Comment tromper notre cerveau pour disposer d’un moment de bonheur

13 octobre 2017 dans Emotions 3 Partagés
cerveau

Saviez-vous que vous pouvez tromper votre cerveau pour provoquer un moment de bonheur ? Oui, le bonheur est une émotion/un état émotionnel que nous pouvons attirer, même dans des circonstances apparemment moins propices.

Nous savons depuis un certain temps que les émotions sont accompagnées de nombreux changements dans le corps, tels que l’augmentation du rythme cardiaque ou la flexion de certains muscles du visage qui donnent naissance à ce geste que nous aimons tant : le sourire.

Ce qui n’a été en revanche découvert que récemment est que cela peut être une route à double sens. En d’autres termes, nous pouvons tromper le cerveau en provoquant certaines des réactions physiques qui découlent des émotions, de sorte qu’à partir desdites réactions, nous facilitons l’apparition de l’émotion.

En souriant vous pouvez provoquer un moment de bonheur

L’expression des émotions est une voie à double sens. Notre cerveau prête attention à ce que notre corps fait, et cela affecte nos émotions. Ainsi, le simple fait de sourire, même sans motif particulier, donne au corps un moment de bonheur qui possède de nombreux bienfaits.

Bien que la circonstance, initialement connue sous le nom d’hypothèse de rétroaction faciale, implique davantage que les muscles du visage, elle apporte de bonnes nouvelles. En effet, bien qu’il soit parfois difficile de contrôler nos émotions, il est beaucoup plus facile de contrôler nos muscles.

Gardons à l’esprit que notre sourire est un outil puissant. La plupart des personnes pensent que nous sourions parce que nous nous sentons heureux-ses, mais il peut également s’agir du contraire : nous nous sentons heureux-ses parce que nous sourions.

La façon la plus facile d’obtenir un moment de bonheur, ainsi que la tranquillité et la confiance, est aussi simple que d’esquisser un sourire.
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femme souriante

Hypothèse de la rétroaction faciale

Il semblera ridicule pour beaucoup de personnes qu’un simple sourire puisse attirer une émotion aussi intense que le bonheur. Cependant, cela n’est pas si stupide vu que la science y consacra plusieurs expériences et recherches afin d’étudier l’hypothèse de la rétroaction faciale.

L’une des meilleures expériences démontrant cette hypothèse a été réalisée à la fin des années 1980. Les chercheur-se-s ne voulaient pas influencer les résultats en disant aux sujets que l’étude traitait de l’émotion, alors ils conçurent une ingénieuse manière d’obtenir que les sujets contractent certains muscles de leur visage sans que ces derniers n’aient besoin de connaître le but final de la requête.

Les participant-e-s devaient tenir un crayon d’une certaine manière. Il y avait trois façons. Le premier groupe tenait le crayon entre ses dents, forçant un sourire. Le deuxième groupe tenait le crayon entre leurs lèvres, de sorte qu’iels ne pouvaient pas sourire ; en fait, la posture les forçait à froncer légèrement les sourcils. Le groupe de contrôle tenait le crayon à la main.

Puis les sujets regardèrent quelques caricatures, et qualifièrent le degré de “drôlerie” de ces dernières. Le groupe forcé de sourire donna aux caricatures des notes “drôlerie” beaucoup plus importantes que le groupe fronçant les sourcils, tandis que le groupe témoin donna des notes intermédiaires.

Dans une étude plus récente, il fut présenté une série de visages aux participant-e-s. Ces visages avaient des expressions heureuses, neutres ou de colère. Les participant-e-s furent informé-e-s que l’étude tentait de mesurer le temps de réaction des muscles faciaux, mais les chercheur-se-s étudiaient en réalité l’émotion. Indépendamment de l’image, les participant-e-s devraient soit “soulever leurs joues” (sourire) soit “contracter les sourcils” (froncer les sourcils).

L’expression faciale instruite influença la perception des images. Quand les participant-e-s souriaient, iels trouvaient les images plus agréables que lorsqu’iels fronçaient les sourcils. Par ailleurs, les effets du bref sourire persistèrent 4 minutes plus tard.

L’hypothèse de la rétroaction faciale indique que le mouvement du visage peut influencer l’expérience émotionnelle.
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Sourire forcé, vrai bonheur

La rétroaction faciale fonctionne parce que le cerveau détecte la flexion de certains muscles faciaux (tels que les principaux zygomatiques et les zygomatiques mineurs, qui sont nécessaires pour sourire) et l’interprète comme s’il existait des raisons d’être heureux-ses de quelque chose. De même, si ce muscle n’est pas contracté, le cerveau pense que le moment n’est pas venu d’être heureux-se.

sourire
Mais ce n’est pas tout. Outre la rétroaction que nous obtenons physiquement au niveau individuel, il existe un autre élément ayant une influence sur l’émotion du bonheur : la rétroaction sociale. Le sourire est contagieux. En fait, même si nous ne nous sentons pas très heureux-ses, si les personnes autour de nous sourient, il est également facile pour nous de le faire et, par la même, d’améliorer notre humeur.
Si nous nous efforçons d’améliorer cette énergie qui nous fait sourire, surtout lorsque nous sommes avec d’autres personnes, le bénéfice sera encore plus grand, car nous chargerions l’atmosphère de bonnes vibrations, en favorisant un environnement où il est plus facile d’être heureux-se.
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Par conséquent, si vous souhaitez vraiment tirer le meilleur parti de la rétroaction faciale, trouvez quelque chose qui vous fait rire ou simplement soulevez les coins de vos lèvres pour tromper votre cerveau. Ce qui, au départ, n’est qu’un sourire forcé se transformera rapidement en un véritable sourire. Et dès le premier instant, votre bonheur sera réel.

Quoi que vous ayez à affronter, ce petit moment de bonheur vous le rendra beaucoup plus facile.


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