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Anatomie d'un baiser

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Anatomie d'un baiser
Dernière mise à jour : 17 janvier, 2018

Bien que les baisers soient des actes quotidiens, ils renferment aussi une part d’énigme. Il n’y a pas de certitude absolue sur la fonction qu’ils remplissent. On ne sait pas non plus exactement s’il s’agit d’un comportement instinctif ou appris. La science a déjà approfondi ce sujet. L’objectif était de déterminer l’anatomie d’un baiser ainsi que ses effets.

Charles Darwin, le père de la théorie évolutive, a noté autrefois que ce geste était avant tout un acte de sociabilité. Dans son oeuvre L’expression des émotions chez l’Homme et les animaux, c’est ce qu’il signale. Il y écrit que le baiser est le résultat du désir inné d’être reconnu et d’établir des relations. C’est une façon de “recevoir du plaisir à travers le contact d’une personne aimée”.

Cependant, certaines données remettent ces affirmations en cause. Par exemple, on sait que 10% des cultures sur la planète n’incluent pas le baiser dans leurs coutumes. On retrouve également des sociétés qui lui donnent un sens différent, qui n’a rien à voir avec un geste amoureux. C’est pour cette raison que l’anatomie d’un baiser, dans un sens universel, ne se réduit pas à une expression d’amour.

“La bonne chose, avec les années, c’est qu’elles soignent les blessures; la mauvaise chose, avec les baisers, c’est qu’ils créent des addictions.”

-Joaquín Sabina-

L’anatomie d’un baiser à partir de la biologie

On peut affirmer que, d’un point de vue physique, un baiser est “l’orientation de bouche à bouche de deux individus ou la pression des lèvres d’une personne contre le corps d’une autre”. Telle est la définition de Sheril Kirshenbaum, une biologiste menant des recherches à l’Université du Texas. Ceci serait l’anatomie la plus basique d’un baiser. Il convient d’ajouter qu’embrasser fait entrer en jeu 32 éléments anatomiques.

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D’un point de vue physiologique, le baiser est un peu plus complexe. Ce geste serait une sorte d’échange d’information sensorielle. Cela inclut les sens du goût, de l’odorat et du toucher. Il implique aussi une réaction chimique, dont les messagers sont les phéromones.

Quand on échange un baiser, une impressionnante activité commence dans les hormones du corps. L’ocytocine commence à s’écouler à travers le sang. Cette hormone est connue sous le nom “d’hormone de l’amour” et génère un grand bien-être.

Enfin, quand on s’embrasse, une forte décharge de sérotonine a lieu. Celle-ci déclenche aussi une sensation de bien-être. Par conséquent, il est raisonnable de dire que l’anatomie d’un baiser est aussi l’anatomie d’un moment de plaisir.

Les sens d’un baiser

Lorsque l’on se demande si un baiser est un comportement instinctif ou appris, plusieurs faits permettent de faire pencher la balance vers la seconde explication. Mais étudions un peu l’usage historique du baiser.

Par exemple, au Moyen-Âge, il fut interdit pendant une certaine période. À ce moment, le baiser n’était utilisé que par les serviteurs/servantes analphabètes. Ils l’utilisaient pour conclure un contrat car ils ne pouvaient pas le signer.

Par ailleurs, on a pu établir que l’anatomie d’un baiser n’a pas le même sens pour une femme que pour un homme. Les femmes lui accordent plus de valeur. Elles le perçoivent comme une fin en soi et apprécient ce geste avant et après les relations sexuelles. Les hommes, en revanche, l’associent directement à un préambule du sexe.

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Autres données intéressantes sur le baiser

Même s’il semblerait qu’il existe une domination de la culture face à l’instinct, ce dernier facteur a quand même une grande importance dans le fait d’embrasser. Cela se vérifie à travers un fait très simple : nos ancêtres ont appris à détecter la couleur rouge plus facilement. Cela leur permettait de trouver plus rapidement les fruits mûrs. Ces éléments étaient essentiels pour leur survie.

Un grand nombre d’anciennes cultures se sont aussi concentrées sur les lèvres des personnes. Surtout celles des femmes. C’est pour cela qu’une grande partie de ces dernières ont développé des méthodes pour avoir les lèvres positionnées “en avant”. Le ton rouge était de cette manière plus détectable. Cela suggère qu’une association a été établie entre les lèvres et un facteur de survie. La théorie instinctive serait donc renforcée.

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Quand nous échangeons un baiser avec quelqu’un, nous échangeons environ 40000 micro-organismes. On stimule aussi la production de salive et cela améliore momentanément l’haleine. Il a été prouvé que ceux qui embrassent leur compagnon/compagne le matin tombent moins malades. Ils ont aussi moins d’accidents de voiture et vivent cinq ans de plus. Il y a encore beaucoup d’énigmes à éclaircir mais une chose est sûre : l’anatomie d’un baiser renferme de merveilleux mystères qui sont liés au bonheur et à la vie.

 

Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.