien dans le désert qui nous entoure, que tous nos efforts sont désormais vains. Comment pourrions nous affronter la perte de force pour aller de l’avant ? Comment affronter le désespoir ?

Lorsque cette sensation nous envahit, des doutes surgissent, pourquoi devons nous continuer de faire des efforts ? Pourquoi devons nous continuer de nous lever chaque jour ? Les personnes qui ont vécu cette émotion sentent qu’elles ne peuvent plus faire face à leurs travaux, à leur quotidien avec ses obligations, et que la meilleure solution est peut-être celle de renoncer pour cesser de souffrir.

Pour cela, le désespoir peut s’avérer être l’un des pires ennemis, car il nous bande les yeux et nous retire peu à peu les forces et l’envie. Il ne nous laisse pas voir au-delà du mur qui cache la lumière : il nous murmure à l’oreille que cela ne passera pas, que rien ne peut s’améliorer, que tout est fini et qu’il ne nous reste plus qu’à accepter de vivre ainsi. Face à ce panorama, comment affronter le désespoir ?

Le désespoir s’affronte avec patience ; avec un travail minime, mais avec un effort énorme, avec des petits pas, avec des petites réussites. En nous entourant de personnes importantes qui nous aident à sortir du gouffre et à nous faire voir les choses magnifiques qu’il reste à expérimenter et pour lesquelles il est nécessaire de continuer à vivre et de continuer à se battre.

Le désespoir, notre pire ennemi

Lorsque le désespoir nous envahit, la pire chose que nous puissions faire est d’être agréable avec cet invité. Peut-être est-il entré, mais à partir de là, la solution repose dans le fait de faire des efforts et (surtout) d’être intelligent pour qu’il ressorte le plus vite possible. Le désespoir effraie, il connaît les peurs de celui qu’il attaque et s’alimente de celles-ci. Ainsi, si nous apprenons à gérer nos craintes, le désespoir n’aura pas d’aliment duquel se nourrir et finira par sortir.

En ce sens, tous les outils de gestion émotionnelle sur lesquels nous comptons peuvent nous servir d’aide afin d’affronter le désespoir. L’éventail de possibilités est large : nous parlons des outils qui coupent les cycles négatifs de pensées, mais aussi de ceux qui nous rendent habiles socialement et intelligents dans le choix des stratégies.

Peut-être ne pouvons-nous pas voir au-delà de ce que nous avons maintenant : lorsque nous sommes dans le noir, il est difficile de voir la lumière de l’autre côté. En revanche, n’oublions pas que nous pouvons nous-même réussir à être un foyer de lumière très puissant si nous donnons un tour à la clé qui nous permettra de nous « allumer ». A partir de ce principe, le désespoir pourra fuir spécialement de l’intérieur des personnes qui dédient leurs ressources afin d’organiser leurs schémas de pensées.

« Le désespoir est fondé sur ce que nous savons, qui n’est rien, et l’espoir sur tout ce que nous ignorons, qui correspond à tout. »

-Maurice Maeterlinck-

tristesse

Ta meilleure arme pour affronter le désespoir est ton envie de vivre

C’est le plus important : vous êtes plus qu’une situation actuelle, vous êtes passé par des situations dures et avez su les surmonter, vous êtes capable d’atteindre des objectifs de valeur. Vous avez en vous la foi, et il est important de la maintenir. Dites-vous que votre esprit travaille avec ce qui vous arrive, mais qu’il travaille encore plus avec ce qu’il pense qu’il vous arrivera. En réalité nous sommes plus ce que nous croyons ou ce que nous sommes disposés à croire que nous sommes ce que nous pensons.

Dans le passé nous avons vécu des situations très difficiles que nous avons réussi à surmonter. De plus, grâce à ces situations vécues, nous comptons désormais des ressources qui nous rendent plus forts. Dans le futur immédiat, l’opportunité de continuer à vivre se présente à nous. Finalement, pour un futur plus lointain, nous pouvons faire des plans ; des illusions qui ne cessent de générer en nous la motivation d’agir.

envie de vivre

Ce raisonnement, simple et facile à élaborer est parallèlement assez difficile à maintenir, que cela soit par peur ou pour les fois où le destin ne nous en a pas laissé le temps. En revanche, il ne cesse d’en valoir la peine de la même manière que les personnes qui sont restées à nos côtés, bien que le moment soit difficile et que nous sachions et reconnaissions ne pas être la compagnie la plus agréable. Si eux y croient, « Pourquoi ne pas nous donner l’opportunité. »

Autrement dit : le désespoir ne cesse d’être une illusion. Une impossibilité : celle d’être aveugles face aux alternatives qui nous facilitent la sortie. En revanche, aussi préoccupante qu’elle puisse paraître, elle se maintient difficilement lorsque nous favorisons les valeurs par rapport à la peur… ou la confiance en nous par rapport à l’anxiété.

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