Pourquoi appelle-t-on la génération Y des « snowflakes » ?

· 6 août 2018

La génération « snowflake »  (c’est-à-dire ‘flocon de neige’ en français) ou génération Y est celle des personnes qui ont atteint l’âge adulte dans les années 2010. Ce terme s’applique à la supposée « volatilité » caractéristiques de ceux qui en font partie. Selon les médias, cette génération se différencie de toutes les autres par son instabilité émotionnelle, sa susceptibilité et sa faible résilience.

La dénomination du mot surgit comme une confluence de facteurs: « snowflake » a été choisi pour son originalité car les flocons de neige sont uniques dans leur forme. La « génération flocon de neige » est, selon certaines sources, une génération qui a connu une enfance surprotégée.

Quand a surgi la « génération flocon de neige »?

Dans les années 2010, on a vu toute une génération (et plus) atteindre la majorité. Cela la classifie en tant que génération des « Millennials » ou génération Y. Ces personnes ont grandi en parallèle à un développement rapide des nouvelles technologies. Ce sont des professionnels du numérique.

Le terme de « flocon de neige » a été inventé par Chuck Palahniuk, auteur de Fight Club. Dans ce livre, il explique que « personne n’est spécial, personne n’est un flocon de neige ».

génération flocon de neige

Chuck Palahniuk définit la génération flocon de neige comme un nouveau victorianisme, caractérisé par sa suceptibilité. Ils sont décrits comm fragiles et peuvent s’offenser « d’un rien ». On y parle, par exemple, du fait que chaque génération s’offense pour des faits déterminés. Or, il est surpris par la facilité avec laquelle les élèves de ses amis professeurs à l’université se vexent. En effet, généralement, il s’agit pourtant ordinairement d’un espace propice au débat et à l’opinion critique.

Qu’a de spécial la génération des « Millennials »?

En général, les personnes qui appartiennent à la « génération flocon de neige » ont un sens exagéré de leur condition unique. On dit qu’elles sont capricieuses, susceptibles et ont un sens exagéré de ce qui est politiquement correct. D’une certaine façon, la société regrette l’esprit révolutionnaire qui a toujours été attribué à la jeunesse. Elle ne retrouve pas dans cette génération. On dit aussi qu’il s’agit d’une génération conflictuelle. Selon certains, elle ne tolère pas facilement la critique, surtout si on attaque intelligemment sa façon de penser.

Mais la moitié de la force de travail de 2020 bénéficie aussi d’autres avantages ou vertus face à d’autres générations. Comme nous l’avons vu, ces personnes sont nées avec les nouvelles technologies. Cela signifie qu’elles connaissent chaque aspect technologique de notre temps. Elles apprennent beaucoup plus rapidement que n’importe qui. Grâce à leur « patience limité », les Millennials trouvent des façons créatives de résoudre des problèmes. Ils s’adaptent donc plus rapidement aux changements. Cette facilité d’adaptation est alors un avantage important dans le milieu professionnel.

La « génération flocon de neige » a aussi des problèmes uniques qui, très souvent, sont méprisés par les autres générations. L’anxiété face à de nouveaux défis qui n’ont jamais été vus auparavant dans la société ou le monde du travail (en lien avec les réseaux sociaux ou la communication instantanée, par exemple) est souvent tournée en dérision.

Le véritable problème

Les Millennials sont-ils réellement si caractéristiques ? Ou vivent-ils dans une société qui n’est pas prête pour eux ? Jusqu’à il y a un demi-siècle, on ne concevait pas l’ordinateur ou la technologie avancée comme une partie supplémentaire de l’écosystème domestique/quotidien. Sans parler des portables ou des tablettes.

Pour la « génération flocon de neige », ces inventions ont toujours, d’une manière ou d’une autre, fait partie de leur interaction avec le monde. Ainsi, pour les autres générations, il est difficile de comprendre ce que cela signifie. Et il est difficile de comprendre comment ce processus de maturation accompagné de la technologie peut affecter la configuration mentale.

amis faisant un selfie

Il est compréhensible, par exemple, qu’une personne habituée à la rapidité de la communication actuelle n’accorde pas d’importance à une lettre. Nous ne pouvons pas désapprendre les processus naturels. En revanche, nous pouvons apprendre à tolérer d’autres façons de voir le monde. En fin de compte, on dit que cette génération est intolérante alors que beaucoup de médias ne signalent que les côtés négatifs de toutes ces personnes.