3 vérités absolues

· 24 mars 2017

Les vérités religieuses, ainsi que les vérités idéologiques, politiques et même scientifiques, ont souvent montré, au long de l’histoire, qu’elles étaient muables. Les histoires qui nous affirment que quelque chose est absolument certain et qui, quelque temps plus tard, expliquent tout le contraire, à cause d’une découverte ou d’innovation, sont très nombreuses.

Le sujet de la vérité a été source de profondes polémiques et même de guerres cruelles et d’abus énormes. Galilée a dû revenir d’une vérité établie, car il contredisait la vérité de l’église de l’époque.

La Bibliothèque d’Alexandrie a été incendiée car, selon les envahisseurs, elle pouvait contenir des vérités qui contredisaient le Coran. De même, beaucoup d’hommes et de femmes du monde ont souffert de l’exil, de la persécution et même de la mort, car ils défendaient des vérités gênantes pour les autres.

Lors des dernières décennies, l’idée selon laquelle la vérité est un concept relatif s’est imposé. Même si c’est évident (la vérité est relative à une série de facteurs), il est aussi vrai qu’il existe encore des vérités à la valeur absolue. Il s’agit de fait incontrôlables qui sont constants et qui relativisent l’idée que la vérité est relative. Voici trois de ces vérités absolues.

Nous mourrons tou-te-s un jour 

C’est l’une de ces vérités qui nous accompagne depuis la nuit des temps et que personne ne peut réfuter, malgré toutes les avancées technologiques et toutes les explications religieuses. C’est un fait absolument certain : nous mourrons tou-te-s un jour. Vous, moi, et toutes les personnes que nous aimons et que nous voyons passer dans la rue ou que nous voyons à la télévision

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Les croyant-e-s peuvent alléguer qu’après cette vie de terrien-ne, il y a une autre vie qui est éternelle, celle-là. Ou qu’après cette vie, nous nous réincarnons en un autre être et donc que la vie est éternelle. Mais il est évident que la vie que nous avons aujourd’hui se terminera un jour. Ce qui arrive ensuite, nous n’avons aucun moyen de le savoir. La certitude, c’est que ce corps et cette personne que nous sommes aujourd’hui, mourront. C’est indiscutable.

Nous devrions toujours y penser. Le chapitre final de notre histoire est la mort. Si nous en étions plus conscient-e-s, peut-être que nous prendrions en compte le fait que chaque jour d’existence a une valeur incommensurable, car c’est aussi un jour de vie en moins.

Nous naissons tou-te-s de l’union entre un homme et une femme 

Quelle que soit l’orientation sexuelle de chacun, et sans entrer dans le débat des familles aux parents du même sexe, il est évident que pour qu’il y ait vie humaine, il faut l’union d’un ovule et un spermatozoïde. C’est-à-dire, de la cellule sexuelle féminine et de la cellule sexuelle masculine.

Une nouvelle vie peut être conçue dans un laboratoire, dans un ventre loué, ou quoi que ce soit. Mais, elle aura toujours besoin d’une gamète féminine et d’une gamète masculine, pour que la génération d’un nouvel être humain soit possible.

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Peut-être que quelqu’un vous parlera du clonage, comme voie reproductive. Et qu’il y a des rumeurs d’application de cette méthode. Mais il est évident que dans un tel cas, ce qui se produit n’est pas un nouvel être dans le sens strict, mais la répétition d’un être qui existe déjà.

Nous naissons tou-te-s d’une femme

Tous les êtres humains ont été en gestation dans le ventre d’une femme. Même avec toutes les avancées de la science, cela n’a toujours pas changé. La fécondation « in vitro » est précisément cela : la fécondation. Mais le produit de cette fécondation doit être implanté dans le ventre d’une femme pour qu’il s’y développe un nouvel être humain.

Même si depuis des milliers d’années, la discrimination de genre envers les femmes sévit, nous devons tou-te-s la vie à l’une d’entre elles. Aucun homme ne peut porter un enfant et accoucher, et il est aujourd’hui impossible de réaliser ce processus dans un ventre artificiel.

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Ces trois vérités absolues touchent à l’essence de l’existence humaine. Nous mourrons tou-te-s, nous naissons tou-te-s de l’union entre un homme et une femme, et nous naissons tou-te-s d’une femme. Ces vérités parlent des deux moments les plus importants de l’existence : le début et la fin. Les conclusions que chacun fait de la vie dérivent de ces vérités, et sont complètement personnelles. Mais elles sont présentes, au nom de la réflexion humaine.