Les effets de la malbouffe sur le cerveau

2 octobre 2019
Il existe plusieurs études qui révèlent l'un de nos pouvoirs : utiliser l'alimentation pour améliorer ou éroder la santé de notre cerveau. Mais comment pouvons-nous faire bon usage de ce pouvoir ?

Avec la nourriture, nous avons une occasion fantastique de prendre soin de notre santé. Nous devons comprendre que certains aliments sont potentiellement nocifs, peu nutritifs et qu’ils érodent le fonctionnement de notre corps.

Ce que la science a maintenant découvert, c’est que les aliments riches en calories et pauvres en nutriments pèsent sur le fonctionnement de notre esprit. Ainsi, dans cet article, nous analyserons les effets de la malbouffe sur notre cerveau.

La revue Brain, Behavior and Immunity a publié une étude menée à l’Université de Nouvelles-Galles du Sud, en Australie. Elle démontre qu’une alimentation riche en sucres et en graisses altère les capacités cognitives du cerveau. Cet effet de la malbouffe sur le cerveau se produit même à court terme.

Les chercheurs ont noté que l’enfance est une période critique à cet égard. En d’autres termes, si le régime pauvre en nutriments essentiels a lieu pendant les premières années de la vie, ses effets sont plus graves.

« La nourriture que vous mangez peut aussi bien être la plus salutaire et la plus puissante forme de médecine, que la plus lente forme de poison. »

-Ann Wigmore-

La mal bouffe est souvent trop sucrée
Les effets de la malbouffe sur le cerveau

L’étude de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud a révélé que la malbouffe a effectivement des effets nocifs sur le cerveau. Pour vérifier cela, une expérience a été menée avec deux groupes de souris.

L’un des groupes a reçu des aliments caloriques mais pauvres en nutriments. Particulièrement de nombreux aliments riches en sucre et en graisses saturées. L’autre groupe s’est vu offrir une alimentation saine, mais on lui a permis de consommer de l’eau sucrée de façon sporadique. Ce dernier simulait une boisson gazeuse ordinaire.

Le résultat a surpris les scientifiques. Une semaine seulement après le début de l’expérience, le premier groupe de souris a montré une détérioration significative de la zone du cerveau liée à la mémoire. Ce qui est déconcertant, c’est que le deuxième groupe a également montré une détérioration presque aussi grave que le premier groupe.

Une autre étude révélatrice

Les preuves des effets nocifs de la malbouffe sur le cerveau ne s’arrêtent pas là. Une autre étude, publiée dans la revue Cell Metabolism, révèle qu’un groupe de scientifiques américains est arrivé à la même conclusion d’une manière différente.

Ces chercheurs ont supposé que les cellules du système immunitaire du cerveau, aussi appelées microglies ou cellules de Hortega, s’enflamment avec la consommation d’aliments riches en calories et pauvres en nutriments. Grâce à leurs recherches, ils ont pu détecter que, lorsque cela se produit, la sensation de faim augmente.

Pour en arriver à cette conclusion, ils ont aussi utilisé un groupe de souris. Ils ont sollicité chez ces dernières une inflammation artificielle de la microglie. Elles ont donc mangé un tiers de plus qu’auparavant et ont pris en moyenne quatre fois leur poids. Cela prouve les effets de la malbouffe sur le cerveau, qui finissent par affecter l’organisme tout entier.

Nous sommes ce que nous mangeons

L’affirmation « nous sommes ce que nous mangeons » est soutenue par la science. Que ce que nous consommons influe sur notre santé mentale nous donne une occasion imbattable d’en être les architectes. N’est-ce pas merveilleux ?

Aujourd’hui, nous savons que les aliments faibles en nutriments et riches en calories génèrent des schémas physiologiques qui ressemblent à ceux d’une dépendance. À mesure que nous augmentons notre consommation de ces aliments, notre désir d’en consommer augmente aussi. Ainsi, comme pour toutes les dépendances, la tentation d’échanger le plaisir immédiat contre le bien-être à long terme devient plus grande.

Claude Galien et les premiers médecins de l’histoire étaient convaincus que nourriture et santé vont de pair. A tel point que l’un des principes d’Hippocrate était : « Je vais appliquer des mesures diététiques pour le bénéfice des malades en fonction de mes capacités et de jugement; Je vais les garder du mal et de l’injustice« .

Une femme qui consomme de la malbouffe

Qu’est-ce qui nourrit le cerveau ?

En nous nourrissant, nous prenons soin de notre santé mentale ou la négligeons. Ainsi, tout comme nous disposons de données sur les effets négatifs de la malbouffe sur le cerveau, d’autres types d’aliments peuvent également avoir des effets positifs.

Ce n’est pas si difficile. Il suffit d’introduire certains aliments dans notre alimentation quotidienne, pas nécessairement en grande quantité. Prendre une poignée de noix ou d’autres fruits secs par jour est une bonne façon de rassasier votre appétit et de prendre soin de la santé de votre cerveau.

Le poisson bleu, les myrtilles, l’avoine, le yaourt, le chocolat, l’avocat et les aliments verts sont également excellents. Si vous ne les aimez pas beaucoup, prenez-en une petite portion tous les jours. Votre cerveau l’appréciera.

  • Rodríguez, J. R., González, M. J., & Miranda, J. (2008). Deficiencias nutricionales y comportamientos inadaptados: un posible nuevo paradigma para la prevención de conductas agresivas. Psicología y Salud, 18(2), 199-206.