M'aimer pour m'enrichir, non pour combler le vide de ma solitude

Uniquement ceux qui sont capables d'être seuls savent ce que signifie aimer sans posséder, aimer sans dépendre et enrichir ceux qu'ils portent dans leur cœur sans blesser ni soumettre.
M'aimer pour m'enrichir, non pour combler le vide de ma solitude

Dernière mise à jour : 31 mai, 2022

La solitude n’est pas une malédiction ou une condamnation pour l’âme. Certains voient cet état comme une épreuve ou comme un échec personnel. Le désespoir peut même les amener à chercher n’importe quelle personne, n’importe quel partenaire pour combler ce vide ou cette peur existentielle en dépit d’un amour qui n’est pas sincère.

Toute relation qui cherche avant tout à combler le vide de la solitude se basera sur une affection immature, dépendante et toxique, où les libertés, les droits et l’épanouissement personnel de chacun sont bafoués.

La solitude est une dimension que nous devons apprendre dès le plus jeune âge. Chaque parent ou éducateur doit par ailleurs la promouvoir en clarifiant les nuances importantes.

Il ne faut en effet pas l’entendre comme un “rejet social”.  C’est, par essence, une valeur par laquelle on apprend à être soi-même, à s’accepter, à se connecter avec nos émotions et nos sentiments tout en évitant la dépendance aux autres. Cependant, nous savons qu’il n’est pas toujours facile d’y parvenir. Parlons-en aujourd’hui, apprenons quelques dimensions simples et importantes à son égard.

La sagesse subtile de la solitude

La sagesse de la solitude ne s’apprend pas du jour au lendemain. On s’y familiarise dès l’enfance, on s’y connecte dès ces premiers instants où l’on cherche nos recoins personnels pour réfléchir, observer le monde de loin en essayant de mieux le comprendre.

Ces parents qui favorisent la surprotection font germer dans l’esprit de l’enfant la peur de la solitude et des liens reposant sur la crainte de l’abandon.

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Ceci est quelque chose que nous devons éviter. La maturité affective se forme dès la plus tendre enfance. En effet, tout enfant capable d’apprendre à avancer avec courage, à affronter l’incertitude sans un « attachement anxieux ou dépendant » qui marque ce qu’il doit faire à chaque instant, apprend la sagesse de la solitude pour sa vie d’adulte mûr émotionnellement.

Le besoin obsessionnel de se sentir aimé

Qui évite la solitude en cherchant uniquement le besoin de se sentir aimé, manifeste un attachement nocif pour se sentir reconnu et valorisé, soumettant par la même l’autre aux chaînes de la soumission.

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Vous avez sûrement rencontré ce type de personnalités à l’occasion. Ce sont des personnes capables d’enchaîner les relations les unes après les autres, d’accumuler les échecs sans s’arrêter un instant pour analyser la vraie réalité du problème :

–  Ce sont des personnes avec une faible estime de soi qu’ils ne reconnaissent presque jamais. Ils ne ressentent que le “vide”, une angoisse vitale qui leur fait craindre la solitude de manière exagérée. Pour elles, le mot “solitude” est synonyme d’échec et d’abandon.

Au moment où elles commencent une relation et couvrent cet abîme de solitude, elles deviennent exigeantes et égoïstes. Ce sont des personnes avec de nombreux besoins personnels, avec des peurs, des angoisses et qui cherchent continuellement à se sentir reconnues.

– Elles sont rarement capables d’offrir un bonheur authentique à ceux qui sont à leurs côtés. Comment le pourraient-elles? La peur d’être abandonnée et de ressentir à nouveau les griffes de la solitude est pour elles une obsession, une phobie, et elles déploieront n’importe quelle stratégie pour éviter que cela ne se produise. C’est pourquoi il leur est courant d’exercer la manipulation émotionnelle, le chantage, la victimisation… Gardez toujours cela à l’esprit.

Apprendre de ma solitude savoir m’aimer davantage

Ne comprenez pas la solitude comme un rejet. C’est un espace où vous pouvez apprendre à vous aimer, où vous pouvez vous connecter avec vous-même et mieux vous connecter avec ceux que vous aimez.

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On dit souvent que tous ceux qui développent une panique particulière face à la dimension de la solitude, transforment en réalité cette peur en “autophobie”, c’est-à-dire en peur de soi.

Peur de rencontrer ses propres pensées, l’essence de ce que l’on est, où se trouvent sûrement les vrais “fantômes personnels”. Il n’est toutefois jamais trop tard pour établir de nouvelles stratégies et lever ces ombres d’angoisses et de peurs.

Prenez note de ce que nous devrions toujours faire :

1. Apprendre à profiter de nos moments de solitude de la même manière que nous aimons être en compagnie des autres.

2. Concevoir, comprendre et accepter que la solitude n’est pas nocive. Mettre de côté cette conception commune selon laquelle “la solitude est un isolement social ou un rejet”.

3. Dans la solitude se trouvent toutes ces questions que vous devriez vous poser chaque jour pour mieux vous comprendre. Vous trouverez également les réponses si vous savez vous écouter. Ce n’est pas difficile.

4. Établissez de nouvelles habitudes dans votre vie où vous pourrez mieux comprendre et apprécier la solitude. Marchez, écoutez de la musique, écrivez, prenez conscience de “l’ici et maintenant”.

5. Si vous apprenez à vous comprendre, à vous écouter et à vous connecter dans ces moments de solitude, vous apprendrez aussi à mieux aimer les autres.

La solitude est une valeur dont nous devrions tous apprendre. Après tout, nous venons tous seuls dans ce monde et repartons de la même manière. Mais ce qui nous entoure toujours, ce qui reste toujours, c’est l’amour.

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