S’il te plait maman/papa, fais en sorte que mon premier jour d’école se passe bien

· 2 novembre 2017

Le premier jour d’école marque le début d’une nouvelle étape pour nos enfants, et cela peut donner lieu à des émotions très intenses, aussi bien pour les parents que pour les enfants. Cependant, contrairement à ce que l’on peut penser, l’expérience n’a pas à être difficile ou désagréable ; de fait, il y a des outils et des stratégies qui, si elles sont mises en place, aident à ce que ce ne soit pas le cas.

Dans cet article, nous vous offrons certains outils qui peuvent être utiles en ce sens. Un des plus importants est lié au fait de reconnaître que c’est une changement, qu’en tant qu’adultes on peut le visualiser différemment, mais que pour l’enfant s’ouvrent les portes du monde et que l’on doit traiter ce moment avec respect, en faisant attention à ses émotions, et bien sûr, aussi à nos propres émotions.

« N’évitez pas à vos enfants de connaître les difficultés de la vie, apprenez-leur plutôt à les surmonter. »

-Louis Pasteur-

Parlez avec votre enfant de ce qu’il va se passer ce jour-là

Plus on donne de détails et d’informations à nos enfants, plus ils se sentiront en sécurité et en confiance pour faire face aux changements. On peut par exemple aller visiter avec notre enfant sa nouvelle école, lui présenter son instituteur-trice et acheter le cartable ainsi que les fournitures scolaires ensemble.

Racontez-lui le déroulement pas à pas, les activités qu’il réalisera et certaines situations qui pourraient se présenter, combien d’enfants il y aura. Dites-lui qu’il devra respecter le règlement de l’école, faire cas des autres adultes qui ne sont pas ses parents et partager ses affaires avec d’autres enfants.

premier jour d'école pour un petit garçon parlant avec sa mère

Soyez clair-e sur ce qu’il se passera le soir, par exemple, « c’est mamie qui viendra te chercher » ou « j’essaierai d’arriver à l’heure, mais si j’ai un peu de retard, attends-moi dans la cour jusqu’à ce que j’arrive ». Essayez de ne pas lui raconter de mensonges, en lui disant par exemple que vous reviendrez dans la journée ou qu’il pourra vous voir par la fenêtre de sa salle de classe. Vous pouvez lui laisser un objet à vous comme un bracelet ou un foulard qui porte votre parfum, ou encore faire un baiser avec du rouge à lèvres sur sa main pour qu’il ait la sensation que vous êtes avec lui tout au long de la journée.

« L’éducation, c’est ce qu’il reste une fois que l’on a oublié ce que l’on a appris à l’école. »

-Albert Einstein-

Aidez-le à intégrer certaines attitudes et autres conduites

Certains des défis que les parents et les enfants doivent relever sont : le réveil tôt ou le fait de manger la nourriture servie à la cantine, entre autres. Pour le sommeil, on peut mettre en place une certaine routine pour aller au lit et atteindre peu à peu les 8 ou 10 heures de sommeil dont l’enfant a besoin. Si à l’école il n’y a pas de sieste, profitez des vacances pour l’éliminer.

Quant à l’alimentation, on peut intégrer au régime de l’enfant plus d’aliments ou l’encourager à en goûter de nouveaux à la maison pour réduire les incidents ou les conflits à la cantine. On peut aussi l’aider en introduisant peu à peu des habitudes définies et des horaires pour les repas, ainsi notre enfant pourra mieux s’adapter aux dynamiques qu’on lui imposera à l’école.

Se lier avec d’autres enfants aussi peut les aider et les préparer pour les situations auxquelles ils devront faire face à l’école. On peut les inscrire dans des cours de musique ou de yoga en famille et, bien sûr, le parc est un excellent recours : c’est un lieu où peuvent se produire des situations similaires à celles de la cour d’école.

Pas tous les enfants sont égaux

Il est important de tenir compte du fait que chaque enfant expérimentera le premier jour d’école avec sa personnalité, ses forces et ses faiblesses et que comparer un enfant avec un autre n’apportera rien à cette expérience. Il n’est pas recommandé d’essayer d’encourager l’enfant en lui disant « tu iras à l’école avec ton frère », peut-être vaut-il mieux lui dire « tu iras à l’école et tu vivras des expériences nouvelles » ou quelque chose dans ce style.

« Le monde est une grande école où les gens ont de grandes opportunités pour devenir des individus meilleurs. »

-Swami Sivananda-

Nous autres parents aussi nous comportons de manière différente avec chaque enfant, c’est pourquoi les comparaisons ne servent pas à grand chose, et peuvent même s’avérer contre-productives. Ce n’est pas non plus la même chose lorsque c’est votre premier enfant qui va à l’école, que votre enfant plus jeune.

Reconnaître vos propres émotions, cela vous aidera à les contrôler et à donner une issue à l’énergie qu’elles vous apportent de la manière la plus intelligente qui soit. Nous ne vous conseillons pas là de ne pas dire à votre enfant qu’il va vous manquer, mais dites-vous que si vous maintenez une attitude positive et relaxée, il est plus probable que l’enfant aussi adopte cette attitude.

Respectez les individualités et la personnalité de vos enfants, pas tou-te-s ne s’adapteront de la même façon ni ne vivront de la même manière cette expérience. Ayez confiance en votre enfant, et même s’il met un peu de temps à s’adapter, n’abandonnez pas à la première occasion et il ne le fera pas non plus.

petit garçon craignant le premier jour d'école réconforté par sa mère

L’adaptation est importante

Il est possible durant les premiers jours que l’enfant montre certains signes qui puissent nous inquiéter, comme une colère que l’on avait calmée depuis longtemps. Cependant, généralement, ces manifestations disparaissent en quelques jours, quand l’enfant prend ses marques et que la dynamique scolaire, ses camarades et ses institueur-trices deviennent familiers pour lui.

De plus, il ne tient qu’à nous de faire en sorte que ces manifestations indésirées disparaissent plus rapidement. Par exemple, alors que les habitudes s’installent, il est préférable de lever et de coucher les enfants un peu plus tôt, car il peut être difficile pour eux de trouver le sommeil. On peut également les aider à préparer toutes leurs affaires la veille au soir, et il s’agit d’ailleurs là d’une habitude à maintenir idéalement tout au long de la période scolaire.

Pendant les premiers jours, si c’est possible, veillez à ce que ce soit ou bien votre partenaire qui l’emmenez à l’école, car cela augmentera sa confiance et réduira sa sensation d’abandon. Essayez d’arriver un peu avant pour pouvoir parler avec l’instituteur-trice, avec les autres enfants et avec les autres parents : en socialisant devant lui, vous l’aiderez à s’intégrer et à se sentir plus en sécurité.

Les au revoirs sont généralement un sujet délicat, et il est préférable qu’ils soient brefs. Par exemple, deux bisous et quelques câlins accompagnés de mots réconfortants tels que « tout va bien se passer » suffisent avant de vous en aller en lui souriant pour que ce sourire soit l’image qu’il voit et dont il se rappelle quand il se sent triste ou que vous lui manquez.

Il est possible qu’il pleure, surtout les premiers jours. C’est normal, cela peut être difficile pour lui de se séparer de vous, de s’adapter aux changements et au nouvel environnement. Si vous prenez les choses calmement, avec de la patience et que vous faites confiance aux professionnel-les du centre scolaire où vous laissez votre enfants, les pleurs ne dureront pas longtemps.

Au contraire, si à la première contrariété vous remettez tout en question, si vous faites trop durer les au revoirs et si vous restez derrière à observer s’il se calme, vous renforcerez ses pleurs et ses prières de ne pas vous en aller. Il s’agit là de la meilleure manière d’agir pour qu’une conduite, qui pourtant disparaitrait naturellement, se perpétue dans le temps.

Au cours de la période d’adaptation, il est aussi important que la personne qui vient chercher l’enfant le soir soit très ponctuelle pour qu’il voit que le temps passé à l’école est le temps nécessaire et qu’on ne l’abandonne pas là pour l’y laisser. Ces retrouvailles le soir ne doivent pas non plus être exagérées, comme dans les films. Essayez de faire ça le plus normalement, le plus naturellement possible.

« A l’école, j’ai appris à rire, et surtout, on m’a appris une grande chose : à rire de ce que je respectais, et à respecter ce qui me faisait rire. »

-Claudio Magris-

frères disant au revoir à leur mère

Demandez à votre enfant comment s’est passée sa journée, et soulignez toutes les choses positives qui sont arrivées. Aussi, si vous le pouvez, faites en sorte qu’il reste avec un-e camarade le soir si tou-te-s deux s’entendent bien et si c’est possible. Tous les liens qui rendent plus familière la nouvelle situation contribueront à ce que l’adaptation soit plus rapide.

Comme nous vous le disions précédemment, l’adaptation est un processus progressif et normal, au cours duquel votre enfant montrera certains signes qui devraient disparaître en peu de temps : moins manger, dormir plus ou moins que d’habitude, se montrer irritable ou sensible, etc. Mais si cela se prolonge dans le temps et que l’enfant ne parvient pas à s’adapter, en pleurant à chaque fois que vous partez, entre autres, peut-être serait-il bon de consulter un-e professionel-le.