Les niveaux de cruauté dans l'esprit, selon Michael Stone

Les 22 niveaux de cruauté proposés par Michael Stone sont une catégorisation qui n'est pas formellement utilisée en médecine légale. Même ainsi, il s'agit de l'une des classifications les plus complètes à cet égard.
Les niveaux de cruauté dans l'esprit, selon Michael Stone

Dernière mise à jour : 06 avril, 2021

Les niveaux de cruauté proposés par Michael Stone forment une échelle qui tente de mesurer le degré de méchanceté des criminels. Cet instrument est, jusqu’à présent, académique. Cela signifie qu’il n’est pas utilisé dans la science médico-légale pour classer les meurtriers.

En termes généraux, une personne cruelle est une personne qui ne ressent pas de compassion pour la souffrance des autres êtres humains et qui éprouve même de la satisfaction lorsqu’elle est témoin ou cause de la douleur chez les autres. L’intensité de ce manque de compassion peut varier, c’est pourquoi il existe différents niveaux de cruauté.

Michael Stone est docteur en psychiatrie légale de l’Université Columbia. Il a consacré une grande partie de sa vie à étudier le comportement des meurtriers. En fin de compte, le niveau de cruauté qu’il mesure est le degré de psychopathie de ces criminels. Pour Stone, il y a 22 échelons, qui sont divisés en trois groupes, comme nous le verrons dans un instant.

“L’idée même qu’une chose cruelle peut être utile est déjà immorale.”

Cicéron

La cruauté des meurtres.

Meurtre sans cruauté

Le premier niveau s’écarte des autres niveaux de cruauté. Il englobe les personnes qui tuent une autre personne pour une raison justifiée, en légitime défense. Par conséquent, il y a indolence envers la vie d’autrui, mais cela est dû à la prévalence de son propre instinct de survie.

A ce premier niveau, il n’y a pas de cruauté au sens strict du terme. Le meurtre est un moyen de conservation ou est commis accidentellement. Il n’y a aucune intention préméditée de nuire à quelqu’un d’autre ; c’est la force des circonstances qui prévaut.

Le premier groupe des niveaux de cruauté

Dans le premier groupe de niveaux de cruauté se trouvent les catégories qui vont du numéro deux à six. Dans cette classification, se trouvent les meurtres qui correspondent également à la légitime défense, mais qui incluent la perpétration de souffrances à la victime. Les niveaux de cruauté dans ce cas sont les suivants :

  • Niveau 2. Ce niveau regroupe les meurtriers qui ont commis des crimes passionnels. Les meurtriers de ce groupe peuvent être dangereux, mais ils n’ont pas de traits psychopathiques.
  • Niveau 3. Ce niveau regroupe les complices de criminels dangereux. Ils ont des traits antisociaux et une personnalité désorganisée et impulsive.
  • Niveau 4. Les meurtriers de ce niveau tuent pour se défendre, mais ce sont eux qui sont à l’origine de l’agression dont ils doivent se défendre.
  • Niveau 5. Les meurtriers tuent en réponse à des abus sexuels ou pour gagner de l’argent, s’ils ont une dépendance. Ce ne sont pas des psychopathes et éprouvent souvent des remords.
  • Niveau 6. Ce niveau renvoie à un meurtre impulsif, sans caractéristiques psychopathiques.

Le deuxième groupe : les traits psychopathiques

Le deuxième groupe des niveaux de cruauté correspond aux individus qui ont des caractéristiques psychopathiques, sans présenter le tableau complet du sadisme. Ils vont des étapes 7 à 16 et sont souvent associés à des crimes injustifiés. Les niveaux de cruauté dans ce cas sont les suivants :

  • Niveau 7. La motivation du meurtre est un trouble narcissique qui conduit à tuer des personnes dans l’environnement par jalousie, envie, etc.
  • Niveau 8. Ce niveau comprend les cas de colère réprimée, dans lesquels un déclenchement aléatoire active la rage criminelle.
  • Niveau 9. Le crime est passionné, mais l’auteur souffre d’un trouble.
  • Niveau 10. C’est le niveau de commodité ou des tueurs utilitaires. Ils tuent tous ceux qui les “gênent”, sans aucun résidu de conscience.
  • Niveau 11. Ce niveau est identique au précédent, mais la psychopathie est plus complexe.
  • Niveau 12. Ce niveau comprend les psychopathes qui tuent lorsqu’ils se sentent coincés ou acculés.
  • Niveau 13. Ce niveau regroupe des psychopathes qui tuent par rage à plusieurs reprises.
  • Niveau 14. Ce sont des psychopathes qui préméditent un crime.
  • Niveau 15. Ce niveau correspond aux tueurs en série qui, en plus, peuvent assassiner n’importe qui lors d’une explosion de fureur.
  • Niveau 16. On retrouve ici les tueurs multiples.
La cruauté des crimes.

Le troisième groupe : les psychopathes typiques

Dans le troisième groupe des niveaux de cruauté se trouvent les psychopathes typiques. Ce sont ces gens qui remplissent tous les critères pour être qualifiés de “cruels”, c’est-à-dire insensibles à la douleur des autres et antisociaux à un degré extrême. Ce troisième groupe va du niveau 17 au niveau 22 :

  • Niveau 17. Ce niveau inclut les meurtriers qui tuent une personne qu’ils ont violée, afin que cette victime ne les dénonce pas.
  • Niveau 18. Les tueurs torturent leurs victimes, puis les assassinent.
  • Niveau 19. Les tueurs ne cherchent pas seulement à tuer, mais ils cherchent également à générer la terreur chez leurs victimes avant le meurtre et dans toute la communauté après.
  • Niveau 20. Ce niveau correspond aux criminels qui aiment profondément la torture, après quoi ils assassinent la victime.
  • Niveau 21. Ce sont des tortionnaires pour le « plaisir », mais il n’est pas toujours prouvé qu’ils assassinent plus tard leurs victimes.
  • Niveau 22. Il correspond aux tortionnaires qui prolongent au maximum la souffrance avant de tuer leurs victimes.

Comme on peut le voir, les niveaux de cruauté sont particulièrement définis par les aspects associés au désir d’infliger de la douleur aux autres et d’en jouir. De même, la motivation qui conduit à l’homicide est également prise en compte.

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  • Sevilla Valderas, B., & Sevilla Valderas, B. Psicoanalistas, psicólogos y psiquiatras hablan de la psicopatía y la maldad humana [Itzkowitz y Howell, 2020] Psychoanalysts, psychologists and psychiatrists discuss psychopathy and human evil [Itzkowitz and Howell, 2020].