Le cycle de la violence dans les relations intimes

08 février, 2021
Comment la violence se développe-t-elle dans les relations ? Que pouvons-nous faire contre cela ? Dans cet article, nous allons décomposer les principales clés, en identifiant les principaux facteurs qui la font durer dans le temps.

La violence dans les relations intimes peut s’exprimer de différentes manières. De la violence physique à la violence verbale et sexuelle, le couple peut entrer dans une spirale de violence dans laquelle l’intégrité de l’un des membres peut être lésée, affectant sa santé physique et mentale.

Les relations ne sont généralement pas établies dans un contexte de violence. La violence dans les relations est généralement un processus qui arrive par étapes dans le temps. Ainsi, un modèle de relation inégale est établi : l’un des membres a tendance à agir de manière plus soumise (violé/victime), l’autre de manière plus coercitive (violent/agresseur).

La violence dans les relations intimes.

Les caractéristiques de la violence dans les relations intimes

La violence dans les relations est étroitement associée à l’inégalité sociale. Normalement, les victimes sont généralement des femmesLa violence dans les relations peut avoir lieu par différents canaux : de la violence physique et verbale à la violence sexuelle.

La violence sexuelle est l’une des façons dont les bourreaux peuvent se sentir les plus impuissantes. En effet, en général, la société maintient toujours la conviction que les relations sexuelles dans le cadre d’un couple sont toujours consensuelles.

Les comportements contrôlants et dominants sont une autre forme de violence dans les relations amoureuses. Plusieurs exemples peuvent être donnés. Isoler la victime du couple de ses proches, surveiller ses déplacements, ses visites, ses horaires, restriction des ressources financières, etc.

L’escalade de la violence

Dans la plupart des cas, la violence est latente au début de la relation, mais elle ne se manifeste pas. En d’autres termes, la violence peut être présente dès le début de la relation, mais d’une manière différente. C’est comme voir la surface d’un iceberg sans compter sur toute sa masse.

Le cycle de violence se compose généralement de trois phases qui ne sont généralement pas égales en intensité et en durée. Ces phases sont les suivantes :

  • Tension. Incidents minimes dans la relation du couple qui augmentent la tension pour l’escalade vers un cycle de violence.
  • Agressivité. Après l’accumulation d’une certaine tension, une agression envers le partenaire se produit généralement avec plus ou moins d’intensité.
  • Lune de miel. Dans cette phase, la personne responsable d’avoir exercé l’agression sous ses différentes formes se repent généralement, montrant de l’affection envers le couple, promettant de ne plus le faire.

Dans cette dernière étape, il y a généralement à nouveau une période de tension. ll y aura à nouveau agression, puis repentance. Le problème est que la victime de violence pardonne généralement son partenaire au troisième stade, soit en retirant ses plaintes, soit en donnant une seconde chance à la relation.

La période de lune de miel a tendance à se raccourcir à chaque cycle, avec dans certains cas uniquement des phases de tension et d’agression. L’affection donnée par l’agresseur est perçue comme une source de renforcement très enrichissante. La victime a alors du mal à mettre fin à la relation.

Les facteurs de risque du développement de comportements violents

La violence est le résultat de plusieurs facteurs qui opèrent à quatre niveaux : individuel, relationnel, communautaire et social. Le risque de développement de comportements violents dans la relation est donc difficile à généraliser en raison de facteurs culturels et sociaux. Cependant, parmi les facteurs de risque pouvant être généralisés, figurent les suivants :

  • Faible niveau socio-économique et académique.
  • Jeunesse.
  • Antécédents familiaux de maltraitance.
  • Abus sexuel pendant l’enfance.
  • Consommation d’alcool et d’autres drogues.
  • Normes sociales de genre inéquitables.
  • Légères sanctions juridiques pour la violence sexiste.
  • Troubles de la personnalité (en particulier trouble de la personnalité dépendante chez la femme).

Relations intimes, violence et enfants

La violence dans une relation peut être encore plus grave s’il y a des enfants. Les enfants peuvent avoir de multiples problèmes liés aux troubles de l’humeur, tels que les troubles anxieux, le trouble de stress post-traumatique ou la dépression.

Elle n’est pas seulement réduite à la sphère émotionnelle et affective de l’enfant. La présence de mauvais résultats scolaires et des problèmes de santé physique coexistent également avec l’observation de la violence dans la relation. Les enfants qui grandissent dans ce contexte sont plus sujets à la violence contre leur partenaire à l’âge adulte.

La violences dans les relations de famille.

Comment prévenir la violence dans les relations ?

L’élargissement de la base de sensibilisation dans la société, en plus des différentes formes sous lesquelles la violence a tendance à apparaître, peut être la clé de sa réduction. Les stratégies pouvant être utilisées pour prévenir et réduire la violence peuvent être résumées comme suit :

  • Campagnes de diffusion et de sensibilisation pour enfants et adolescents sur les différentes formes de violence pouvant survenir dans une relation.
  • Campagnes d’autonomisation des filles et des adolescents.
  • Création de programmes scolaires où les formes de violence à la maison sont interceptées.
  • Matériel didactique dans les écoles sur la violence dans les relations intimes.
  • Etc.

La prévention de la violence accorde une importance particulière à l’environnement familial et social. Les programmes qui éduquent sur les questions de genre sont tout aussi importants pour empêcher les enfants d’accepter les formes de violence comme normales.

Dans tous les cas, le travail de prévention le plus important en ce sens commence toujours par l’éducation. Nous connaissons tous des formes efficaces de négociation et de communication qui nous font exclure la violence comme alternative d’action.

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