Comment communiquer de mauvaises nouvelles ?

29 octobre 2017 dans Psychologie 0 Partagés
mauvaises nouvelles

Il semble que les mauvaises nouvelles soient à l’ordre du jour. Elles surviennent parfois de manière inopinée, et d’autres fois, nous avions la certitude qu’elles arriveraient plus tôt que tard. Un exemple de ceci est la perte d’un être cher suite à une maladie grave. Bien que cela fasse mal, dans une telle hypothèse, il semble qu’il soit plus « facile » de communiquer la nouvelle à une autre personne.

Toutefois, il existe d’autres situations où le décès est totalement inattendu et pour lesquelles nous ne savons pas comment les communiquer aux autres. Un accident, une attentat ou une catastrophe naturelle, sont des exemples de situations qui, en un instant, peuvent faire vaciller notre monde, emportant une personne très importante pour nous.

Bien que personne ne veuille vivre de ce type d’expériences, la vérité est que, malheureusement, il s’agit de lois de la vie. La question est de savoir comment les affronter et, dans certains cas, comment faire savoir aux autres ce qui s’est passé. Continuez votre lecture pour apprendre quelques conseils sur la façon de communiquer de mauvaises nouvelles.

« Toute histoire n’est rien d’autre qu’une catastrophe infinie dont nous essayons de sortir le mieux possible; »

-Italo Calvino-

Que ressentons-nous lorsque nous devons communiquer de mauvaises nouvelles ?

Donner de mauvaises nouvelles est une tâche très compliquée. Outre le fait de subir une mauvaise passe, nous nous sentons terriblement mal. Non seulement du fait de nos propres sentiments à l’encontre la personne décédée, mais également parce que nous nous soucions des personnes à qui nous allons l’annoncer.

La peur de leur faire du mal, malgré le fait d’essayer de leur communiquer la nouvelle de la manière la plus délicate possible, nous inquiète. Par ailleurs, nous ne savons pas comment elles vont réagir contre nous. Peut-être qu’elles nous blâmeront pour ce qui est arrivé ou qu’elles nous répondront mal, tout dépend de la capacité à faire face dont chacun-e dispose. Quoiqu’il en soit, en tant que communicateur-trice-s de ces nouvelles, nous ne devons pas considérer la réaction des autres comme quelque chose de personnel.

« Quelle injustice, quelle malédiction, quelle garce cette mort qui ne nous tue pas  nous mais  ceux que nous aimons. »

-Carlos Fuentes-

femme ayant appris de mauvaises nouvelles

D’autre part, nous manquons souvent d’informations dans ce types situations. Et la chose commune est que les proches de la personne décédée aient de nombreuses questions à nous poser. Là survient la crainte de ne pas savoir quoi répondre, mais la réalité est que nous sommes humain-e-s et que nous ne disposons pas toujours de toutes les réponses aux questions qui nous sont posées…à plus forte raison lorsque des mésaventures inattendues surgissent.

Marche à suivre avant de communiquer de mauvaises nouvelles

Une façon de gérer les émotions négatives qui apparaissent et d’essayer de réduire autant que possible celles nos interlocuteur-trice-s, est de se préparer à communiquer les mauvaises nouvelles avant de le faire. Une première étape consiste à essayer de rassembler toutes les informations possibles sur ce qui s’est passé, afin de répondre aux éventuelles questions qui nous seront posées.

Nous devons également savoir à qui nous allons raconter ce qui s’est passé. Préparer le message pour les enfants n’est pas la même chose que pour les parents, les ami-e-s ou les conjoints. Bien que cela puisse ne pas sembler important, nous serons davantage en mesure de nous mettre à leur place et d’adapter notre discours aux conditions de la personne qui se trouve en face de nous.

Ensuite, il est nécessaire de trouver un endroit approprié pour raconter ce qui s’est passé. Cela peut sembler logique, mais il n’est pas inutile de souligner l’importance de communiquer les mauvaises nouvelles dans un endroit aussi privé que possible. Enfin, il est extrêmement important que nous préparions mentalement ce que nous allons dire et comment. De cette façon, nous éviterons de dire quelque chose de malheureux qui ne fera qu’augmenter la douleur de l’autre.

« Après tout, la mort est juste un signe qu’il y avait la vie. »

-Mario Benedetti-

Que devrions-nous prendre en compte lorsque nous communiquons de mauvaises nouvelles ?

Une fois que nous avons à l’esprit tout ce qui précède, arrive enfin le moment décisif. Ce que nous dirons ne fera pas revenir le défunt, mais nous pouvons faire en sorte que l’autre se sente le moins mal possible. Pour cela, les informations que nous fournirons devront être très claires et nous devrons être certain-e-s qu’elles soient véridiques. Dans le cas contraire, nous pourrions perturber notre interlocuteur-trice et générer encore plus d’émotions négatives.

femme ayant appris de mauvaises nouvelles

Dans cet ordre d’idée, nous communiquerons ce qui s’est passé progressivement. Par exemple : « Il y a eu un accident de voiture et ton mari a subi de graves blessures. L’ambulance qui est arrivée a essayé de le ranimer, mais elle n’a pas réussi. Je suis désolé de t’annoncer que Pedro est mort« .

Il est nécessaire de dire le nom de la personne qui est décédée, ainsi que d’utiliser des expressions se référant à la mort, afin que tout soit clair. Si la personne a des questions, elle doit sentir qu’elle peut nous interrompre et les poser, de sorte qu’elle ressente notre empathie et que nous essayons de la soutenir dans ces moments difficiles…

Comme nous le voyons, donner de mauvaises nouvelles n’est pas simple, ni commode, ni souhaitable, mais il est important de savoir comment y procéder afin que les autres comprennent ce qui s’est passé. Cela suppose beaucoup de délicatesse, beaucoup de sécurité et surtout beaucoup d’empathie pour contenir la souffrance de la personne qui reçoit les nouvelles.


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