Les relations de jumeaux au cinéma

4 février 2019
La convivialité entre frères jumeaux peut être très particulière et curieuse, c'est pourquoi c'est une excellente base pour créer des films dramatiques et comiques.

La convivialité entre frères jumeaux peut être très particulière et curieuse, c’est pourquoi c’est une excellente base pour créer des films dramatiques et comiques. Les jumeaux au cinéma, c’est un aspect tellement reconnaissable qu’il a son propre sous-genre dans l’industrie cinématographique.

Certains de ces films mettant en vedette des jumeaux peuvent présenter des relations particulières entre ce genre de frères et sœurs. Les jumeaux au cinéma peuvent illustrer comment on peut ressentir la séparation forcée entre deux frères, les comparaisons physiques constantes et même la dépendance qui peut être créée à partir de situations différentes.

Nous présentons ici trois films emblématiques mettant en vedette des frères jumeaux. Il s’agira, à partir d’eux, d’illustrer certaines des particularités dans les relations entre jumeaux.

A nous quatre, des jumelles au cinéma séparées à la naissance

Ce remake de 1998 est extrêmement populaire. Toute une génération a grandi en regardant ce film avec Lindsay Lohan. L’actrice n’avait que 11 ans lorsqu’elle a joué le rôle des jumelles Hallie et Annie, qui ont été séparées par le divorce de leurs parents peu après leur naissance.

Les deux sœurs vivent dans des pays différents, l’une en Angleterre et l’autre aux Etats-Unis, séparés par l’océan Atlantique. Mais par un heureux hasard, elles se rencontrent dans un camp d’été dans le Maine, aux Etats-Unis. Là-bas, les jumelles élaborent un plan pour unir leur famille, ce qui implique l’échange de leurs vies. L’Américaine irait à Londres et l’Anglaise en Californie.

Ce film fait écho à un aspect inacceptable et injuste. Nous faisons référence à la séparation des deux sœurs à la naissance par le divorce de leurs parents. Le pire, c’est qu’aucune des deux filles ne connaissait l’existence de l’autre.

Bien que ce soit difficile à croire, il y a beaucoup d’histoires vraies de séparations forcées de jumeaux. Comme le démontre le grand nombre de frères jumeaux qui sont réunis par les hasards de la vie, à l’instar de l’histoire surprenante des triplés séparés, montrée dans le documentaire Three identical strangers (« Trois étrangers identiques », en français).

Jumeaux, différences entre les vrais jumeaux et les faux jumeaux au cinéma

Ce film de jumeaux est une comédie emblématique des années 80. Danny DeVito et Arnold Schwarzenegger jouent des frères jumeaux, qui ont de grandes différences physiques. Dans le film, les deux personnages découvrent qu’ils sont jumeaux, bien qu’ils ne se ressemblent pas du tout. Ils sont en fait le résultat d’une expérience qui a eu des résultats inattendus.

Cependant, les différences entre ces deux frères ne sont pas seulement physiques, mais aussi morales et mentales : Julius (Schwarzenegger) est une personne honnête avec une éducation formelle et extrêmement naïve. Alors que Vincent (DeVito) est un menteur pathologique et un escroc professionnel.

L’explication de la grande différence physique entre les deux peut être que les frères ne sont pas exactement des jumeaux identiques. Ce sont plutôt des faux jumeaux, c’est-à-dire des jumeaux fraternels. Ce type de jumeaux est le produit de la fécondation de deux ovules par deux spermatozoïdes différents. De cette façon, le résultat peut être deux frères physiquement très différents qui sont nés le même jour.

Pour autant, en réalité, les différences entre jumeaux ne sont généralement pas si extrêmes. Par conséquent, l’explication peut être autre : la fécondation multiple hétéroparentale. Les deux frères jumeaux peuvent avoir chacun un père différent. C’est extrêmement rare, mais faisable. Cela se produit lorsque la mère libère plus d’un ovule et que celui-ci est fécondé par plus d’un homme dans un court laps de temps.

Faux-semblants, identité commune entre jumeaux au cinema

Les jumeaux au cinéma répondent souvent à certaines structures similaires. Le stéréotype le plus commun est de cataloguer l’un des jumeaux comme étant le mauvais et l’autre comme étant le bon. C’est précisément ce schéma qui est à la base du scénario de ce film.

Les jumeaux Elliot et Beverly sont deux gynécologues, spécialistes du traitement de l’infertilité féminine. Elliot profite des femmes qu’il traite, tandis que Beverly les réconforte. Tout ça sans que les femmes ne sachent qu’ils sont de vrais jumeaux.

Tout change quand les frères rencontrent Claire, une femme incapable de concevoir à cause de la morphologie de son utérus. Les deux frères entrent en conflit car Beverly tombe amoureux de Claire. Alors qu’Elliot est obsédé par elle uniquement à cause de la morphologie particulière de son utérus.

Quand Claire découvre que Beverly a un frère jumeau, elle se sent trahie et met fin à sa relation. Beverly sombre alors dans une dépression qu’il ne parvient à soulager que grâce à la drogue. Ainsi, la relation entre les jumeaux entre dans une crise existentielle.

Il est clair que la relation entre Elliot et Beverly est une relation d’identité commune. Cela se produit lorsque les jumeaux se réfugient l’un dans l’autre, c’est-à-dire qu’ils sont dépendants l’un de l’autre, se considérant comme une seule entité. Ainsi, chacun a une formation partielle du « Moi« . Cela rend difficile leurs relations avec les autres : leurs relations amoureuses sont courtes et leurs amitiés ne durent pas longtemps. Ce genre de frères jumeaux ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre.