Les 9 livres indispensables selon Vargas Llosa

5 octobre 2015 dans Curiosités 0 Partagés

Comme presque tous les écrivains, Mario Vargas Llosa est un lecteur passionné. Il a passé presque toute sa vie entre la lecture et l’écriture, c’est pourquoi il est aussi un grand connaisseur de la littérature mondiale.

Certains livres l’ont marqué à un tel point qu’aujourd’hui, il les considère comme des textes que tout le monde devrait lire avant de mourir. Dans la suite de cet article, nous allons vous présenter ces 9 livres.

1 – Mrs Dalloway, Virginia Woolf

A propos de ce livre, Vargas Llosa dit que “l’embellissement systématique de la vie grâce à sa réfraction dans des sensibilités exquises, capables de goûter, dans toutes circonstances, à la beauté secrète qu’elles renferment ; voilà ce qui confère au monde de Mrs Dalloway son originalité miraculeuse”.

2 – Lolita, Vladimir Nabokov

En ce qui concerne cette oeuvre, le Prix Nobel assure que “Humbert Humbert raconte cette histoire avec les pauses, les suspens, les fausses pistes, les ironies et les ambiguïtés d’un narrateur consommé dans l’art de raviver, à tout moment, la curiosité du lecteur.
Son histoire est scandaleuse, certes, mais pas pornographique, ni même érotique. Une satire incessante des institutions, des professions et des travaux, depuis la psychanalyse – une des bêtes noires de Nabokov – jusqu’à l’éducation et la famille, dominent le dialogue de Humbert Humbert”.

3 – Au coeur des ténèbres, Joseph Conrad

A propos de cette oeuvre, Vargas Llosa indique que “peu d’histoires ont réussi à exprimer d’une façon si synthétique et si magnifique le mal, dans ses connotations métaphysiques individuelles et ses projections sociales”. Le film Apocalypse Now est basé sur cette merveilleuse oeuvre de la littérature mondiale.

4 – Tropique du Cancer, Henry Miller

Ce fut un des livres les plus controversés de l’époque, et même aujourd’hui, il continue à donner lieu à de fortes polémiques. Selon Vargas Llossa, “le narrateur-personnage de Tropique du Cancer est la grande création du roman, la réussite suprême de Miller en tant que romancier.

Cet “Henry” obscène et narcissique, méprisant le monde, ne s’intéressant qu’à son phallus et ses tripes, a avant tout un verbe caractéristique, une vitalité rabelaisienne pour transmuter dans l’art tout ce qu’il y a de vulgaire et de sale, pour spiritualiser avec sa grosse voix poétique les fonctions physiologiques, la mesquinerie, le sordide, et pour donner une dignité esthétique à la grossièreté”.

5 – Auto-da-fé, Elias Canetti

Cette oeuvre, écrite par un autre Prix Nobel, est l’une des préférées de Vargas Llosa : “Au même titre que les démons de sa société et de son époque, Canetti s’est servi de ses propres démons, de ceux qui l’habitaient personnellement.
Emblème baroque d’un monde sur le point d’éclater, son roman est à lui seul une création fantasmagorique magistrale au sein de laquelle l’artiste a fondé ses phobies et appétits les plus intimes, avec les sursauts et la crise qui fêlaient son monde”.

6 – Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald

A propos de Gatsby le magnifique, Vargas Llosa note que “tout le roman est un labyrinthe complexe comportant une multitude de portes, et chacune d’entre elles donne à voir son intimité. Celle que nous ouvre cette confession de l’auteur de Gatsby le magnifique, induit une histoire romantique, de celles qui font pleurer.”

7 – Le Docteur Jivago, Boris Pasternak

C’est un gros livre, et nombreux sont ceux qui en sont venus à le lire après avoir vu le film. C’est un classique des classiques, et selon le Prix Nobel péruvien, “sans cette histoire confuse qui tripote, étourdit, et finalement dépèce, les vies des protagonistes ne seraient pas ce qu’elles sont.

C’est le thème central du roman, celui qui réapparaît, ci ou là, comme un leitmotiv, tout au long de sa tumultueuse péripétie : le manque de défense de l’individu face à l’histoire, sa fragilité et son impuissance quand il est attrapé dans le tourbillon du “grand événement””.

8 – Le Guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa

Vargas Llosa en fait un commentaire tranchant : “Comme dans Lezama Lima, comme dans Alejo Carpentier, les narrateurs semblent baroques, car eux aussi ont construit des mondes littéraires de belle sculpture, échappant à la corrosion du temps.
Dans Le Guépard, une baguette magique exécute cette supercherie, via laquelle la fiction acquiert une physionomie propre, un temps magistral distinct du chronologique ; c’est le langage”.

9 – La Grimace, Heinrich Böll

La Grimace, son roman le plus célèbre, est un beau témoignage de cette sensibilité sociale scrupuleuse jusqu’à la manie. Il s’agit d’une fiction idéologique, ou, comme on le disait déjà à l’époque de parution (1963), “engagée”.
L’histoire sert de prétexte à une mise en jugement religieuse et morale extrêmement sévère du catholicisme et de la société bourgeoise en Allemagne Fédérale d’après-guerre”, tranche l’écrivain subtil.

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