Les axes de l’amour, selon le bouddhisme

28 juillet 2019
Les quatre axes de l'amour sont des valeurs essentielles qui peuvent être appliquées à toute forme d'affection, y compris celle que nous ressentons pour nous-mêmes. Ce sont des paramètres que nous devons cultiver afin qu'ils fassent ressortir ce qu'il y a de meilleur en nous.

Il y a quatre axes de l’amour selon le bouddhisme. Les axes de l’amour ont été décrits par le maître zen Thich Nhat Hanh dans un petit ouvrage intitulé Enseignments sur l’amour. Dans cet ouvrage, il n’est pas question de l’amour au sein du couple : l’auteur se rapporte à tout lien affectif, y compris celui que nous ressentons pour nous-mêmes.

En réalité, les axes de l’amour sont des vérités très simples, sans doute la raison pour laquelle ils passent quelque peu inaperçus. Ces axes nous renvoient à des notions essentielles qu’il faut identifier, cultiver et protéger au sein des relations humaines (relations familiales, relations de couple et relations amicales). L’idéal serait d’ailleurs de les prendre en compte dans le cadre d’une relation globale avec soi-même et avec le monde.

Pour le bouddhisme, l’amour est un sentiment universel qui doit concerner tout ce qui existe. En étant rempli de véritable amour, nous atteignons un équilibre et, grâce à cet équilibre, nous atteignons la paix spirituelle.

Nous vous invitons ici à réfléchir sur les axes de l’amour diffusés par le bouddhisme. Ils peuvent enrichir votre vie.

Je suis ici, je t’écoute attentivement et je suis heureux de le faire.

-Tchih Nhat Hanh-

1. La joie, l’un des axes de l’amour du bouddhisme

Transfert d'énergie via les mains

La joie est une manifestation du bonheur intérieur. Cela signifie que nous sommes contents face à la réalité qui se présente à nous : la réalité génère enthousiasme et plaisir. Cela ne veut pas dire que cette émotion reste constante avec la même intensité à tout moment. Il s’agit plutôt d’un état d’esprit.

Quelqu’un qui est heureux transmet sa joie aux autres. Tout comme l’anxiété et la tristesse sont des émotions contagieuses, la joie irradie ceux qui nous entourent. C’est faire preuve d’amour envers soi-même et envers les autres. Il s’agit d’un travail constant d’adaptation et d’équilibre.

2. La compassion, un axe de l’amour fondamental

La compassion ne signifie pas avoir de la peine pour quelqu’un, ni considérer quelqu’un comme un être inférieur ou limité. Tel que le mot l’indique lui-même, il est question de partager la passion (« passion » dans son acception de « souffrance ») avec l’autre : comprendre la douleur de l’autre et être capable de la ressentir comme étant la nôtre.

La compassion constitue une part essentielle de l’amour, car cela implique un rapport avec les sentiments d’une autre personne, en plus de l’acceptation et de la validation des vulnérabilités et limitations de l’autre. La compassion fait que, au lieu de remettre en question ces vulnérabilités et limitations, nous sommes capables de les comprendre et de nous les approprier.

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3. Le plaisir mutuel, le bonheur multiplié

Le bonheur partagé

Nous savons que l’amour est présent lorsqu’une personne profite de l’existence et de la compagnie de l’autre. Nous désirons accorder du temps à l’autre et être véritablement présent lors des moments passés ensemble, c’est-à-dire lui donner toute notre attention.

Lorsque nous ressentons de l’amour pour quelqu’un, notre capacité à écouter et à être ouvert à ce que cette personne pense, dit et fait est impliquée. Selon le Zen, le plaisir mutuel n’est pas seulement un des axes de l’amour, c’est aussi un signal sans équivoque de la présence de l’amour. S’il n’y a pas de plaisir partagé, on ne peut pas parler d’amour.

4. La liberté, la base de tout, et l’un des axes de l’amour du bouddhisme

Le bouddhisme nous signale que nous ne pouvons pas être libres si nous n’avons pas trouvé notre équilibre intérieur. Cet équilibre s’exprime par le calme et le sang-froid face à toute situation, quelle qu’elle soit.

Le bouddhisme nous explique que pour s’aimer soi-même et aimer les autres, il est indispensable de calmer ses tempêtes intérieures, lesquelles, parfois, nous envahissent et empêchent l’émergence des sentiments les plus positifs.

Ce qui enferme le plus l’être humain, ce qui le prive le plus de sa liberté sont la peur et la colère. C’est seulement en travaillant sur ces émotions afin de les dissiper que l’être humain est capable d’aimer véritablement. Dans le cas contraire, il est possible que l’autre devienne l’objet de ces peurs et de ces agressions.

En revanche, lorsque nous sommes en harmonie dans notre for intérieur, nous sommes libres et nous laissons également l’autre être libre.

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Pour le Zen, il est important de cultiver son for intérieur. Lorsque nous aimons, nous voulons aussi que l’être aimé évolue et trouve son équilibre intérieur.

Le bouddhisme nous dit que l’amour est un sentiment actif, non réceptif. Chacun d’entre nous est un soutien et un exemple pour ceux qu’il aime. Lorsque nous cultivons les axes de l’amour du bouddhisme, nous les transmettons aux autres, principalement par la voie de l’exemple.

  • Burin, M., Meler, I., & Ramírez Rodríguez, M. H. (1998). Género y Familia poder, amor y sexualidad en la construcción de la subjetividad [Reseña]. Trabajo Social, (3), 159-161.