Découvrez quels sont les mythes autour de la virginité

05 octobre, 2020
La virginité est un concept répandu. Il est important de connaître les mythes autour de la virginité pour vivre une sexualité beaucoup plus saine et libre.

Nous avons toujours entendu parler de la virginité. Nous avons également entendu l’expression une “personne vierge”. La virginité est un concept très répandu dans la société.

Ce concept est également très présent au cours des consultations auprès de sexologues. Plus que de parler de virginité, ces derniers parlent généralement des mythes autour de ce concept. Creusons le sujet plus profondément.

Que signifie le mot virginité ?

La signification religieuse du mot vierge, dont dérive le terme “virginité”, est bien connue. Mais au-delà de ce sens, il est intéressant de savoir ce qu’il implique sur le plan social et psychologique.

Tout d’abord, le sens du mot “virginité” est très marqué et fait directement allusion à notre érotisme. Maintenant, populairement, il est utilisé pour classer les personnes.

Lorsque nous l’utilisons, nous étiquetons les gens en fonction de leur appartenance à l’un de ces deux groupes. Ceux qui n’ont pas eu de relations sexuelles (vierges) et ceux qui ont eu des relations sexuelles (non vierges).

Découvrez les mythes autour de la virginité.

Les mythes autour de la virginité

Une série de mythes ou de fausses croyances entoure ce concept. Ces mythes sont également alimentés par toutes sortes d’influences de notre quotidien.

Nous expliquons brièvement dans la suite de cet article certains des mythes les plus répandus sur la virginité.

La pénétration comme monopole érotique

Non, la pénétration vaginale n’est pas le seul type de relation érotique qui existe. Et elle n’est pas forcément la plus agréable. Si nous surestimons ce type de relation, c’est à cause du conventionnalisme qui ne correspond pas à la réalité de notre nature physique, psychologique et sociale.

La preuve en est que le clitoris est un organe dont la fonction exclusive est de donner du plaisir. Le clitoris est accessible de l’extérieur (sans pénétration) et la plupart des femmes affirment que la stimulation directe peut conduire à l’orgasme.

L’hymen

La perte de virginité est généralement associée à la rupture de l’hymen. L’hymen est une membrane très fine située à l’entrée de la cavité vaginale. Toutes les femmes ne naissent pas avec cette membrane, et elles ne la perdent pas toutes après une première pénétration.

Focus sur les femmes

Associer la perte de la virginité à la rupture de cette membrane n’a guère de sens. La virginité est-elle un concept se référant uniquement aux femmes ? Comment deux femmes qui ont des relations perdraient-elles leur virginité ? Et deux hommes ?

Cela montre que la perte de virginité est beaucoup plus marquée chez la femme que chez l’homme. Cela exerce une pression supplémentaire sur les femmes qui doivent alors se soucier de garder ou perdre leur “virginité” en fonction de leur âge.

La douleur

La pénétration n’est pas une panacée. Le mythe le plus répandu nous dit que la première pénétration est douleureuse. Cela n’est pas forcément le cas.

Le fait qu’une première pénétration vaginale fasse mal dépend de nombreuses variables. L’une des plus importantes est le stress.

Un moment transcendantal

La première pénétration vaginale a de nombreuses connotations religieuses et sociales. Ce type de relation érotique a beaucoup de symbolisme et, curieusement, elle est considérée comme une “perte”.

Les gens parlent souvent de dépucelage comme si la pureté, la chasteté ou l’innocence se perdaient. Ces “pertes” sont associées à une pratique spécifique (et non à d’autres), ce qui souligne le caractère absurde de cette association.

Quels sont les mythes autour de la virginité ?

Déconstruire le concept de virginité

Internaliser ce concept et vivre en assumant sa signification sociale peut être nuisible. Pourquoi ? Parce que c’est l’un des concepts qui limitent notre érotisme.

Nous accordons une telle importance à la pénétration vaginale que de nombreuses personnes qui n’ont aucune prédilection pour cette pratique la pratiquent car “c’est ce qu’il faut faire”. Et nous savons déjà que, dans les relations érotiques, faire quelque chose sans vraiment le vouloir ne se termine généralement pas très bien.

De plus, la virginité et ses connotations sociales privent les gens d’explorer tout un répertoire de plaisirs différents.

Que diriez-vous d’associer la “perte de virginité” à tout comportement érotique effectué pour la première fois ? Tout cela est un exercice d’éducation sexuelle. Nous parlerions de “virginités” plutôt que de virginité.

Cela contribuerait également à éradiquer l’idée qu’il existe des relations érotiques plus ou moins importantes. De cette façon, les gens n’auraient aucune sorte de pression sociale à l’heure d’avoir des rapports sexuels.